Ecrin de lumière

La nuit était tombée. Il était là assis sur le matelas posé à même le sol. Nous discutions, moi assis en face de lui, seulement éclairés par la faible lueur de la veilleuse posée sur le chevet. Nous venions de marier notre fils, tout s'était passé au delà même de nos espérances. Il y avait dans la pièce un sentiment palpable de satisfaction particulière jamais ressentie.

Nous parlions de tout cela, de ces jours qui venaient juste de passer dans le temps mais qui resteront à jamais en nous. Du sourire de nos enfants enfin unis dans l'amour - depuis le temps qu'ils en rêvaient - et de leurs pas que nous entendions légèrement juste au dessus de nous, dans l'appartement conjugal qui venait de les accueillir, et de leurs enfants qui y grandiront. Nous parlions mais nos mots n'en étaient pas, ils n'étaient que sourires, chaleur et amour. Même et jusque dans nos respirations, nos silences.

Notre histoire s'embélissait et nous envisagions de façon silencieuse mais tellement évidente de marcher ensemble encore et encore sur le même chemin puisque les escales qu'il nous proposait s'appellent richesses intérieures, sentiments profonds et prospérités.

Je le regardais, je l'écoutais et ses mots m'enveloppaient de bien-être, d'avenir et de sécurité.. Pourtant, c'est lui qui m'apparu réellement enveloppé dans un écrin de lumière. Tout son corps m'apparut entouré d'une lueur vive et douce à la fois. J'étais subjugué. Je voyais son aura et je savais que c'était de cela qu'il s'agissait, telle une évidence. Comme à chaque fois dans de telles circonstances exceptionnelles, je remerciais le Ciel de me permettre de voir.

Son aura était lumineuse. Je ne saurais dire qu'elle en était la couleur. Blanc, jaune pale ou bleu clair ? Je ne le sais pas, je ne me souviens que de la lumière appaisante qui entourait et se diffusait autour de son corps sur environ une dixaine de centimètres. Comme une puissance, comme une magie. Comme une récompense.

5722Lorsque je vis des choses inexplicables, je n'en parle pas immédiatement. Je garde tout pour moi. Je remercie. Je savoure. Et si le besoin ou l'occasion se présente, je sors de moi le cadeau que j'ai reçu. Je partage, en choisissant qui recevra cet échange, pour qu'il soit respecté, compris ou non, mais pour mon plaisir aussi. Et aussi et surtout comme un message qui doit passer.

Etait-ce le bonheur de cet instant que nous vivions ? Les émotions, les sensations fortes et apaisantes que nous avions ressenties lors du mariage de notre enfant ? Etait-ce le bonheur des jeunes mariés qui s'unissait au nôtre dans une communion hors du commun ?

Etait-ce le bonheur d'être tous les deux ensembles, de savoir ce que l'autre ressent, le partage de notre vie pendant toutes années qui s'arrêtait le temps de reprendre son souffle, de réaliser le temps passé, le temps à venir, ensemble. Le fait être là-bas aussi, peut-être. Sûrement même.

Etait-ce le bonheur de savoir qu'en les unissant dans leur amour, les enfants se munissaient d'une plume qui leur permettrait non seulement d'écrire leur propre histoire mais aussi une partie de la nôtre ?

Etait-est une manifestation d'une énergie positive qui se libérait et se révélait de la sorte ?

Oui, c'était le bonheur qui avait permis à son aura d'irradier de la sorte et à moi de rececoir le cadeau, la permission de la voir. Parce qu'ensemble nos vies s'étreignaient plus que jamais dans la sérénité et que nous ne faisions qu'un, plus que jamis,physiquement l'un face à l'autre, mais unique en énergie et en sentiments.

Je ne cherche pas à l'expliquer. Cela n'aura duré que quelques instants, quelques minutes extraordinaires et ce qui est certain c'est que je l'ai vu, je l'ai vécu et que c'est en moi comme un nouveau trésor.

Et quoiqu'il en soit, c'était beau, rare et unique. Je le sais, je l'ai ressenti ainsi.

Merci la Vie.

Illustration : peinture de Lepolsk MATUSZEWSKI

Karine... après la vie

Il est des livres qui vous captivent et vous interrogent. Celui que je viens de refermer fait partie de ceux-là.

Karine_apres_la_vie

"Karine, après la vie..." restera, je pense, parmi tous les ouvrages sélectionnés malgré moi par mon intérêt, ma sensibilité ou mes interrogations, dans un coin de ma tête, de mon coeur, dans ma bibliothèque "interne".

Karine est décédée accidentellement et brutalement en 1995. Ses parents, que l'on imagine aisément éffondrés, retrouveront le gout de la vie grâce aux messages et aux signes que leur fille leur transmettra de ce que l'on appelle "l'au-delà". Puis viendra la Transcommunication Instrumentale (TCI). Ils pourront alors entendre et "revoir" Karine.

