Il attend

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Il attend

les cris d'un landau qui feront s'envoler les oiseaux et la jeune maman qui alors sortira un sein pour allaiter le silence ;

la jeune fille en fleurs qui reviendra ouvrir son livre pour qu'il profite encore de la suite d'un roman d'amour ;

le vieillard qui vient chaque matin comme attendant quelqu'un et qui repartira seul jusqu'au lendemain ;

ces deux adolescents qui, bras autour du cou et de la taille aussi, découvriront le plaisir grisant de leur premier baiser ;

le moineau qui nettoiera son assise et le sol des miettes d'un goûter d'enfant comme la livraison promise d'un repas de quatre heures ;

les larmes silencieuses de cette femme au ventre rebondi fixant ses yeux rougis sur les ailleurs de douleurs d'un autre ;

les rayons d'un soleil qui le sèchera de sa toilette fraîche de ce matin pluvieux ;

Dscn0665_2 le jardinier qui égaiera son horizon tout proche en vagues colorées sur son océan de verdure ;

le chien joyeux qui lèvera la patte sur sa peinture tout fraîche, interprétant ce geste comme un honneur, un baptême ;

les cannettes vidées de bières ou de sodas par une soirées de rires, de fumées et d'insouciance, et les papiers gras au parfum de friture et de sandwiches américains ;

l'écriteau aux lettres sans âmes tracées par une encre vide posé sur les genoux d'un homme au regard sans tain fuyant celui méprisant de ceux qui passent ou qui l'ignorent ;

ces deux êtres identiques et silencieux qui ne parleront qu'avec leurs mains réunies et tremblantes sous un pull-over rouge qui abritera furtivement le reflet d'un amour sincère et interdit ;

les enfants ensoleillés qui lui tourneront autour, lui monteront dessus et l'habilleront de rire, de joies et d'innocence ;

Dscn0666_4 le jeune homme qui se lèvera pour suivre une chevelure longue et rousse, tremblant de n'oser l'aborder ;

la tête de la vieille dame posée sur l'épaule d'un homme sans âge, tous deux les yeux fermés et unis dans leur souvenirs de leur vie, savourant d'être encore ensemble pour gravir leurs dernières marches ;

Mais parfois il n'attend rien. Il attend tout simlplement. Seul.

Il est un banc public. Un banc fier son sort, fier de croiser des vies et des âmes aux couleurs de printemps, d'hivers, d'automness et d'étés.

Il croise nos vies, nous accompagne présent et transparent.

Il croise La Vie.

Dscn0665 Photos : P'tit Bob

Sans commentaire

Dauphin

Juste un voeu

Une année nouvelle nous ouvre ses bras. Et bien évidemment, la ronde des voeux prend forme et s'étire de sentiments sincères en paroles polies.

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Pour les jours à venir, je voudrais qu'un mot soit dans le coeur de chacun : la compassion. Je pense en effet que, au delà de l'amour avec un grand A, c'est ce dont le monde manque aujourd"hui.

Essayer de comprendre. Tolérer. Pas forcément accepter mais y penser. Y réfléchir.

Partager notre condition et celle des autres. Notre souffrance et celle des autres. Le partage rend la part de chacun moins lourde.

Paradoxallement, alors que nous vivons dans un monde où tout peut basculer pour chacun d'entre nous, la compassion est trop souvent absente.

Comment ne pas savoir que le toit qui nous abrite, les amis, les parents qui nous aident, qui sont présents, que la santé, que le travail, que l'argent peuvent disparaître beaucoup plus vite qu'ils ne sont venus jusqu'à nous. Tellement trop vite.

Dyn001_original_480_354_pjpeg_25364On montre du doigt des gens que l'on ne comprend pas, que l'on ne connait pas, on met les minorités dans des cases afin qu'elles ne dérangent pas notre horizon. Mais à tout moment nous pouvons, malgré nous, pénétrer dans une de ces cases et ne plus se cacher derrière les bons sentiments dictés et uniques qui rassurent et qui fait la force des plus nombreux.

Qui peut prévoir un tremblement de Terre, une inondation, une sécheresse, une épidémie... ? Un drame familial ? Ce que l'on voit à la télévision et qui éffleure nos coeurs le temps d'une image furtive est le reflet du Monde. De NOTRE monde. Donc notre propre reflet. 

On peut se retrouver à tout moment une personne sur une terre étrangère. Etranger sur notre propre terre. Parce que les évènements de la vie nous poussent à vivre. A survivre. Il n'est pas exclu que nous tendions la main dans la rue parce que la douleur de la faim, de celles de nos enfants, nous l'ordonne. Parce que sur notre visage peut s'écrire ces trois lettres misérables dont on parle souvent : SDF.

Pensons-y.

Alors notre regard sur les autres changera. Parce que nous nous verrons à la place de celui que l'on montre du doigt et qui dérange. Posons nous la question de savoir pourquoi justement il nous dérange.

Dyn001_original_480_354_pjpeg_253_3 Posons nous alors la question de savoir quel regard aimerions-nous voir posé sur nous, à sa place.

Notre coeur alors s'ouvrira encore de façon plus grande, plus spontanée. Parce que le jour malheureux que je ne souhaite bien évidemment à personne, où nous serons contraints de tendre notre propre main pour un peu d'aide, nous souhaiterions tant que la personne qui nous croisera nous ouvre son coeur. Par un seul regard. Un seul sourire. Par une seule autre main autrement tendue. Que l'on de disparaisse pas dans l'indifférence et la méfiance.

