Dans quelques semaines, les bureaux de votes présidentiels vont ouvrir leurs portes, pour s'aérer tout d'abord, et ensuite pour nous laisser déposer dans leur boites fendues ce petit morceau de papier qui vaut bien plus cher qu'on ne le croit souvent.
Il y a des hommes qui parlent, des femmes aussi. Il va nous falloir en choisir un. Un, ou une, qui va nous représenter. REPRESENTER, un bien grand mot qu'il ne faut pas prendre à la légère. Ne vous en faites pas, je ne vais pas ici ni faire de discours, ni même vous donner quelques conseils politiques : de quel droit ?
Vous êtes suffisament conseillé par tous les médias allentours et c'est très bien. Chacun quel qu'il soit doit pouvoir s'exprimer, c'est le but premier de la démocratie. DEMOCRATIE, un bien grand mot qu'il ne faut pas prendre à la légère et qui est encore trop souvent le rêve de nombreux Hommes qui meurent de vouloir le prononcer. Et ce mot, cette richesse, ne peut être qu'avec son presque frère jumeau : le mot LIBERTE.
Il est justement un homme qui prône la liberté. C'est normal, il veut, comme les autres candidats, être élu. Pourtant je voudrais rappeler que, sous le rideau épais et opaque où il se drappe de mots que je ne qualifirais pas ici, cet homme a dernièrement dit sur une grande chaîne de télévision que s'il été élu il supprimerait radicalement le ministère de la culture car l'Etat, selon lui, ne peut avoir qu'un rôle de mécène. Il a ajouté qu'il accorderait des aides à des oeuvres qui sont vraiment de l'art.
Ce qui signifie en d'autres termes que sera considéré comme culture, uniquement ce que LUI jugera en être ou non. De là à brûler les livres qu'il jugera ne pas être à son goût, il n'y a qu'un pas.
Cet homme trouve aussi tout à fait normal qu'une association humanitaire distribue de la soupe au cochon aux SDF et aux plus démunis. Association HUMANITAIRE ? Vraiment ? Alors qu'une simple soupe de légumes et un morceau de pain reviendrait moins cher et profiterait à tous quelle que soit leur religion. Je ne dois pas avoir la même notion de l'humanitaire et du respect que certains !
Cet homme a aussi dit que le corps de la femme devrait être propriété de la Nation. Je vous laisse à vos réflexions, Mesdames...
Et pour rester dans un domaine féminin, cette personne considère que le chiffe de la démographie française est faux car toutes les naissances sont prises en compte alors qu'il ne faudrait comptabiliser que celles dont les parents sont de vrais français. (dernier discours sur son site officiel).
Et tous ces mots, ces paroles qu'il prononce ne sont pas dictées par son bouclier, son cheval de Troie dans lequel il avance, qu'est pour lui l'immigration profitant de la crainte due à l'ignorance de certains.
Vous en voulez encore ? C'est simple : il vous suffit de surfer sur le net et de tomber sur des sites de militants de ce parti -que je n'ai pas cité, vous avez remarqué.
Pour terminer, je vous livre un texte que j'avais écrit il y a quelques temps déjà.
Je tiens à préciser qu'à l'époque où je posais ces mots sur le papier, les incidents survenus dans les cités et banlieues françaises dont les médias se sont emparés n'avait pas encore eu lieu et que la flamme dont je parle n'est pas de celles qui ont fait s'embraser certains véhicules, mais celle de la représentation d'un parti politique auquel je faisais allusion ci-dessus et dont le discours est à mille lieues lumières de mes convictions et des sentiments humains que j'éprouve envers les êtres du genre humain d'où qu'il vienne et de quelle culture ou couleur qu'il soit.
Sans cette précision, aujourd'hui, je craignais que mon texte soit mal interprété.
LE FEU NATIONAL
Au départ, une étincelle, rien de plus
Deux ou trois mots enflammés,
Qui, à quelques badauds, ont bien plu.
Pas vraiment de quoi s'alarmer.
A bout de bras levé bien haut,
Ils ont allumé l'allumette,
Puis animé l'amulette
Comme les phares aux bateaux.
Signaux nouveaux de fumée,
Doctrine pour d'étranges pompiers
Qui vendent des briquets allumés
D'une nouvelle flamme enviée.
Emerveillé devant le feu de paille,
Le badaud devient pyromane,
Et de partout, où qu'il aille,
Il vénère le chaman.
Et depuis le vent souffle
Alors seulement l'alarme sonne.
On court, on s'effoufle,
Mais presque plus personne...
On pensait que ce feu de paille
N'était qu'un artifice
Mais pas une telle bataille
Au point que la source tarisse.
Réfléchissez, prenez vos seaux,
Remplissez-les d'eau pure,
Pour sauver votre peau
C'est le moyen le plus sûr.
Mais combien de litres d'eau
Pour un tel incendie ?
Le mistral souffle trop
Et le feu s'élargit.
Bientôt tout le pays sera en feu;
Avec eux jamais je ne le brûlerais,
Jamais je ne pourrais être heureux
Dans une nation calcinée.
Je me battrais avec mes frères,
Les vrais, ceux qui haissent la flamme,
Pour rafraîchir ma terre,
Lui redonner son âme.
Quand j'y arriverai - et j'y arriverai -
Quand l'honneur sera retrouvée,
A mon tour j'allumerai le Feu,
Le Feu de joie, le vrai.
Celui de la Paix et de la Liberté,
Le Feu d'Egalité et de Fraternité.
Le vrai Feu national.