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Benazir Buttho

Une femme a été assassinée hier, jeudi 27 décembre 2007.

Une femme qui se battait pour la démocratie dans son pays, le Pakistan.

Benazir Buttho a été victime d'un attentat suicide.

Touché par son combat, par sa personnalité et par la nouvelle de son départ, je tenais à lui rendre ici un modeste hommage.

Il y aura un avant et un après Benazir Buttho dans le monde.

Portrait_hr_2Benazir Buttho était née en 1953. En tant que premier ministre, elle fut la première femme à diriger un pays musulman.

Après un exil forcé, elle reviendra dans on pays, le Pakistan, le 10 octobre 2007 où elle échappera, à son arrivée, à un premier attentat.

Elle aurait dû partager le pouvoir à la tête du pays en janvier 2008.

Son père auquel elle a succèdé, avait déjà succombé en 1988, à un attentat.

Nac_val_web_33Parce qu'une femme portant un voile peut aussi se battre pour la démocratie. Se sachant menacée, elle est revenue au Pakistan. Pour un idéal, pour la liberté du peuple pakistanais. Pour la démocratie.

Elle en aura payer le prix de sa vie.

Une vie de lutte, de combats et de justice qui n'aura pas été vaine.

Elle avait 54 ans

Il était une fois...

Sl380124_4 ... dans une grande ville où les gens sont pressés, un homme qui marchait. Un homme tout simple. Un homme pris dans la tourmente du temps qui passe et l'emmene avec lui.

Il est passé devant une jeune fille. Elle était assise sur la marche du perron d'un immeuble. Son dos appuyé contre une porte lourde au fer forgé de lassitude. Elle avait la tête baissée.

Ce n'est pas la jeune femme que l'homme remarqua. Non. Mais le rectangle de carton blanc qu'elle tenait entre les mains, sur ces genoux serrés. Il lu les mots qu'elle y avait écrits. Il fut touché par l'écriture. Mais il ne s'arrêta pas. Ses pas pressés déjà, machinalement, l'emmenaient ailleurs, vers son quotidien chaud et douillé.

C'était l'hiver.

Lui est toujours dans un monde privilégier et il se dit heureux. Il l'écrit, il le dit. Il le ressent, il le sait.

Elle, elle n'a pas levé sa tête. Elle n'a pas montrer ses yeux, son regard. Elle n'a pas bougé. Elle n'a pas parlé. Seul son écriteau de fortune racontait son instant, son ressenti, la vie de son matin, de son hier aussi peut-être.

Sl380124_7 Le temps est passé. Le compteur des années a tourné. Il est toujours dans son monde douillet. Mais quelque par dans un coin de sa tête, dans un coin de son coeur, il y a toujours cette femme et ses mots. Ses mots écrits qui sont aussi dans un coin de sa conscience à lui.

Pourquoi ne s'est-il pas arrêté ? Pourquoi ne s'est-il pas approché d'elle ? Juste lui demander ce qui se passait. Si elle allait bien.

Juste sortir du tourbillon urbain, du tourbillon d'une vie réglée, d'un vie rangée pour entrer dans son monde à elle. Un instant. Un tout petit instant.

Un instant qui aurait pu devenir une éternité sans son coeur à elle. Une de ces chaleur dont elle devait manquer le plus et qui, aujourd"hui, peut-être la réchaufferait encore.

Non, rien. Il est passé devant elle. Elle est restée assise au sol avec son morceau de carton. Et ses mots tracés, écrits.

Elle, je ne sais pas qui elle était, qui elle est. Mais lui je le connais bien. Lui... c'est moi.

Moi qui repense à elle. 

Moi ne suis pas fier de cet instant. Mais j'ai appris beaucoup sur moi, ce matin là. Ce matin-là qui résonne encore en moi aujourd"hui.

Aujourd'hui, c'est le jour de Noël. Et je repense à elle. Qu'est-elle devenue ?

Elle était une Blanche-Neige ce matin-là. Elle s'est peut-être endormie pour longtemps, pour cent ans. J'aurais pu être le prince charmand de sa journée. Il ne suffisait peut-être que d'un mot. D'un sourire. Que sais-je ?

Je n'ai été qu'un prince indifférent, un prince maudit. Minable.

Elle était assise là. Je n'ai pas vu son visage d'être humain. Je n'ai pas entendu le son de sa voix de femme. Non. Mais j'ai entendu son cri. Deux mots tous simples. Deux mots écrits sur le carton entre ses mains. Deux mots écrits en moi aujourd"hui. Moi qui ne me suis pas arrêté !

Elle devait avoir dix-huit ou vingt ans.

Elle était enceinte.

Sur son carton, elle avait crié :

"AU SECOURS"

Et je ne me suis pas arrêté.

Sl380124_6Photo : P'tit Bob

Aujourdhui, je sais que cette jeune femme n'était pas sur mon chemin par hasard. J'ai reçu une leçon ce matin-là. Une sacrée leçon.

Aujourd'hui, c'est Noël. J'espère qu'elle est heureuse et que la vie lui sourit auprès de son enfant qui doit avoir aujourd"hui, l'âge qu'elle avait alors ce matin là.

Parmis les bougies que j'ai allumées en ce jour dit de fêtes, il y en a une qui brûle pour vous et que je vous dédiée, Madame. Comme un souhait, un voeux. Comme une excuse.