Ne pas se sentir agresser par les gens que l'on ne comprend pas et qui nous dérangent. Parce que nous nous sentons plus propres, plus forts, plus grands... Et plus socialement intégrés ? Ca veut dire quoi ?

En essayant de comprendre les autres, leurs souffrances, leurs conditions, leurs différences, on apprend à mieux aimer.

A mieux s'aimer soi-même. Et ça aussi, ça manque cruellement : "savoir S'aimer".Dyn001_original_480_354_pjpeg_253_2

Comprendre la douleur des autres rend souvent moins vive notre prôpre douleur. Et on se sent moins seul. Et on se reconnait dans le regard des gens.

Le monde dans lequel nous vivons nous parraitra alors meilleur. Et nous découvrirons de nouvelles couleurs, des couleurs plus éclatantes. Et nous verrons alors que nous sommes aussi une couleur. Pour nous, et pour les autres, dans l'arc en ciel de la Vie et de sa diversité, de sa richesse.

Nous sommes aussi les autres. Nous sommes tous des êtres humains. Et "humain" est un mot fort dont on doit être fier.

C'est pourquoi, pour le bonheur que je vous souhaite en ce début d'année, je me permets de faire, pour vous, le voeu de la compassion.

Pensons-y ensemble.

Pour l'amour. Pour la tolérance. Pour nous tous.

Bonne année à tous.

Benazir Buttho

Une femme a été assassinée hier, jeudi 27 décembre 2007.

Une femme qui se battait pour la démocratie dans son pays, le Pakistan.

Benazir Buttho a été victime d'un attentat suicide.

Touché par son combat, par sa personnalité et par la nouvelle de son départ, je tenais à lui rendre ici un modeste hommage.

Il y aura un avant et un après Benazir Buttho dans le monde.

Portrait_hr_2Benazir Buttho était née en 1953. En tant que premier ministre, elle fut la première femme à diriger un pays musulman.

Après un exil forcé, elle reviendra dans on pays, le Pakistan, le 10 octobre 2007 où elle échappera, à son arrivée, à un premier attentat.

Elle aurait dû partager le pouvoir à la tête du pays en janvier 2008.

Son père auquel elle a succèdé, avait déjà succombé en 1988, à un attentat.

Nac_val_web_33Parce qu'une femme portant un voile peut aussi se battre pour la démocratie. Se sachant menacée, elle est revenue au Pakistan. Pour un idéal, pour la liberté du peuple pakistanais. Pour la démocratie.

Elle en aura payer le prix de sa vie.

Une vie de lutte, de combats et de justice qui n'aura pas été vaine.

Elle avait 54 ans

Il était une fois...

Sl380124_4 ... dans une grande ville où les gens sont pressés, un homme qui marchait. Un homme tout simple. Un homme pris dans la tourmente du temps qui passe et l'emmene avec lui.

Il est passé devant une jeune fille. Elle était assise sur la marche du perron d'un immeuble. Son dos appuyé contre une porte lourde au fer forgé de lassitude. Elle avait la tête baissée.

Ce n'est pas la jeune femme que l'homme remarqua. Non. Mais le rectangle de carton blanc qu'elle tenait entre les mains, sur ces genoux serrés. Il lu les mots qu'elle y avait écrits. Il fut touché par l'écriture. Mais il ne s'arrêta pas. Ses pas pressés déjà, machinalement, l'emmenaient ailleurs, vers son quotidien chaud et douillé.

C'était l'hiver.

Lui est toujours dans un monde privilégier et il se dit heureux. Il l'écrit, il le dit. Il le ressent, il le sait.

Elle, elle n'a pas levé sa tête. Elle n'a pas montrer ses yeux, son regard. Elle n'a pas bougé. Elle n'a pas parlé. Seul son écriteau de fortune racontait son instant, son ressenti, la vie de son matin, de son hier aussi peut-être.

Sl380124_7 Le temps est passé. Le compteur des années a tourné. Il est toujours dans son monde douillet. Mais quelque par dans un coin de sa tête, dans un coin de son coeur, il y a toujours cette femme et ses mots. Ses mots écrits qui sont aussi dans un coin de sa conscience à lui.

Pourquoi ne s'est-il pas arrêté ? Pourquoi ne s'est-il pas approché d'elle ? Juste lui demander ce qui se passait. Si elle allait bien.

Juste sortir du tourbillon urbain, du tourbillon d'une vie réglée, d'un vie rangée pour entrer dans son monde à elle. Un instant. Un tout petit instant.

Un instant qui aurait pu devenir une éternité sans son coeur à elle. Une de ces chaleur dont elle devait manquer le plus et qui, aujourd"hui, peut-être la réchaufferait encore.

Non, rien. Il est passé devant elle. Elle est restée assise au sol avec son morceau de carton. Et ses mots tracés, écrits.

Elle, je ne sais pas qui elle était, qui elle est. Mais lui je le connais bien. Lui... c'est moi.

Moi qui repense à elle. 

Moi ne suis pas fier de cet instant. Mais j'ai appris beaucoup sur moi, ce matin là. Ce matin-là qui résonne encore en moi aujourd"hui.

Aujourd'hui, c'est le jour de Noël. Et je repense à elle. Qu'est-elle devenue ?

Elle était une Blanche-Neige ce matin-là. Elle s'est peut-être endormie pour longtemps, pour cent ans. J'aurais pu être le prince charmand de sa journée. Il ne suffisait peut-être que d'un mot. D'un sourire. Que sais-je ?

Je n'ai été qu'un prince indifférent, un prince maudit. Minable.