L'écrivain Didier Van Cauwelaert a, en quelques sortes, parrainé ce récit en relatant dans un premier châpitre, les évènements dont il a été témoin par le biais de la TCI. Lui aussi, outre d'autres manifestations, a pu voir Karine se "rematérialiser" sous ses yeux.

Mr et Mme Maryvonne et Yvon DRAY, les parents de Karine, suite à leur expérience et afin de faire connaître et de témoigner, non seulement ont publié ce livre mais ont également créé une association portant le même nom "Karine, après la vie".

Photo : Mr et Mme DRAY et Didier Van Cauwelaert (document extraits du site "karine-tci")Mr_et_mme_dray_et_didier_van_cauwea 

Je ne me permettrais pas d'en dire plus à ce sujet, j'en ai encore tant à découvrir, mais une chose est certaine : j'y crois. Et je remercie tous ceux qui, comme Mr et Mme DRAY, apportent et partagent leur vécu et font "avancer les choses" et surtout aident certaines personnes à comprendre ou à avoir une confirmation sur le sujet, et aussi tous ceux qui comme Karine "reviennent" faire un petit coucou rassurant, laisser des messages d'amour et surtout dire qu'il y a autre chose, que la mort n'existe pas en tant que telle, et qu'elle est heureuse là où elle se trouve à présent.

Je sais que malgré tout, les esprits cartésiens et bornés riront de tout cela. C'est leur problème. Combien ont vécu ou ont été témoin de choses qu'ils nient juste parce qu'ils ne peuvent l'expliquer ? Mais je sais que peut-être, le simple fait de parler tout simplement de l'existence de ce livre et de cette association, d'être un relais, peut aider certaines personnes. J'ai la faiblesse d'y croire. Ne serait-ce qu'une personne...

Le lien direct pour accéder à l'association "Karine, après la vie" : http://karine-tci.com

Photo : Karine et sa chatte Magna (document extrait du site "karine-tci")

Karine 

Il y a quelques mois, par l'intermédiaire d'un forum sur internet, je suis entré en contact avec Mr Didier-C. J lequel avait eu la générosité de m'adresser son livre "Le temps retrouvé" dans lequel il témoigne des messages laissés principalement par sa mère, Colette Rose, par le biais de la TCI. En parlant ici de ce sujet, je ne pouvais pas ne pas avoir une pensée pour Didier-C. que je salue ainsi que ses parents, et principalement Colette Rose.

Dans ces deux livres, il est cité l'association "INFINITUDE" par le biais de laquelle de nombreuses personnes ont pu recevoir des messages par TCI. Je vous communique également le lien vous permettant d'accéder à leur site : http://infinitude.asso.fr

Alors, vous les curieux ou les incrédules, les esprits cartésiens, les moqueurs, laissez-vous tenter par une petite visite sur ces deux sites, juste pour avoir une idée ou en changer un peu. Quant aux autres, ceux qui savent ou qui croivent, merci d'abord d'être venus sur mon modeste blog, ensuite à vous de progresser sur ce chemin...066_2 

Photo : P'tit Bob. Cette rose jaune est pour toi, Karine.

Je terminerai par un grand merci à Martine J. pour sa générosité et pour m'avoir fait découvrir le livre de "Karine".

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Le Cadeau

Derrière moi, je laissais entre eux mes amis. Je marchais dans ce paysage atypique. Beaucoup diront qu'il n'y avait rien à voir. Pour moi, l'endroit était magnifique et envoutant. Un appel.

Un désert de cailloux s'étalait devant moi, à droite à gauche. Partout. Un paradis de pierres. Je m'assis sur le sol aride, sous la surveillance de la Table de Jugurtha qui, comme une mère veillait ses enfants alentours. Des touches végétales résistaient, fières, comme un défit. On eut dit que, sous la chaleur d'un soleil dictateur, comme pour gagner du temps sur une souffrance inéluctable, elles poussaient déjà sèchées.

CadeauJ'étais enivré par ce lieu, et le mot n'est pas exagéré. Enivré par le bruit de son silence. L'endroit semblait muet par tant de dépouillement et de paradoxale beauté. Le temps n'existait plus. Tout s'arrêtait à cet instant. S'il existe des temples naturellement voués à la spiritualité, celui-ci, sans nul doute m'offrait ses trésors. Quelle étrange sensation ! Quel doux et insoupçonné bienfait ! Je vivais là une première fois. Une rencontre. Un milieu d'un nul part. Comme nul part au centre de moi-même.

