Une mélancolie arabe

Je viens de refermer ce livre et mes yeux s'arrêtent sur la photo de couverture.

Où va cet enfant qui court ?

Fuit-il encore ceux qui ont tenté de le violer ? Fuit-il l'image de ce garçon efféminé dont on se moque sous le ciel marocain ? Fuit-il la mort qui l'a embrassé plusieurs fois pour mieux l'abandonner à sa vie ? Fuit-il l'amour qui, paradoxalement, est sa quête première ?

Unemelancoliearabe2_2Néanmoins, une chose est sûre : l'auteur de ce roman autobiograhique, Abdellah Taïa, ne fuit pas son identité sexuelle ; il le revendique presque malgré les tabous, les interdits et l'hypocrisie de son Maroc natal qu'il aime mais qui le déchire aussi parfois.

Mais qu'il traverse Marrakech, Le Caire ou Paris, il est lui-même est assume son homosexualité et ses amours jusqu'ici douloureuses. Il est Lui et l'écrit avec des mots simples, touchants, sincères et poétiques.

A travers quatre tranches chosies de sa vie, Abdellah Taïa entre dans la nôtre, et pas seulement le temps d'une lecture. On voudrait en savoir plus encore. C'est pourquoi, après avoir lu "L'armée du salut", j'ai poursuivi cette rencontre avec sa "Mélancolie arabe" et continuerais sur son chemin avec "Mon Maroc" et "Le rouge de Tarbouche". Ainsi, j'aurais lu les quatre ouvrages de monsieur Taïa que j'ai découvert il y a peu, en attendant qu'il publie un éventuel nouvel opus.

Abdellahtaia_3Abdellah Taïa est né à Salé (Maroc) en 1973 et vit à Paris depuis 9 ans

Le site d'auteur :

http://abdellahtaia.free.fr/

Entretien avec A.Taïa au sujet de son livre, sur le site des Editions Seuil :

http://www.editionsduseuil.fr/livre/Une%20m%E9lancolie%20arabe/9782020972338 (cliquez au bas la fiche relative à "Une mélancolie arabe)

Quatre lettres pour une prière

Plusieurs juifs pieux priaient dans une synagogue quand ils entendirent une voix d'enfant qui disait :

"A, B, C, D."

Ils tentèrent de se concentrer sur les versets sacrés, mais la voix répétait :

"A, B, C, D."

Peu après, ils cessèrent de prier. Quand ils se retournèrent, ils virent un jeune garçon qui répétait encore :

"A, B, C, D."

Le rabbin s'approcha du gamin.

"Pourquoi fais-tu cela ? lui demanda-t-il.

" Parce que je ne connais pas les versets sacrés, répondit l'enfant. Alors, j'espère que si je récite l'alphabet, Dieu prendra les lettres pour former les mots qui conviennent.

" Merci pour cette leçon, dit le rabbin. Puissè-je confier à Dieu mes jours sur cette terre de la même manière que tu lui confies tes lettres."

Sourire_1Extrait de "Maktub" de Paulo Coelho

Photo : Wilfrid Offacker

Le blog de Wilfrid Offacker : http://wilfridhoffacker.blog.lemonde.fr/

Racine

"Existe-t-il quelque chose de plus important que la prière ?" demanda le disciple à son maître. Le maître lui indiqua un arbuste tout près de là et lui suggéra d'en couper une branche. L'autre obéit.

"L'arbre est-il toujours vivant ? interrogea le maître.

"Aussi vivant qu'avant, assura le disciple.

"Alors, retournez près de l'arbuste et coupez la racine.

"Mais si je fais cela, l'arbre va mourir.

"Les prières sont les branches de l'arbre, et sa racine s'appelle la foi, réplique le maître. La foi peut exister sans la prière, mais la prière ne peut exister sans la foi."

Dscn5024_2 Photo : P'tit Bob

Extrait de "Maktub" de Paulo Coelho

Bou Kornine

La dernière page vient de se refermer sous mes doigt et je suis encore là-bas. Avec eux, Michel et Moez. Tout au long de leur histoire d'amour, j'étais avec eux. Oui, car il s'agit bien d'une histoire d'amour entre ce français né en Tunisie qui revient sur sa terre natale et qui, comme la Méditerranée sépare ces deux pays, ressent le fossé, la plaie de ses contractions, comme un être intérieur perpétuellement en combat avec lui-même, et ce jeune tunisien qui se dit étudiant et qui porte sur ses épaules le poids d'une culture et de non-dits évidents et paradoxalement criés en silence dans une société déchirée entre désirs, fantasmes, honneur et devoirs.