Elle était assise là. Je n'ai pas vu son visage d'être humain. Je n'ai pas entendu le son de sa voix de femme. Non. Mais j'ai entendu son cri. Deux mots tous simples. Deux mots écrits sur le carton entre ses mains. Deux mots écrits en moi aujourd"hui. Moi qui ne me suis pas arrêté !

Elle devait avoir dix-huit ou vingt ans.

Elle était enceinte.

Sur son carton, elle avait crié :

"AU SECOURS"

Et je ne me suis pas arrêté.

Sl380124_6Photo : P'tit Bob

Aujourdhui, je sais que cette jeune femme n'était pas sur mon chemin par hasard. J'ai reçu une leçon ce matin-là. Une sacrée leçon.

Aujourd'hui, c'est Noël. J'espère qu'elle est heureuse et que la vie lui sourit auprès de son enfant qui doit avoir aujourd"hui, l'âge qu'elle avait alors ce matin là.

Parmis les bougies que j'ai allumées en ce jour dit de fêtes, il y en a une qui brûle pour vous et que je vous dédiée, Madame. Comme un souhait, un voeux. Comme une excuse.

Joyeux Noël à vous. Merci.

Premier souffle sur la borne du temps

Juste_comme_ca_un_an_3Lorsque j'ai commencé à écrire à l'endroit où vous me lisez aujourd'hui, je n'avais que l'envie de livrer à la volée quelques uns des sentiments qui font ma vie. Juste comme ça, pour mon égoïste plaisir. Pour le partage aussi. Quelqu'un viendrait-il me lire ? Je l'espèrais mais n'en savais rien. Malgré tout, je me livrais à coeur ouvert et semais mes mots. Juste comme ça, je vous ai emmenés avec moi dans mon intimité, vers mes horizons secrets, vers mes plaines légères ou mes pays profonds.

Et puis, j'ai reçu quelques messages de personnes que je ne connais pas qui avaient lus mes délivrances ou mes extases. D'où étaient-elles ? Qui étaient-elles ? Hommes ? Femmes ? Blancs, Jaune, rouge, noirs ? Je n'en savais rien et ne voulais surtout pas le savoir. Seul comptait l'être humain qui avait pris sur le temps de sa vie, le temps d'une respiration pour me saluer, me dire que je l'avais touché, qu'il s'était reconnu. Moi qui ne souhaitais rien, je recevais à travers ces témoignages de sympathie une immense récompense.

Un des fils conducteurs de mon blog, si jamais il devait en avoir un autre que l'amour, est la Tunisie qui entre dans la composition de mon oxygène. Et c'est surtout grâce à ce pays où battent nombre de mes coeurs, que j'ai reçu les plus beaux témoignages. Je pense notament à Magalie qui s'est livrée à moi juste parce que certains de mes mots l'avaient touchée, émue, que je l'avais fait pleurer m'a-t-elle confié, aussi parce que la Tunisie compte également pour elle au-delà de ce qu'elle peut exprimer. Magalie qui a repris un des mes textes dans son blog aux senteurs d'évasions tunisiennes. N'était-ce pas là un hommage au modeste P'tit Bob que je suis ? Rien, dans l'aventure de mon blog, ne m'aura fait autant plaisir.

Anniversaire

Je vous parle de Magalie et je ne la connais pas. Juste ses mots, juste mes mots dans un échange spontané et sincère. Parce qu'une terre nous rassemble, une sensibilité aussi. Si je vous parle de cette jeune femme alors que je ne sais d'elle que quelques paroles écrites lourdes de sens, de souffrance, d'espérance et, même si elle dit penser le contraire, de bonheur (bonheur qu'elle n'arrive pas encore à reconnaître ou à accepter) c'est qu'elle est un peu comme le symbole de l'ensemble des témoignages de sympathie que j'ai reçus.

Sur le chemin de mon blog, il y a eu quelques Magalie qui ont déposé une pierre blanche de gentillesse, et c'est grâce à la force qu'elles me donnaient que "Juste comme ça" avançait modestement pas à pas, ma main dans une main inconnue, lointaine peut-être mais certainement pas virtuelle.

Sur le chemin de mon blog, aujourd'hui, je m'assois sur la borne heureuse de ses un an. Une pause anniversaire imposée par le temps qui passe et nous emporte dans ses bagages sur le chemin de la vie. Comme le tempo d'une mélodie, le rythme d'un coeur qui bat.

Alors partageons un gâteau de mots, à la crème de sentiments profonds, parfois doux ou amers, et soufflons ensemble la première bougie qui s'est enflammée à l'essence même de ce blog qui est l'essence de chacun d'entre nous, l'essence du monde, de l'univers, l'essence de ce que l'on voit, de ce que l'on croit comprendre, l'essence aussi de ce que l'on ne voit pas et que l'on n'explique pas : l'Amour.

Si tout mon univers est ainsi composé, si telle est ma respiration, si je peux m'exprimer ainsi, me livrer et aimer, c'est grâce à une personne, que dis-je, un trésor, le trésor de ma vie, un diamant que j'aime et avec lequel je vis dans un écrin depuis près de 28 ans... Il est le souffle qui est derrière chacun des mots que j'écris, des mots que vous lisez ici. Le souffle qui fait que je suis.

En ce jour anniversaire, je vous invite aux portes du désert en vous offrant en cadeau le blog de Magalie. Vous y ressentirez les battements d'un coeur à la fois hésitant, émerveillé et sensible, parfumé d'un jasmin léger volant au dessus du sable des étendues désertiques et tunisiennes, et ferez connaissance avec sa petite princesse à la clé d'or. Un voyage prolongés vers des horizons amis tant les liens sont riches et passionnants. Pour en retirer le papier d'emballage, cliquer sur le lien suivant :

Magalie_2http://imagtun.canalblog.com/ 

Parce que la vie est un échange.