Des hommes, des femmes, des enfants vivaient ici. Et leurs sourires, et leurs regards... Les mots me manquent... Inutile de les chercher, ils n'existent pas. Ils sont là-bas, avec eux. Avec leur silence roi. Avec l'âme de ce lieu. Un mot pourtant me vient : Pureté. Celle des éléments, du carrefour de la Vie. Tout y est si vrai et intact. L'air et la terre, comme sans pudeur, s'unissent devant nous à chacune de nos respirations et l'eau, même si elle semble rare, coule pour célébrer cette union.

Un autre mot s'impose aussi, soudain : Paix.

Cadeau_001_3Je regardais. Je contemplais. Aucun barrage ne pouvaient arrêter mes pensées. Venaient-elles en moi ? Sortaient-elles de moi ? Je ne le sais pas. Elles se bousculaient paisiblement. J'étais spectateur d'une histoire ancestrale, de l'histoire qui coule en chacun de nous. Spectateur et acteur. Voilà ce que j'ai ressenti. Jusque dans ma chair.

Là où certains, trop nombreux, seraient passés sans rien voir, il m'a été donné de regarder plus loin qu'avec les yeux, plus fort qu'avec le coeur et de ressentir plus intensément qu'avec les sens. Moi, j'y ai vu le Tout. Chaque pore de ma peau l'a absorbé. Jusqu'au coeur. Jusqu'à l'âme.

Ce lieu conjugué à cet instant m'a offert ce cadeau. Unique et inoubliable. Eternel. J'ai remercié...

...et j'ai pleuré.

Cadeau_002_2

Photos : P'tit Bob

Je vous emmenerais encore en cet endroit merveilleux dont je vous ai déjà parlé dans "Un pays pour l'amour"

(Voir rubrique : "Ma vie... quelque part".)

Visite (fin)

Quelques mois après son départ pour le "grand voyage", ma grand'mère revenait me rendre visite. Etrange et déroutant alors. Mais tellement enrichissant à présent.

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Alors que mon coeur saignait de trop de remords, de trop de regrets. De trop d'absence et d'incompréhensions. Alors que je ne comprenais rien, j'ai écrit le poème que je vous livre aujourd'hui.

DOMMAGE

J'ai épinglé ton image aux nuages

Puisqu'il pleut dans mon coeur,

Pour qu'à jamais ton visage,

Comme un soleil, soit mon bouquet de chaleur.

J'ai cueilli la fleur du grand marécage

Puisque dans ses eaux, taries de remords,

Mes souvenirs et mon coeur y nagent

Sans pouvoir changer le sud au nord.

J'ai brûlé de mon livre tant de pages

Puisque plus jamais tu n'y pourras écrire,

Et dans la fumée, j'ai vu ton visage,

Mais trop tard pour le retenir.

J'ai toujours cru que la larme soulage,

Mais aujourd'hui ce n'est pas le hasard

Si j'y vois en reflet ton regard

Qui tristement murmure :

             "Dommage".

Dommage_4 Illustration : P'tit Bob - d'après "Liefdesdroom" de W.Martens

Dommage.

Ce poème sorti du fond de mon coeur et de ma douleur, aujourd'hui, je ne l'écrirais plus.

Car, grâce à tout cela, j'ai grandi.

Les paroles et conseils que tu croyais bons mais que je ne voulais entendre car à l'encontre de mes désirs de vie fondamentaux, n'ont pas été prononcés en vain.

Si, suite à cela, nous ne nous sommes plus vus, ou si peu, ce n'est pas par hasard.

Si la souffrance intense que j'ai ressentie, si les remords et les regrets m'ont rongés, ce n'était que pour le Bien. Le mien.

Toutes les larmes que j'ai versées ont creusé des sillons où aujourd'hui, grâce à toi, des fleurs nouvelles et inattendues ont germé.

Et ta visite, Mémée ! Cette visite. Cette révélation. Cette clé. Ce cadeau. Ton cadeau. Sans tout ce vécu, sans toute notre histoire ainsi ressentie, tu ne me l'aurais jamais donné. Non pas que tu ne l'aurais voulu, oh non, mais tout simplement parce que je n'étais pas sur le bon chemin.

Notre histoire, aussi belle, aussi douce, puis aussi douloureuse, m'aura mis sur la route où tu as ouvert La porte, porte derrière laquelle tu m'attendais pour me dire " Entre, mon Biquet. Entre car, vois-tu, le chemin qui trouve à présent devant toi, c'est le chemin vers la Vie. Vers Ta vie. Ton Toi. Parce que je t'aime et que nous ne nous séparerons jamais, je t'ouvre cette porte et te laisse passer."

Depuis, je marche sur ce chemin, Mémée. J'ai même appris que j'y avais toujours été sans le savoir, sans oser me l'avouer, sans jamais avoir voulu ouvrir les Yeux. Et chacun des pas que j'y pose est un enchantement, une découverte, une confirmation. Et un immense élan d'Amour.