Un autre personnage est là aussi, plus présent peut-être que Michel et Moez : la Tunisie, ce pays que j'aime et où je marchais au fil des pages de cet ouvrage, et qui est la frontière invisible des sentiments entre ses deux êtres, qui entre mensonges, franchise, espoirs, renoncements, refus, envies, tourments, plaisirs, méfiances, douleurs et souvenirs d'enfance n'arrivent pas apprivoiser l'amour qui tourne autour d'eux comme un parfum envivrant et entêtant dont on ne peut se passer.

Boukornine_4Mais ce ne sont là que des mots. Les miens. Et ils ne valent rien face à ceux écrits par Michel Giliberti dans ce livre qui m'a parfois tiré les larmes au yeux et serré le coeur tant je me retrouvais à la fois dans chacun des personnages attachants qu'ils sont tous deux à leur façon tant ils se rassemblent et se ressemblent dans leurs différences.

Parfois, on passe à côté de choses belles et importantes qui, comme le temps, ne se rattrapent pas. La peur d'être aimé, celle de ne pas être à la hauteur des envies de bonheur que l'on souhaiterait pour l'autre, cet autre que l'on aime tant qu'on le voudrait semblable et si différent à la fois, font que l'on ne se livre pas totalement et que l'on marche le bord d'un précipice souvent trop profond n'ayant plus que le vertige des sentiments forts comme unique compagnon.

Et les mots qui blessent pour cacher des je t'aime...

Et les mots aveugles qui n'entendent pas le cri murmuré de ces je t'aime précieux. Qui ne veulent pas les entendre.

Et pourtant...

A la dernière page de ce livre, autobiographique -puis-je le dire ?- je n'ai qu'un regret : ne pas savoir ce que sont devenus ensuite Michel et Moez. Ensemble. Père ? Fils ? Amour ? Amitié ?

"Bou Kornine" de Michel Giliberti - Editions Bonobo

Voir le blog de l'auteur dans la rubrique "Mes ballades sur le net".

Pouvoir

Le Maître dit :

"La parole est pouvoir. Les mots transforment le monde et l'homme.

Nous avons tous entendu dire : "Il ne faut pas parler des bonnes choses qui nous arrivent, car l'envie des autres détruirait notre joie."

Il n'en est rien. Les vainqueurs parlent avec fierté des miracles survenus dans leur existence. Si vous dégagez de l'énergie positive, elle attirera davantage d'énergie positive encore et elle réjouira ceux qui vous veulent vraiment du bien.

Quant aux envieux, aux vaincus, ils ne pourront vous causer du tort que si vous leur donnez ce pouvoir.

N'ayez pas peur. Parlez des bonnes choses de votre vie à qui veut les entendre. L'Ame du Monde a grand besoin de votre joie."

Dscn5243 Photo : P'tit Bob

Extrait de "Maktub" de Paulo Coelho.

Eau douce

Au bord de la rivière Piedra se trouve un monastère entouré d'une végétation florissante - une véritable oasis au milieu des terres arides de cette région d'Espagne. C'est là que la petite rivière devient un cours d'eau torrentueux et se divise en de multiples cascades.

Le voyageur traverse la contrée, écoutant la musique de l'eau. Soudain, au pied d'une cascade, une grotte attire son attention. Il observe soigneuement la pierre polie par le temps et les belles formes que la nature a patiemment créées. Puis il découvre, inscrit sur une plaque, les vers de Rabindranath Tagore :

"Ce n'est pas le marteau qui a rendu ces pierres si parfaites, mais l'eau, avec sa douceur, sa danse et sa chanson.

Là où la dureté ne faite que détruire, la douceur parvient à sculpter."

Eau_et_pierre Photo : P'tit Bob

Extrait de "Maktub" de Paulo COELHO.

Vieil ermite

Un vieil ermite fut un jour invité à se rendre à la cour du plus puissant roi de son temps.

"J'envie un saint homme qui se contente de si peu, lui dit le roi.

"J'envie Votre Majesté qui se contente de moins que moi, rétorqua l'ermite.

"Comment pouvez-vous dire cela, alors que tout ce pays m'appartient ? s'exclama le roi, offencé.

" Précisément, répondit le vieil ermite. Moi, j'ai la musique des sphères, j'ai les rivières et les montagnes du monde entier, j'ai la lune et le soleil, parce que j'ai Dieu dans mon âme. Mais Votre Majesté n'a que ce royaume."

Tunisie_2

Photo : P'tit Bob

Texte extrait de "Maktub" de Paulo Coelho

J'ai lu "Sheila, Biographie d'une Idole"

"Je viens d'un milieu ouvrier, commerçant, je n'ai pas fait d'études, j'ai commencé à travailler sur les marchés à quatorze ans, ce n'est pas une légende... Mon seul rêve, c'était de chanter".