Quant à moi, je reprends le cours de ma vie emportant au fond de moi les mots prochains que je vous livreraient bientôt.

Juste comme ça.Un_an_2 

Photos : P'tit Bob (sauf illustration du blog de Magalie "AUX PORTES DU DESERT- TUNISIE")

Prière d'enfant

Que peut mettre un enfant, si jeune, dans ses prières ?

Vers quelles rives intérieures et lointaines est fixé son regard ?

Prit-il pour lui ? Pour ses parents ?

Pour le bien de l'Humanité et donc pour moi, pour toi qui lit ces quelques mots ?

Que met un enfant dans ses prières ? Outre la sincérité de son âge...

Peu importe, il prie. Ca n'appartient qu'à lui.

Et à Celui qui recoit sa prière.

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Moi, je prirais pour toi, Petit.

Car tu es tous les enfants. Tous les enfants, si jeunes, qui prient.

De moi jusqu'à toi. Au delà du temps, au delà des frontières. Au delà des ressemblances.

Pour la beauté du Monde dont tu es.

Pour l'Amour.

Le chat et le soleil

Le chat ouvrit les yeux

Le soleil y entra

Le chat ferma les yeux

Le soleil y resta

Voilà pourquoi le soir

Quand le chat se réveille

J'aperçoit dans le noir

Deux morceaux de soleil.

             Maurice Carème08_09_2007_11c1

Photo : "Cat par Cath'"

          Pomme en anglais se dit "Apple".

          Comme ce chat.

          Ne cherchez pas, c'est sans appel.

          Comprend qui pourra.

Excuse moi, Nicolas

Mes doigts t'ont donné vie. Ou du moins un passage, une essence pour que tu prennes envol. Je t'ai dessiné un visage mais il m'importait peu. Seul ton coeur m'interressait alors car j'en faisais le vase dans lequel je déposais le bouquet de mes émois profonds, de mes douleurs. De mes craintes et de mes frustrations. Des mes amours.

C'est pourquoi je t'ai installé dans des lieux, des situations qui me permettaient de te faire vivre un peu de mon Moi, même si beaucoup je ne les ai pas vécues ainsi. Tout était compliqué et c'est pourquoi je veillais sur toi. De mon coeur à mes doigts. Je ne t'ai pas choisi une vie aisée, mais sans moi tu n'existerais pas.

J'ai créé ton destin pour me soulager d'un poids. Excuse-moi, Nicolas.

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Les personnes qui t'entourent je les ai voulues telles pour te déposer face au chemin que j'espèrais que tu prennes. C'était tellement plus simple pour moi. Chacun de mes mots étaient un pas pour toi. A chacune de mes ratures, tu trébuchais. Je pense à toi souvent et pour un peu, j'allais te demander de tes nouvelles.

Mais je n'écris plus. Tu ne vis plus. La page reste vide et blanche. Je ne t'accorde plus de mots et par conséquent, tu attends immobile.

Tu es parti avec une phrase de trop enchainée à ton corps. Nous deux seulement pouvons comprendre. Mais je vais t'en soulager. C'est une promesse.

Est-ce parce que ma vie s'est installée que je ne te donne plus ce souffle indispensable à ta vie ? Est-ce aussi parce que j'ai rangé en toi quelques uns de mes démons et qu'ainsi j'ai pu avancer plus léger et plus maniable ? Je le crois.

Ta vie trop courte, chapître ou paragraphe travesti de la mienne, est une pièce du puzzle de mon destin. Ce n'est pas rien.

Alors un jour, je te le promets, Nico, je reprendrais ma plus belle plume et ma plus belle encre pour poursuivre l'écriture de ta vie de personnage que j'ai créé dans mon rêve un peu fou d'écrire un roman. Nicolas, ton existence ne tient que dans cent cinquante pages. Pour l'instant.

X1pnwjjkhj3o_xdsi_s0dle5iyybsuspj_5J'allais te demander de passer mon bonjour à Mickaël, mais je ne suis qu'un idiot. S'il s'est éloigné toi, c'est ma faute. Si Michèle est apparue, c'est ma faute aussi. C'est moi qui l'ai voulu ainsi. Excuse-moi, Nicolas. Je vais m'occuper et remettre de l'ordre dans leur vie pour que la tienne ait une fin plus heureuse. 

Du moins vais-je essayer. Car je ne suis pas seul responsable.

Elle m'a quitté et sans elle, je ne peux rien pour toi. Et je la cherche, Nicolas, je la cherche. Quand je pense la reconnaître, elle demeure sourde à mes implorations. Pourtant elle n'est pas loin, je la sens souvent mais à chaque fois, elle n'est qu'un souffle qui passe. Alors Nicolas, je te le demande, pour toi comme pour moi, si elle te rejoint avant moi, dis-lui de venir faire un séjour chez moi. Je l'attends depuis longtemps. Elle, l'inspiration. Elle, qui me fera écrire la suite de ta vie. Elle, qui me donnera la clé pour te délivrer des chaînes du personnage de mon roman. Pour que tu vives à nouveau.

Je n'oublie pas ma promesse. A bientôt, Nicolas.

Main_larrio1_2 

De retour...

Dscn6267_2Et voilà ! Les vacances sont terminées !

Elles ne furent que bonheur et joies.

Et Amour.

Et croyez-moi, ce ne sont pas là que des mots...