Alors aujourd'hui, je n'aurais pas écrit ce poème. Oh, non ! Aujourd'hui, je ne dirais pas "Dommage". Même si physiquement tu me manques encore. Aujourd'hui, le poème que je ferais, que je te dédierais, s'intitulerait : "MERCI"

Merci pour la douleur. Merci pour le manque. Merci pour les regrets lourds à porter. Merci pour les images de bonheur qui sont un éternel printemps. Merci de m'avoir fait vivre l'expérience difficile et merveilleuse qui m'a appris que derrière tout cela, il y a autre chose.

Même si je crains et si je tremble encore de perdre ceux que j'aime.

Cette révélation, je la souhaite à tous ceux qui souffrent de la perte d'un être cher.

Le chemin est long et pénible mais grâce à toi, Mémée, j'ai pu prendre un raccourcis. Car tu m'as tenu la main. Car tu m'as dit "Regarde. Ouvre les yeux. C'est par là".

Parce que tu m'as guidé.

Alors oui. Oh oui ! Merci.

Memee

Retrouvez les précédentes parties de "Visite" en cliquant sur les liens suivants :

1ère partie :http://ptitbob.neufblog.com/juste_comme_a/2007/01/la_nuit_avait_d.html 

2ème partie : http://ptitbob.neufblog.com/juste_comme_a/2007/02/visite_suite.html

3ème partie : http://ptitbob.neufblog.com/juste_comme_a/2007/03/visite_3e_parti.html

4ème partie : http://ptitbob.neufblog.com/juste_comme_a/2007/04/visite_4e_parti.html

Visite (4e partie)

Pour accéder aux précédents textes, cliquez sur les liens suivants :

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Souvenez-vous : ma grand'mère était venue me rendre visite. L'étrange de l'histoire est qu'elle était décédée près de six mois auparavant. Comment parler de cet évènement - car c'en fut un - sans passer pour le fou que je croyais devenir ?

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Etait-ce son départ et son absence qui me torturaient ou cette visite inattendue et bouleversante ? Je crois que que les deux me faisaient souffrir par le conflits des sentiments brutaux que je recevais sans m'y attendre. Je ne comprenais rien, n'en parlais pas et étouffais de cet air venu de je ne sais où et auquel mon corps, ma raison et, aujourd'hui je peux le dire, mon âme n'étaient aucunement accoutumés.

Ma délivrance viendra d'une artiste. Une femme qui enchanta mes journées solitaires d'enfance, une femme qui pour moi, pendant longtemps était l'amie secrète à qui l'on écrit enfermé seul dans sa chambre et à qui l'on confie ses peines, ses joies, ses projets et ses jours. Une femme alors inaccessible. Mes courriers d'enfants, je ne les lui ai pas tous envoyés et a-t-elle reçu et lu ceux postés, je ne la sais pas. Aujourd'hui, tout cela n'a aucun importance.

Dans mes écrits d'enfants, je lui parlais de mes différences, de mes solitudes. Même si l'aimer, elle, l'artiste, était une délivrance incomprises par un entourage incompréhensif qui ne comprenait pas l'attrait, voir même le talent (et pourtant...) qu'elle pouvait bien avoir.

Si vous êtes des fidèles de cet endroit, vous aurez compris que cette artiste,cette femme, c'est SHEILA.

Chemins

Et si j'en viens à cet instant à vous parler d'elle, c'est parce que c'est elle qui m'a ouvert la première porte sur une délivrance rongeuse et étourdissante que fut pour moi et LA visite et les jours et les nuits qui suivirent.

Alors qu'elle avait mit sa carrière de chanteuse entre parenthèses, Sheila se mit à l'écriture. Son premier livre sera "CHEMINS DE LUMIERE"(1). Elle s'y révélait par le biais d'une facette inconnue pour moi et pour beaucoup de gens. Elle y parlait de ses expériences ésotériques, de ses croyances religieuses et philosophiques, de la réincarnation et de l'au-delà, pour ne citer que cela. Ce livre m'a captivé. Sheila me montrait un chemin qui me mènerait, peut-être pas immédiatement à la Lumière, mais vers d'autres routes intérieures, d'autres voies silencieuses et apaisantes, comme un guide vous montre une direction.

Celle qui avait ensoleillé mes journées d'enfances, celle qui n'avait fait "que" chanter, changeait momentanément de cap pour m'embarquer malgré elle vers d'autres horizons éclairés. Malgré elle ? Vraiment ? Le hasard (s'il existe) ne pouvait alors pas faire meilleur ouvrage.

"Chemins de Lumière" fut une porte que Sheila m'aida à pousser. Je l'en serais à jamais reconnaissant. S'il avait fallu l'aimer tant d'années pour en arriver là, alors l'amour quel qu'il soit, même celui porté à un artiste, à une chanteuse populaire injustement décriée, vous rend au centuple l'attention qu'on lui a prêtée. (J'en vois encore certains sourire à la lecture de mes mots mais s'ils savaient comme je me moquent de leurs incompréhensions, pour ne pas dire ignorance !)