Ainsi commence, après une introduction habile, l'ouvrage que l'"homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours" (puisque c'est ainsi qu'avec un brin d'humour se définit sur son blog, Frédéric QUINONERO) a consacré à Annie Chancel plus connue sous le nom de SHEILA.

"Biographie d'une Idole" est le chemin effectué par une jeune fille de "bonne famille" qui bascule dans le tourbillon de son rêve, jusqu'à nos jours. On ressent au travers des mots de l'auteur que le choix de l'artiste n'est pas le fruit d'un hasard, que cette Sheila, il la connait depuis longtemps à travers les étapes de sa propre vie, et que, même s'il ne la ménage pas parfois par quelques pointes d'ironie acidulée, il l'aime et surtout la respecte.

Respect. C'est le mot que je retiendrais pour cet ouvrage. Respect de l'artiste et de la femme mais aussi respect du lecteur tant les propos relatés sont tous répertoriés à la fin du livre. Moi qui suit Sheila depuis ma plus tendre enfance (ou est-ce elle qui me poursuit ?), j'ai encore appris des choses à la lecture de cette biographie. Mais surtout, j'ai ressenti un frisson de nostalgie, de mélancolie et de plaisir à l'évocation de ses années passées ensemble, elle et moi.

Sheila

"J'ai envoyé promener mon passé. Mon image est en décalage complet avec mon moi profond. J'ai symbolisé si longtemps la poupée mécanique, gentillette, alors que je suis un être hyper sensible. Mes textes sont enfin mon reflet, ils sont mes histoires à moi." Au fil des pages, Sheila continue de s'exprimer.

De 1962 à 2007, tout y est. On se rend compte combien cette femme a travaillé, combien elle a aimé ce qu'elle a fait -et ce qu'elle fait encore-, combien elle a été déçue par tant de choses, combien la vie ne lui a rien épargné.

Combien les mots de l'auteur nous placent, comme si on y était, devant toutes les scènes où elle a triomphé et triomphe encore.

Combien elle aurait pu avoir un destin de star internationale qu'elle avait commencé à installer si...

Et combien, le temps qui passe, met Annie face à Sheila.

Ce livre est le parfait complément de l'intégrale de ces chansons sortie il y a peu. Il peut autant intéresser les novices du phénomène Sheila que les curieux qu'elle ne laisse toujours pas indifférents et bien sûr, que les gens qui l'aiment depuis tant d'années.

Merci à Frédéric QUINONERO pour ce travail minutieux et respectueux. Merci pour cette première biographie. Merci pour le plaisir pris à la lecture de votre livre.

Quant aux autres qui ne l'ont pas encore lu, qu'attendez-vous ? Que je vous dise que cette "Biographie d'une idole" est actuellement en tête des ventes à la Fnac ?

Et l'histoire se termine sur le texte du dernier titre de Sheila :

"Comme un nouveau départ, une nouvelle ère

"Un nouveau jour se lève sur la Terre

"L'amour pour seule prière."

Biographie_d_une_idole_2"SHEILA,

BIOGRAPHIE D'UNE IDOLE"

de Frédéric QUINONERO

Editions TOURNON

-février 2007-

Cet ouvrage contient également la discographie complète et détaillée de la chanteuse, toutes les dates de ses concerts répertoriés depuis ses débuts, la liste des livres qu'elle a écrits, les films et téléfilms dans lequels elle a joué, et un hommage sympatique à quelqu'uns des nombreux sites et forums qui lui sont consacrés à sur le Net.

Blog de l'auteur : http://quinonero.blogspot.com

Précédente note consacrée à ce livre : http://ptitbob.neufblog.com/juste_comme_a/2007/01/biographie_dune.html

Champ de roses

Un vieux sage chinois se promenait dans la campagne enneigée quand il aperçut une femme en larmes.

"Pourquoi pleures-tu ? lui demanda-t-il.

"Parce que je me souviens du passé, de ma jeunesse, de la beauté que me renvoyait le miroir, des hommes que j'ai aimés. Dieu a eu la cruauté de me donner la mémoire. Il savait que je me rappellerais le printemps de ma vie et que je pleurerais."

Le sage contempla la campagne enneigée, le regard fixé sur un point déterminé. A un moment, la femme cessa de se lamenter :

"Que regardez-vous là-bas ? demanda-t-elle

"Un champ de roses, répondit le sage. Dieu a été généreux avec moi en me donnant la mémoire. Il savait qu'en hiver je pourrais toujours me rappeler le printemps, et sourire."