Joyeux Noël à vous. Merci.

Il parait que c'est Noël

Il ne neige pas. Le ciel est bleu. Mais c'est Noël.

Cette fête imposée qui ponctue obligatoirement notre vie. Inévitablement. Inexorablement.

J'en ai eu des Noël. Sûrement des très beaux. Sûrement des très gais. Mais j'ai aussi eu des Noël tristes, des Noël de honte... Je ne vous en parlerai pas puisque c'est jour de fêtes. Mais ce sont ces Noëls-là qui me reviennent et qui gachent un peu le souvenirs heureux.

Puis il y a eu toi. Le cadeau du cadeau de ma vie.

Mon premier Noël avec toi, tu ne t'en souviens pas. Tu n'avais que quelques mois et je te portais dans mes bras. C'était dans ta maison, là-bas... Je me souviens. Je ne peux l'oublier.

Puis le temps est passé. Et la vie m'a offert deux autres Noëls à tes côtés. Ici, dans ma maison à moi. Notre maison à nous. Ici. Le premier très particulier est un de mes tatouages internes et très fots pour maintes raisons. Et l'autre, le vrai Noël avec toi. Avec tout ce qui va avec. Guirlandes, Cadeaux, Nourritures gourmandes...

Et toi.

Toi qui ouvre tes cadeaux en déchirant le papier brillant comme un petit enfant que tu n'étais déjà presque plus.

La vie nous a volé tant de temps.

Cette image de toi, heureux, riant, me revient aujourd"hui.

Aujourd"hui, c'est Noël. Et tu es là-bas. Je pense à toi.

Tu manques à mes Noël.

Et comme il y a eu des Noëls tristes. Et comme il y eu des Noëls joyeux. Tu es un cadeau de ma vie. Avec du bleu, du gris et du noir. Tu es le Noel de mes jours. Comme une guirlande qui scintille, qui brille parfois plus que d'autres. Ainsi est la vie. Ainsi est notre histoire. Histoire que tu écris. Histoire que je ne peux écris sans toi. Sans lui non plus.

Comme ton père allume et décore à chaque instant l'arbre de ma vie, tu es le cadeau éternel qui m'a été déposé au pied du sapin magistral de mon existence. Alors oui, tu manques. Alors oui, tu me manques. Mais merci la Vie.

Dscn0019ani9 Merci Eric G.pour la photo.

Tarte amandine aux poires

Dscn6476Et oui, encore une tarte ! Que voulez-vous : J'aime particulièrement tout ce qui est "tarte" (je parle cuisine, bien entendu -lol-), que ce soit quiches, tartes salées ou sucrées. C'est pourquoi, je vous propose aujourd'hui, cette cette rubrique, la quatrième du genre.

Aujourd'hui, la poire remplacera l'habituelle pomme.

Garnissez votre moule avec de la pâte brisée. Préchauffez votre four Th. 7. Pendant ce temps, dans un saladier, mélangez environ 400 g de poudre d'amandes, 200 g de sucre en poudre, 3 oeufs, 20 cl de crème liquide. Vous obtiendrez une pate fluide à laquelle vous pourrez éventuellement ajouter un peu de rhum, d'alcool de poire ou de l'extrait d'amande amère. Versez cet appareil sur votre fond de pâte.

Dscn6488Prenez 5 à 6 poires que vous couperez chacune en 4 quartiers réguliers une fois évidées et épluchées. Déposez-les régulièrement et esthétiquement sur votre préparation. Saupoudrez de sucre roux en poudre et parcemez de noisettes de beurre demi-sel, ce qui aura pour effet de caraméliser le dessus de votre tarte et de la rendre, non seulement meilleure, mais plus belle à présenter.

Enfournez jusqu'à ce que votre dessert soit bien dorée, disons 35 mn environ.

Vous pourrez éventuellement, avant de la mettre au four, recouvrir votre tarte d'amandes effilées. Cela réhaussera le goût délicat de l'amande et donnera un contrast croustillant avec le moëlleux de son coeur.

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Photos : P'tit Bob

Au goûter, un thé, un café, un jus de fruit, une liqueur... je vous laisse le choix de la boisson qui accompagnera au mieux, selon vos goût ou vos envies, votre tarte aux poires. 

En dessert, à la fin d'un repas, vous la ferez tièdir, en couperez des parts que vous servirez directement dans les assiette avec une boule de glace à la vanille ou... à la poire.

Autre suggestion : la même tarte mais... sans les poires. Qu'est-ce qu'on abtient alors ? Gagné ! Une tarte aux amandes.

Bon appétit.

Ne dites jamais...

... du mal de vos ennemis,

car le feu de la haine ne s'éteint que par l'amour.

Le Dalaï Lama

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Ne croyez pas

Une des raisons qui me font, entre autres, aimer la philosophie bouddhiste est cette phrase de Bouddha.

Pas d'obligations, pas de vérités. A nous de trouver notre chemin. Juste quelques clés pour ouvrir la porte.

         "Ne croyez pas sur la foi des traditions.

         Ne croyez à rien sur la seule autorité de vos ainés ou de vos instructeurs.

         Mais ce que vous aurez vous-même expérimenté et reconnu pour vrai, cela acceptez-le."

Buddha_2_2 

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