Chemins_de_lumiere 

Le livre de Sheila me mena vers d'autres lectures qui me firent découvrir des aspects de moi même insoupçonnés ou enfouis. Certains instants de ma vie me furent plus claires, moins lourds à peser. Une compréhension nouvelle et pourtant évidente des choses ressenties fleurissaient en moi.

Ma grand mère (coucou Mémée !), je le sais aujourd'hui, était venu me dire qu'il existe autre chose, qu'il faut chercher. Mais chercher quoi ? Chercher où ?

Sheila a ensuite mis mes pas sur la première marche de cet escalier en colimaçon qui mène là où est LA Lumière en me montrant ma propre Lumière. Jusqu'où va cet escalier ? Même si j'en ai une idée, je préfère dire que je n'en sais rien. L'essentiel est que chacune de ses marches est une connaissance, parfois une révélation ou une confirmation. Et à eux qui continuent niaisement de sourire à mes propos, je leur réponds que de toute façon cela ne fait de mal à personne et qu'à moi, cela me fait un bien fou, que je les plaints.

Sans l'amour que nous nous sommes portés, sans l'amour que nous nous portons, ma grand'mère aurait-elle fait ce chemin vers moi après son adieu ? Sans l'amour (certes infiniment différent) que je porte à Sheila, aurais-je lu ses "Chemins de Lumière" ? Je n'en sais rien et ne veux pas le savoir. C'est mon chemin et je le poursuis le coeur battant.

Lumiere Photo : P'tit Bob

(1) :"Chemins de lumière" - SHEILA

Editiond J.C. Lattès - 1993 -

   

    

 

Visite (3e partie)

Pour accéder aux récits précédents, cliquez sur :

Première partie :

http://ptitbob.neufblog.com/juste_comme_a/2007/01/la_nuit_avait_d.html

Deuxième partie :

http://ptitbob.neufblog.com/juste_comme_a/2007/02/visite_suite.html

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Oui, il devait exister autre chose. Mais de cela, petit enfant déjà, nous avions abordé le sujet, elle et moi. Avec des mots simples, elle me parlait du Petit Jésus. Mais pas un "Petit Jésus" vraiment religieux, plutôt un petit homme vivant "au Ciel", prétexte à me raconter les anges. Et des anges, comme elle semblait en connaître. Bien sûr,du haut de mes plus tendres années, ses histoires m'émerveillaient, elle y mettait tant de passion et d'amour qu'on eut dit qu'elle les avait cotoyés.

Ah, Mémée, je n'oublierais jamais ces instants de bonheur, où à l'heure du coucher, tu me disais : "Viens, mon Biquet, tu vas me dire ta prière, viens."  Tu t'installais sur mon lit, assise tout contre moi, et tu m'écoutais. Tu écoutais mes remerciements innocents à ce Petit Jésus que tu semblais connaître. Je lui demandais toujours de te protéger. Je te revois sourire tes yeux dans les miens avant de remonter sur moi draps et couvertures et de me donner ce baiser rituel d'amour qui promettait une belle nuit pleine d'étoiles. Jamais tu ne m'as dit qu'il fallait dire une prière de telle ou telle façon, non, tu laissais libre court à mes énoncés de bons sentiments.

Et le matin... Quand j'étais réveillé avant toi - tu te souviens - tu m'ouvrais ton lit et me disais : "Allez viens faire calin à Mémée". Et je plongeais dans tes bras, et tu m'embrassais comme toi seule le faisais à cet instant : un énorme bisou insistant suivi d'une petite serie de baisers courts comme un pivert touche de son bec l'écorce de l'arbre. Que de délicieux souvenirs tu me préparais déjà. Je devais avoir trois ans, quatre peut-être... Qu'importe. "Oh, mais tu as les pieds tout froids, Je vais te les réchauffer". Et tes pieds à toi embrassaient les miens dans une chaleur douce, parfois me chatouillaient et nous partions alors dans des fous-rires complices. Tu m'enlassais contre toi et, inévitablement, je me rendormais dans le cocon protecteur de tes bras.