Je m'aventurerais peut-être un jour, selon mon humeur, à vous raconter ce qu'elles ont été. Mais au-delà des mots, rien ne pourra jamais refléter ce qui a empli mon âme lors de ce séjour...

Une partie de moi est restée là-bas, mais la partie de moi qui s'adresse à vous, ici, du fond du coeur vous donne rendez-vous à nouveau ici même le plus régulièrement et le plus souvent possible. Le plus sincèrement possible aussi.

Juste pour le plaisir.

Juste comme ça.

En attendant, je vous livre deux photos prises sur la plage du Rimel à Menzel Jemil, en Tunisie, un matin de paix, de sérénité alors que le soleil levait ses couleurs par dessus les vagues légères à peine éveillées.

Du bout des doigts, entre les empreintes de pas d'insectes et de pattes d'oiseaux matinaux, délicatement, j'ai tracé quelques mots simples et éphémères.

Un clin d'oeil de sable et d'amitié.

Juste pour vous.

Dscn6251 Photos : P'tit Bob

Plainte

"Un Roumain qui avait porté plainte contre Dieu pour "escroquerie, abus de confiance, corruption et trafic d'influence", lui reprochant notament de ne pas avoir répondu à ses prières, a été débouté de son action en justice par le Parquet de Timisoara.

Mircea Pavel, 40 ans, qui purge une peine de 20 ans de prison pour meurtre, avait porté plainte contre "le nommé Dieu, domicilié aux cieux et représenté en Roumanie par l'Eglise orthodoxe". Et le prévenu d'expliquer : "Lors de mon baptême, j'ai conclu un contrat avec l'accusé visant à me délivrer du mal. Or, ce dernier n'a pas honoré ce contrat".

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Article paru dans le DAUPHINE LIBERE le 12 juillet 2007

Au revoir, Monsieur...

Jean_claude_brialy J'aimais beaucoup écouter parler cet homme de très grande classe. Son ton, son humour un peu acide mais toujours plein d'amour et de passion, la façon dont il avait de relater tel ou tel fait, telle ou telle personnalité, n'avaient d'égal que son talent d'acteur, de comédien et de narrateur. Il avait une culture hors pair et une ouverture d'esprit qui caractérisaient particulièrement le personnage public qu'il s'était créé et derrière lequel reflétait autant une grande générosité qu'une grande humanité.

Hier, à 74 ans, Mr Jean-Claude Brialy a bouclé sa dernière valise.

Je tenais à lui souhaiter bon voyage.

Au revoir, Monsieur Brialy.

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A la question : "Quel est votre secret de beauté ?"

Monsieur Brialy avait répondu : "La bonne concience".

Qui dit mieux ?

No comment

Arbre

Voyage Giliberti

Au fil des mes pas sur la toile du net, j'ai trouvé à l'angle d'une recherche hasardeuse, un endroit où je n'ai pu qu'entrer et m'arrêter. D'abord, la beauté des regards et des traits de crayons, des traits de pinceaux, ont captivé la sensibilité des envies d'artiste que j'aurais aimé être. Et, à chaque pas un peu plus loin, je me retrouvais dans ces lieux qui se présentaient à moi, me rappelais que j'avais foulé ces terres, croisé ces regards. Puis, il y eu les mots, les textes, les idées, sur l'être humain et ses détours, sur des envies de féminine politique que je partage, sur les maux et les déceptions. Et sur l'amour. L'amour de l'art, l'amour de l'ombre et de la lumière comme j'aime quand, ensemble, ils flirtent pour le plaisir des sens. Parfois une goutte d'acide, une goutte de sang, une larme. Epices de la vie.

Toute cette attention, tout cet intérêt, cette richesse et ce talent porte un nom. Celui d'un artiste jusqu'ici inconnu de moi : Michel GILIBERTI.

Son art est tout ce que j'aime. Chaque photo est celle que j'aurais aimé prendre. Chaque peinture, celle que j'aurais aimé voir naître sous mes doigts. Quant aux textes, recits ou poèmes, pour être franc, je ne les ai pas encore tous parcourus, pas encore tous lus. Mais je savoure... Et pour m'en délecter mieux encore, je tremperais lentement dans ce met délicat dont je ressens les effluves, le pain de mon envie, de mes curiosités, de ma culture et de mes plaisirs. Pour l'Art.

Surtout aussi, l'ombre et la lumière sont partout, à chaque instant. Comme la lune et le soleil. Comme le sucre et le sel. Comme le mal et le bien. Comme le doux et l'amer. Comme le manque et le trop. Comme le ying et le yang. Comme l'homme et la femme. Comme l'homme et l'Homme. Comme tout ce qui fait le monde et la dualité des désirs de vie entre ceux assouvis et ceux trop profondémment enfouis. Je ne peux concervoir l'art sans ces deux opposés complémentaires qui ne vivent que parce l'autre existe.

Je ne peux m'empêcher de vous faire découvrir les quelques instants choisis pour le partage. Parce quil y a la Tunisie que j'aime. Parce qu'il y a Bizerte dont je ne lasserais jamais. Parce qu'il y a un bout de moi que vous pensez connaître. Parce que les sensibilités, commes les âmes, se reconnaissent en silence sans jamais se rencontrer, comme le pollen s'envole au vent pour de nouvelles fleurs de la même essence à travers le monde. A travers l'univers.

Chapeau bas, Monsieur Giliberti.

Pour visiter le blog de cet artiste, cliquer sur le lien suivant :

http://www.michelgiliberti.com/

Salut Greg...