La maison était une vieille ferme délaissée d'animaux, à l'orée d'un bois. (Certain doivent croire que j'invente tout cela, mais pourtant dis-leur toi que c'est la vérité). Il y avait ma chèvre blanche de l'autre côté du petit chemin. Il y avait la Denise aussi (Tu te souviens de la Denise et de sa cuisine tapissée de mouches ? C'est étrange, Mémée, mais à l'instant où j'écris je te sens près de moi, tu souris de mes évocations et je sens comme si ta main me carressait la joue...) Elle m'emmenait dans la forêt garder avec elle, son petit troupeau de chèvres. Elle m'aimait bien, la Denise. On s'arrêtait dans une petite clairière d'herbe fraîche, je préférais cet endroit à l'autre, un peu plus loin, où le blé coupé m'égratignait les mollets. Je goûtais de son fromage. Des fois, on faisait le "tour complet" et le sentier nous ramenait par devant la maison de "la sorcière". Te souviens-tu de cette petite dame toujours en noir devant la porte de sa maison de pierre qui ne disait jamais rien, un foulard sur la tête. Remarque, elle ne pouvait rien me dire tant, du haut de mes trois pommes, elle m'éffrayait. Ce n'est pas pour rien que je l'avait surnommée "la sorcière".

Que de bons souvenirs, Mémée. Combien de mercis te dois-je de tout cela. Tu vois, tu es partie mais tu es toujours avec moi. Jamais je n'en parle. Jamais. Je sais que tu croyais en moi pour plein de choses, tu étais fière de moi. Trop peut-être. Je n'ai pas été à la hauteur. J'ai été un imbécile.

Ce que tu m'as donné est toujours là, en moi. Le temps est passé. Putain de temps ! Ma vie a pris un tournant ! Tu es dans mes souvenirs et dans ma vie de tous les jours. Mais il y a un dossier qui est lourd, rangé dans le tiroir de mon coeur. Très lourd.

Pendant combien de temps, ne suis-je pas allé te voir ? Pendant combien de temps ai-je été ce petit mec trop con ? Trop con pour comprendre que tu me tendais tes bras comme lorsque j'étais enfant. Trop con pour comprendre que cette fois, c'est toi qui avais besoin de mes calins et d'histoires douces pour t'endormir. Trop con pour ne plus vouloir sentir ton parfum.

Trop con pour avoir eu peur ! Eu peur de t'imposer ma vie ! Ma vie, Mémée... Peur que que tu ne la comprennes pas, que tu me donnes des conseils que je ne voulais pas entendre. A cet âge que l'on dit bête et que j'avais alors, si j'avais pu savoir ce que j'ai compris plus tard... Trop tard ! 

Alors elle a pris ma place, cette saloperie ! Alors elle t'a emporté, cette putain de maladie ! Tu m'as réclamé, ô combien réclamé, Mémée, je le sais trop, oh oui, comme je le sais... J'étais trop con !!!

Alors oui, le remors a commencé à me manger. Alors oui, je suis allé te voir... avant la fin. Mais je n'aurais pas dû. Comment aurais-je pu un jour, t'imaginer là, dans ce lit blanc, dans cette chambre blanche, avec ton visage blanc et nu, toi si coquette. Tes yeux étaient clos, et tu ne m'as pas vu. Sais-tu que je suis venu ? Sais-tu que j'ai tourné la tête face à ce visage qui n'était plus le tien ? Sais-tu que je n'ai pas pu ? Pas pu t'embrasser ? Pas pu te dire que je t'aimais ? Pas pu retenir mes larmes ? Pas pu retenir cette bile amer qui broyait mon ventre ? Pas pu.... Pas pu... PAS PU !!!

Et puis, la rongeuse a gagné le combat. Tu as fait tes valises et le jour du départ, j'étais là dans cette gare aux vitreaux colorés où résonnaient les pas de ceux qui étaient venus pour agiter leurs mouchoirs dans un dernier adieux.

Je sais que tu ne m'en veux pas. Jamais tu ne m'en a voulu de quoi que ce soit. Jamais. C'est moi qui m'en veux.

Et si tu es revenue cet étrange soir, ce n'est pas pour rien. Fidèle à toi même, Mémée, tu t'es assise sur le bord du lit, comme avant, et tu m'as dit sans mots que les anges de mon enfance existent, que les histoires du soir souvent ne sont pas que des histoires.

Ta venue était message d'amour. Tu ne m'as pas prononcé "Je t'aime", tu m'en as enveloppé. Je l'ai respiré. Je le respire encore sur le chemin que tu m'as montré ce fameux soir, ma ligne de conduite. Le soir où tu m'es revenue...

Je t'aime, Mémée.

20060929coeur20nuage   

                            MALGRE TOUT

La porte s'est ouverte comme une erreur sur ma vie.

Le fer rouge et vif de l'instant brûle encore mon coeur,

Plaie béante ravivée par le souvenir jamais évanoui

Qui broie mes entrailles en l'instant où j'écris.

Mes pas m'ont guidé en cet endroit sournois,

Lieu sinistre et inoubliable que je ne peux décrire,

Mais qu'importe après tout car je venais pour toi

Piétinant de mon corps ma gorge de tout mon poids.

Je me suis avancé vers ce lit froid, blanc et maudit,

Fée de tant d'années d'enfance et magicienne d'un bonheur,

Princesse endormie pour un prince charmant une autre Vie,

Tu partais loin d'un conte écrit par une sorcière-maladie.

Arrêter tout et réécrire l'histoire juste entre toi et moi,

Un instant seulement pour que s'efface mon lot de rancoeurs,

Dessiner et graver mes mots d'excuses sur un parchemin en soi,

Pour crier, te prier de m'aimer - mais comment le faire sans voix ?

La porte s'est refermée, inéluctablement a claqué sur ma vie

Alors, un poignard en mon âme au seuil de la tienne, j'ai vomi ma douleur.

Au souvenir de l'ultime rendez-vous manqué que je m'étais promis,

J'imagine et j'espère, jusque dans mes prières, que malgré tout...

      ... Que malgré tout, comme quand j'étais petit,

      ... Que malgré tout, en me quittant ainsi,

      ... Que magré tout - oh oui -

      ... Que malgré tout tu m'aies souri.

Poême : P'tit Bob

 

Visite (2e partie)

Ma grand'mère état venue me voir. "Et alors ?" direz-vous ? Ce qu'il y a d'étrange dans sa visite c'est qu'elle était décédée six mois auparavant. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle ne m'avait pas prévenue.

Voir "Visite" - note du 16/01/07 - rubrique "Et si c'était vrai ?"

pour y accéder cliquez sur le lien suivant :

http://ptitbob.neufblog.com/juste_comme_a/2007/01/la_nuit_avait_d.html

Je n'avais pas rêvé. Je l'avais vue, les yeux ouverts. Des sensations inconnues jusqu'alors se bousculaient en moi. L'effroi, la stupéfaction mais le plaisir aussi. Oui, un plaisir étrange et unique, mais surtout indescriptible. La déception aussi, celle que cet instant de grâce n'ait pas duré plus longtemps, que nous n'ayons pas échangé de paroles. Mais son regard remplacera à jamais malgré tout, chacun des mots existants sur cette Terre.

Quelques instants après que je ne saurais chiffré en unités de mesure, un frisson me parcouru le long de la colonne vertébrale : ce n'était pas possible, raisonnablement pas possible. Devenais-je fou ?

Et comment justement parler de cet évènement sans passer pour fou ? Comment trouver les mots justes aussi pour le décrire ? Une solution, la seule qui alors m'apparue la plus sensée : me taire !

C'est ce que j'ai fait pendant de nombreux mois. Des mois à se sentir enfermé dans une étrange prison, des mois à croire la voir partout, à lui parler avec des mots de silence. Je lui demandais de revenir aussi, de me rendre une autre visite. Je l'en implorais. Je la cherchais dans toutes les églises et chapelles qui se trouvaient sur mon chemin, ou plutôt que je mettais volontairement sur ma route. Je pensais l'y trouver, je pensais que dans ces lieux de recueillement mes mots de silence résonneraient plus fort. Je ne comprenais rien.

Mon entourage, ma famille se demandait ce qu'il m'arrivait et s'interrogeait à mon sujet allant jusqu'à sous entendre que j'allais peut-être rentrer dans une secte. Comme quoi l'ignorance ne provoque pas que des mots de silence !

Alors, quitte à passer pour un illuminé autant l'être pour ce que j'avais vécu. Evidemment, les réactions attendues ne se sont pas faites attendre. Que je sois fou, dans la bouche et le regards des autres, je pouvais le comprendre.  Mais ce qui m'énervait le plus étaient les railleries qui faisaient penser que j'avais inventé cela pour me rendre intéressant. Quel intérêt ?

Quoiqu'il en soit, ma grand'mère me hantait. Elle était partout. Surtout en moi. Chaque jour, chaque nuit. Elle était là présente plus que jamais. Etouffante. Protectrice aussi comme elle l'avait toujours été avec moi depuis ma plus tendre enfance. Mais étouffante pour ne pas dire "envoutante".

Par contre, je n'ai jamais ressenti le sentiment de la peur, quelle qu'elle soit, ni même celle de l'inconnu.

Et un jour, alors qu'avec un ami, nous redescendions de Gap dans les Hautes Alpes et arrivions à la ville de Corps -Isère-, Nous prîmes la route de Notre Dame de la Salette. Mon ami qui conduisait se demanda pourquoi il avait pris ce chemin. Une route sinueuse longeant un précipice profond dans une vallée entre de hautes montagnes nous fit découvrir, après un dernier virage, la cathédrale de Notre Dame de la Satette.

Notre_dame_de_la_salette Le lieu me plut immédiatement. Nous étions comme au milieu de nulle part. Le silence régnait accompagné par la seule musique du vent. Puis là, devant, la mère cathédrale.

J'y suis entré. Comment ne pas le faire ? J'ai ressenti une drôle de sensation. Celle d'être seul. Alors que, physiquement, je ne l'étais pas. Et j'ai parlé. Personne ne m'a entendu. Mes mots étaient intérieurs. J'ai chuchotté en moi de peur que mes mots de silence brisent celui qui régnait ici.