Grâce à la Star Ac' qui lui avait donné des ailes,

un ange a pu s'envoler après avoir réalisé son rêve.

Salut, Greg.

Getmediaservlet

Aujourd'hui, Grégory Lemarchal a tiré sa révérence.

Il était atteint de la mucoviscidose.

Il avait 24 ans.

Petit oiseau

C'était un beau et doux matin de printemps. Sept heures et des poussières à la montre. Avant de me rendre au bureau, je m'installe à la terrasse d'un café. Un express et un pain au chocolat comme petit déjeuner dans cette rue de centre ville où, déjà, passent bus et autos. Le soleil colore juste la pointe des toits et réveille en douceur les citadins. Je touille mon café, en bois une gorgée.

Soudain, un petit être se pose sur le dossier de la chaise juste en face de moi. Il n'a pas l'air effrayé et me regarde calmement. C'est un moineau banal aux couleurs griâtres teintées d'un peu de vert, teintés d'un peu de brun. Etrangement, je suis heureux de cette visite matinale. Il me regarde et tourne sa tête à droite, et tourne sa tête à gauche. Je coupe un petit morceau du pain au chocolat et, du bout des doigts, le lui tends. Alors que je m'attendais à ce qu'il prenne son envol. Il saute sur la table, vient jusqu'à ma main et picore la gourmandise offerte que je tiendrais entre mes doigts jusqu'au bout. L'oiseau, affamé sûrement, n'en reste pas là. Il sautille en direction, toujours sur la table, et prend place sur la petite assiette où était posé le pain au chocolat. Et il se remet à manger. Il est à trente centimètres de moi et il n'a pas peur. Je le laisse picorer en observant cette scène charmante. Je suis captivé par ce petit moineau audacieux et surtout par le fait que je ne l'effraie pas. Je tente un geste et prends ma tasse. Il ne bouge pas, me regarde et poursuit son repas matinal. Je repose ma tasse et c'est comme si une confiance s'instaurait naturellement.

La ville semblait devenue silencieuse. Seul existait cet instant magique entre lui et moi. Cela peut vous paraître naïf, bien sûr, mais il ne m'en faut pas plus pour avoir le coeur joyeux. Ce sont des instants de bonheur trop rares que nous offrent la Vie. Et je n'aurais qu'un conseil à vous donner : savourez ces instants qui peuvent sembler sans intérêt mais qui sont une richesse et un don. Nous passons trop souvent à côté de choses simples et inatendues, perdus dans le tourbillon d'une vie où nous ne laissons pas de place aux moments simples, beaux et remplis d'amour, cadeaux de la Vie. N'importe où, n'importe quand, sachez regarder, sachez voir et sentir que le bonheur n'est peut-être pas là où vous le cherchez, où vous l'attendez.

Moineau

Ce matin-là, un petit oiseau sans importance m'a salué. Il m'a choisi. Je l'en remercie.

"Petit oiseau sans importance" ai-je dit ? Vraiment ? Alors pourquoi plus de dix ans après, je pense encore lui ?

On apprend de tous, de tout, à chaque instant. Même d'un moineau des villes. Il suffit de le savoir. De le vouloir.

D'ouvrir les yeux.

D'ouvrir son coeur.

Quelques minutes. Quelques secondes.

Même à un petit oiseau.

Sans commentaire...

Panthere Message extrait du site de la Fondation Nicola Hulot pour la Nature et l'Homme.

Sous les pieds de nos mères

Parce qu'en Tunisie, j'ai souvent entendu dire que "le paradis est sous les pieds de nos mères", je vous conte cette histoire :

Hassan aimait tendrement sa mère et passionnément Leïla, sa femme.

Mais Leïla n'aimait pas la mère d'Hassan dont elle était terriblement jalouse. Sans cesse, elle torturait son mari avec ses exigences.

"Si tu m'aimais vraiment, tu ne tolérerais pas qu'une autre femme me dicte sa loi sous notre toit."

Et Hassan chassa sa mère de leur maison.

"Si tu m'aimais vraiment, tu n'irais plus voir cette femme qui médit de moi en secret."

Et malgré sa peine, Hassan ne rendit plus visite à sa pauvre mère.

Mais la jalousie de Leïla était sans bornes. Un jour, elle exigea d'Hassan la plus cruelle des épreuves.

"Si tu m'aimais vraiment, tu irais tuer cette femme qui me torture jour et nuit, et tu me rapporterais son coeur."

Hassan prit son couteau. Il alla voir sa mère et lui arracha le coeur.

Mais tandis qu'il rapportait en pleurant son trophée à sa bien-aimée, il trébucha sur un caillou du chemin et le coeur tomba sur le sol.

Alors, du morceau de chair sali par la poussière sortit une petite voix qui lui demanda :

"Hassan, mon fils, tu ne t'es pas fait mal au moins ?"

Klimt   

Illustration : "Les trois étapes de la vie" de Gustav Klimt (détail)

Pacte écologique

Interdiction de fumer dans les lieux publics ! C'est l'arbre hypocrite qui cache la forêt. Ouvrez vos fenêtres : de quel air aérez-vous vos demeures, vos draps, vos poumons. Quel l'air respire l'enfant qui sourit dans sa poussette à hauteur des pots d'échappement ? Encore fragile, il va se remplir, de sa peau nouvelle jusqu'à ses poumons tout neufs, d'air que l'on dit toujours frais. Car innocemment, sa mère a bien dit : "Allez on va prendre l'air, mon chéri". Mais quel air ? Celui qui germera lentement dans son sang, ces cellules et tout son corps... jusqu'à la maladie adulte et finale ?

Et l'eau qui se gorge, la gourmande, du jus de la terre que l'on nourrit d'engrais et qui, réincarnée en pluie, ne pourra plus nous laver de nos pêchers d'irresponsables. Mais ce n'est pas grave, n'est-ce pas, car ce sol donnera plus de légumes et de fruits qui eux engrangeront, et c'est le but, le maximum d'argent. La société est ainsi faite de nos jours. Et bien sûr, j'en fais parti avec mes fautes, mes négligences et mon irresponsabilité quotidienne.

A travers ses reportages remarquables qui nous font découvrir un monde merveilleux mais en perdition, monde dans lequel nous vivons tous, Nicolas Hulot tire aujourd'hui une sonnette d'alarme qui me séduit.

Si la mémoire universelle de l'être humain peut se souvenir que sans air, sans eau, sans nature, nous ne sommes rien et ne pouvons pas exiter au sens premier du terme, si votre regard de mère, de père, de frère, de soeur, d'ami peut se porter sur un horizon grisé et le vouloir plus bleu, plus vert, plus pur pour tous ceux que vous aimez et pour leur génératons à venir, je vous invite juste à vous connecter sur le site de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et pour l'Homme. Juste comme ça.

Vous y trouverez entre autres, une rubrique intitulée "Un geste pour la planète" vous donnant des conseils écologiques à la portée de tous dans la vie de tous les jours qui vous permettrons aussi de faire des économies.

Mais aussi, à la veille des élections présidentielles, Nicolas Hulot vous proposera son pacte écologique dont vous avez sûrement entendu parler. Qu'est-il ? Je vous laisse le découvrir. Personnellement, après l'avoir lu, je nai pas hésité : j'ai signé. D'autant plus, qu'il ne se prétend d'aucun parti politique.

Son parti ? LA VIE... avec un grand "V".

Nicolas_hulotNe cherchez pas à cliquer sur l'image, ça ne fonctionnera pas mais voici les liens pour vous connecter aux sites :

Fondation Nicolas Hulot :

http://www.fondation-nicolas-hulot.org/

Le pacte écologique :

http://www.pacte-ecologique-2007.org¨

Juste comme ça

Lmde_1

Le Feu National

Dans quelques semaines, les bureaux de votes présidentiels vont ouvrir leurs portes, pour s'aérer tout d'abord, et ensuite pour nous laisser déposer dans leur boites fendues ce petit morceau de papier qui vaut bien plus cher qu'on ne le croit souvent.

Il y a des hommes qui parlent, des femmes aussi. Il va nous falloir en choisir un. Un, ou une, qui va nous représenter. REPRESENTER, un bien grand mot qu'il ne faut pas prendre à la légère. Ne vous en faites pas, je ne vais pas ici ni faire de discours, ni même vous donner quelques conseils politiques : de quel droit ?

Vous êtes suffisament conseillé par tous les médias allentours et c'est très bien. Chacun quel qu'il soit doit pouvoir s'exprimer, c'est le but premier de la démocratie. DEMOCRATIE, un bien grand mot qu'il ne faut pas prendre à la légère et qui est encore trop souvent le rêve de nombreux Hommes qui meurent de vouloir le prononcer. Et ce mot, cette richesse, ne peut être qu'avec son presque frère jumeau : le mot LIBERTE.

Il est justement un homme qui prône la liberté. C'est normal, il veut, comme les autres candidats, être élu. Pourtant je voudrais rappeler que, sous le rideau épais et opaque où il se drappe de mots que je ne qualifirais pas ici, cet homme a dernièrement dit sur une grande chaîne de télévision que s'il été élu il supprimerait radicalement le ministère de la culture car l'Etat, selon lui, ne peut avoir qu'un rôle de mécène. Il a ajouté qu'il accorderait des aides à des oeuvres qui sont vraiment de l'art.

Ce qui signifie en d'autres termes que sera considéré comme culture, uniquement ce que LUI jugera en être ou non. De là à brûler les livres qu'il jugera ne pas être à son goût, il n'y a qu'un pas.

Cet homme trouve aussi tout à fait normal qu'une association humanitaire distribue de la soupe au cochon aux SDF et aux plus démunis. Association HUMANITAIRE ? Vraiment ? Alors qu'une simple soupe de légumes et un morceau de pain reviendrait moins cher et profiterait à tous quelle que soit leur religion. Je ne dois pas avoir la même notion de l'humanitaire et du respect que certains !

Cet homme a aussi dit que le corps de la femme devrait être propriété de la Nation. Je vous laisse à vos réflexions, Mesdames...

Et pour rester dans un domaine féminin, cette personne considère que le chiffe de la démographie française est faux car toutes les naissances sont prises en compte alors qu'il ne faudrait comptabiliser que celles dont les parents sont de vrais français. (dernier discours sur son site officiel).

Et tous ces mots, ces paroles qu'il prononce ne sont pas dictées par son bouclier, son cheval de Troie dans lequel il avance, qu'est pour lui l'immigration profitant de la crainte due à l'ignorance de certains.

Vous en voulez encore ? C'est simple : il vous suffit de surfer sur le net et de tomber sur des sites de militants de ce parti -que je n'ai pas cité, vous avez remarqué.

Pour terminer, je vous livre un texte que j'avais écrit il y a quelques temps déjà.