Seule une personne a entendu mes mots. M'a écouté. Ma grand'mère. Elle était là avec moi, je le savais. Je le sentait. Je LA sentait. Tout ce que je lui ai dit restera à jamais entre nous. Mais la seule chose que je me suis permis de révéler c'est que je lui ai dit que je l'aimais, que je ne l'oublierai jamais, mais aussi je l'ai supplié de me laisser tranquille. Je lui ai demandé de me laisser vivre ma vie et de vivre la sienne. Oui, de VIVRE la sienne.

Ces paroles étaient les miennes et elles sortaient comme dans un souffle intérieur. J'ai allumé quatre bougies. Et j'ai prié. Prié comme elle seule me l'avait appris, comme ce rituel d'amour qu'elle me demandait chaque soir avant de m'endormir quand j'étais enfant. Pour la denière fois, nous avons prié ensemble.

En sortant, et sur le chemin du retour, je me suis intérrogé : pourquoi lui avoir demandé de "vivre sa vie", je ne comprenais pas, c'était absurde. Elle était morte. Tout était confus en moi. Je ne comprenais toujours rien. Et pourtant...

Et depuis ce jour, elle ne me hante plus. Je suis serein. Je la remercie de tout cela. Je la remercie de m'avoir choisi. Mais ma grand'mère m'aimait tellement que j'aurais été vexé qu'elle ne fasse un signe à quelqu'un d'autre. C'était la suite logique de notre histoire. Mais ça, ça nous appartient, à elle et à moi.

Alors vous pouvez bien vous moquer et sourire en lisant ces mots, aujourd'hui, je m'en moque. Je sais que ma grand'mère a voulu me dire deux choses : qu'elle m'aimait et serait toujours là, et qu'il existait "AUTRE CHOSE". Grâce à cela, grâce à elle, j'ai ouvert d'autres portes...

Alors vous pouvez penser ce que vous voulez, je comprends aisément.

Mais moi, je suis riche de ça.

Merci Mémée. Je t'aime.

A suivre...

2006128vj0 Pour la petite histoire :

Le 19 septembre 1846, la Vierge apparut à deux jeunes bergers, Mélanie Calvat et Maximin Giraud, à La Salette, en Isère.    

Visite

La nuit avait déjà envahie la ville. Les volets de ma chambre étaient clos. Comme d'habitude, les pas de la voisine du dessus devaient sûrement encore marquaient le temps qui passe. Quelle heure était-il ? Je ne m'en souviens pas.

J'étais couché dans mon lit. Avais-je lu quelques pages d'un quelconque livre ? De cela aussi je ne m'en souviens pas. La mémoire n'enregistre pas les détails de ces soirs tranquilles où les heures d'une journée monotone s'endorment.

Quand était-elle entrée dans la chambre ? Par où était-elle entrée ? Mon chien n'avait pas aboyé. Mais elle était bien là. Souriante. Douce. Avec ce visage que j'ai fixé en moi à jamais. Ma grand'mère. Mémée. Comme à son habitude, elle était bien maquillée et ses cheveux blonds soigneusement coiffés.

Elle était assise là, au bout de mes pieds, sur la couverture, tout au bord du lit. Elle me regardait tendrement. Tout en elle dégageait calme et sérénité. Et pourtant...

Je ne peux pas dire qu'elle m'ait fait peur. Oh non ! Bien au contraire. Mais j'ai ressenti un sentiment étrange et indescriptible. Et de cela je me souviens bien. Aucun mot ne peut décrire ce que j'ai ressenti alors.

Ma grand'mère me rendait visite.

Dans ses mains, elle tenait des papiers. Je les revois très bien. Etaient-ce des lettres ? Des photos peut-être ? Je ne le saurais jamais. Je ne lui ai pas demandé. Elle ne m'a rien dit. Juste regardé. Juste souri.

Je n'ai rien dit non plus. Pas même souri, je crois. Juste regardée.

Puis elle est partie. S'est-elle levée ? A-t-elle refermée la porte derrière elle ? Je ne le sais pas. Elle est juste partie. Comme elle était venue. Dans un même silence léger et étrange.

Ce fut sa dernière visite.

La nuit avait envahie la ville. Les volets de ma chambre étaient clos. Les pas de la voisine du dessus s'étaient-ils arrêtés ? Je ne m'en souviens pas.

Ma grand'mère m'avait rendue visite.

Pourtant elle était décédée depuis près de six mois.

Ne me posez aucune question : je les ai toutes entendues. Je n'ai pu répondre à aucune. La seule chose que je puisse vous dire, c'est que ce n'était pas un rêve. Je ne dormais pas.

( A suivre...)

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