Je tiens à préciser qu'à l'époque où je posais ces mots sur le papier, les incidents survenus dans les cités et banlieues françaises dont les médias se sont emparés n'avait pas encore eu lieu et que la flamme dont je parle n'est pas de celles qui ont fait s'embraser certains véhicules, mais celle de la représentation d'un parti politique auquel je faisais allusion ci-dessus et dont le discours est à mille lieues lumières de mes convictions et des sentiments humains que j'éprouve envers les êtres du genre humain d'où qu'il vienne et de quelle culture ou couleur qu'il soit.

Sans cette précision, aujourd'hui, je craignais que mon texte soit mal interprété.

Livre_en_feu_1 

LE FEU NATIONAL

Au départ, une étincelle, rien de plus

Deux ou trois mots enflammés,

Qui, à quelques badauds, ont bien plu.

Pas vraiment de quoi s'alarmer.

A bout de bras levé bien haut,

Ils ont allumé l'allumette,

Puis animé l'amulette

Comme les phares aux bateaux.

Signaux nouveaux de fumée,

Doctrine pour d'étranges pompiers

Qui vendent des briquets allumés

D'une nouvelle flamme enviée.

Emerveillé devant le feu de paille,

Le badaud devient pyromane,

Et de partout, où qu'il aille,

Il vénère le chaman.

Et depuis le vent souffle

Alors seulement l'alarme sonne.

On court, on s'effoufle,

Mais presque plus personne...

On pensait que ce feu de paille

N'était qu'un artifice

Mais pas une telle bataille

Au point que la source tarisse.

Réfléchissez, prenez vos seaux,

Remplissez-les d'eau pure,

Pour sauver votre peau

C'est le moyen le plus sûr.

Mais combien de litres d'eau

Pour un tel incendie ?

Le mistral souffle trop

Et le feu s'élargit.

Bientôt tout le pays sera en feu;

Avec eux jamais je ne le brûlerais,

Jamais je ne pourrais être heureux

Dans une nation calcinée.

Je me battrais avec mes frères,

Les vrais, ceux qui haissent la flamme,

Pour rafraîchir ma terre,

Lui redonner son âme.

Quand j'y arriverai - et j'y arriverai -

Quand l'honneur sera retrouvée,

A mon tour j'allumerai le Feu,

Le Feu de joie, le vrai.

Celui de la Paix et de la Liberté,

Le Feu d'Egalité et de Fraternité.

Le vrai Feu national.

 

 

J'aime pas la neige

Pourtant... c'est beau !

Neige Photo : P'tit Bob

Premier jour de neige pour 2007.

Au revoir, Monsieur

Henri Grouès est né à Lyon, le 05 août 1912.

Il deviendra l'Abbé Pierre.

Le Fondateur des Compagnons d'Emmaüs a tiré sa révérence ce matin, lundi 22 janvier 2007, à 5 h 25. Plus qu'un homme, c'est une Vie qui nous salue. L'Abbé Pierre ne mourra jamais vraiment, sa lumière restera dans le coeur des Hommes. Il avait 94 ans.

Je tenais à lui rendre un modeste hommage. Juste comme ça.

Dieu ait son âme. Ce dont je ne doute pas.

"Ce qu'il faut revendiquer, ce n'est pas l'égalité qui est illusoire. De la naissance à la mort, il y a inégalité : quand l'enfant naît, le père et la mère sont forts et il est faible ; quand il sera devenu fort, ses parents seront devenus faibles. Ce qui est nécessaire à la vie, c'est la solidarité." Abbé Pierre

"On ne possède vraiment que ce que l'on est capable de donner. Autrement on n'est pas le possesseur mais le possédé." Abbé Pierre

- Quelle est votre devise ?

- Celle de mon père : "Fais ce que tu dois et advienne que pourra."

- Quel talent aimeriez-vous avoir ?

- Aimer inlassablement.

- Quel votre plus grand regrêt ?

- D'avoir vécu jusqu'à 90 ans.

- Comment aimeriez-vous mourir ?

- Ce qui me fera mourir m'indiffère complètement. Mais je souhaite me voir mourir.

(Extrait d'un entretien paru dans l'Express le 17/10/02)

Le site de la fondation de l'Abbé Pierrre :

http://www.fondation-abbé-pierre.fr

Ca vole bas...

Dans un avion, une femme blanche d'environ cinquante ans, s'assied à côté d'un homme noir.

Visiblement perturbée, elle appelle l'hôtesse de l'air.

       - Quel est votre problème, Madame ? demande l'hôtesse.

       - Mais vous ne voyez pas ? répond la dame. Vous m'avez placée à côté d'un Noir. Je ne le supporte pas ! Donnez moi un autre siège !

       - S'il vous plait, calmez-vous, dit l'hôtesse. Presque toutes les places de ce vol sont prises. Je vais voir s'il y a une place disponible.

L'hôtesse s'éloigne et revient quelques minutes plus tard :

       - Madame, comme je le pensais, il n'y a plus aucune place libre dans la classe économique. J'ai parlé au commandant et il m'a confirmé qu'il n'y a plus de place dans la classe exécutive. Toutefois, nous avons encore une place en première classe.

Avant que le dame puisse faire le moindre commentaire, l'hôtesse de l'air continue :

       - Il est tout à fait inhabituel dans notre compagnie de permettre à une personne de classe économique de s'asseoir en première classe. Mais vu les circonstances, le commandant trouve qu'il serait scandaleux d'obliger une personne respectable de s'asseoir à côté d'une personne aussi désagréable.

Et s'adressant au Noir, l'hôtesse dit :

       - Donc, Monsieur, si vous le souhaitez, prenez votre bagage car un siège en première classe vous attend.

Et tous les passagers autour, qui assistaient à la scène, applaudirent.

(Ceci est un fait réel.)

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