Rose_2 Photo : P'tit Bob

Texte extrait de "MAKTUB" de Paulo COELHO

Eléphant

Un dompteur de cirque parvient à dresser un éléphant en recourant à une technique très simple : alors que l'animal est encore jeune, il lui attache une patte à un tronc d'arbre très solide. Malgré tous ses efforts, l'éléphanteau n'arrive pas à se libérer. Peu à peu, il s'habitue à l'idée que le tronc est plus fort que lui. Une fois qu'il est devenu un adulte doté d'une force colossale, il suffit de lui passer un corde au pied et de l'attacher à un jeune arbre. Il ne cherchera même pas à se libérer.

Bhraman_et_elephant_2   

Comme ceux des éléphants, nos pieds sont entravés par des liens fragiles. Mais, comme nous avons été accoutumés dès l'enfance à la puissance du tronc d'arbre, nous n'osons pas lutter.

Sans savoir qu'il nous suffirait d'un geste de courage pour découvrir toute notre liberté.

Texte extrait de "MAKTUB" de Paulo Coelho

Mektub_2   

Himalaya

HimalayaNe vous est-il jamais arrivé de repenser à un personnage de roman qu vous avez lu il y a quelque temps déjà ? Moi, je me surprends parfois à songer à Iona.

Iona est l'héroïne d'une histoire imaginaire et réelle à la fois. Imaginaire par le fait que cette enfant est sauvée, pour ne pas dire enlevée, par des yétis, ces créatures que l'on décrit toujours comme abominables ; et réelle parce que ces êtres inconnus nous ressemblent tant par certains côtés et surtout parce qu'on nous sont dépeints par l'auteur comme tellement vrais et vivants. Ces yétis, socialement établis en deux communautés (ceux des Terres d'en bas, et ceux des Terres d'en haut) savent, comme nos ancêtres, se servirent des dons de la nature et vivre par et avec eux. Iona découvrira un monde auquel elle s'adaptera assez vite, et sera considéré par ces protecteurs comme une envoyée des Dieux.

Ce roman est une évasion, une respiration fraiche et halletante qui nous transporte dans des sommets d'un Himalaya mystérieux et inconnu.

Qu'est devenue Iona aujourd'hui ? Justement, je me le demande... Pour vous dire à quel point j'ai été imbibé par ce roman et ses personnages délicieusement intrigants et attachants.

Sur la quatrième de couverture, on peut lire :

"Du fond de leurs orbites, les yeux dorés examinaient la fillette avec une intensité pénétrante, sans jamais ciller, comme ceux d'un hibou. Ce regard sauvage avait quelque chose d'humain ; on y devinait une intelligence qui se situait entre l'animal et l'homme. Iona le dévisageait, pétrifiée.

- Shumbi, grogna la créature."

Iona, petite anglaise de douze ans, suit son oncle botaniste en expédition dans l'Hymalaya. Une nuit, elle s'égare dans le campement et tombe dans un précipice. Miraculeusement indemne, elle se retrouve dans une vallée ignorée des homme où vivent de mystérieuses créatures. Elle comprend bientôt qu'il s'agit des yétis tant reoutés des sherpas.

Au fil des jours, la jeune fille va découvrir une société inchangée depuis des millénaires et porteuse d'une sagesse écologique que l'homme a perdue. Le loyal et courageux Manu accompagné de sa panthère, Kekua la femelle aveugle, Tonemetapu le vieux patriarche..., tous vivent en villages, obéissant à des rites, entretiennent l'histoire de leurs origines. Pourtant la société des yétis est en crise à cause de l'avance inexorable des hommes autour de leur territoire. Iona va alors apprendre à parler leur langage, à les connaître et à les aimer...

Un grand roman d'aventure, doublé d'un hymne magnifique à la nature.

"HIMALAYA" roman de Nicholas Luard

aux Editons du Rochers (1995) - 374 pages -

Je ne peux terminer sans remercier la personne qui m'a offert ce roman. Si son choix s'est arrêté sur ce titre c'est qu'elle me connait bien, ce dont je ne doute pas. Elle ne s'est pas trompée. S'il y a des romans que je dois conserver, celui-ci sans nul doute en fera parti. Merci ma Vévé. Bisous.

Biographie d'une idole

Mi-février 2007, aux Editions TOURNON, sortira une biographie de Sheila écrite par Frédéric Quinonero.

En avant première, voici la couverture de ce livre sur laquelle on peut lire :

"Retracer le parcours d'Annie Chancel dite Sheila, c'est en effet ranimer des myriades de souvenirs issus de l'enfance ou de l'adolescence, c'est un peu retracer le parcours de nos vies."

Biographie_d_une_idole 

L'ambition de ce livre se résume dans quelques lignes : éviter l'écueil de la biographie tapageuse et proposer pour la première fois un ouvrage honnête, sérieux et documenté sur l'artiste.

Effectivement, ce livre est le premier qui évoque l'aventure artistique de Sheila, depuis le début des années 1960 où elle enchaîne les triomphes, à la Sheila d'aujourdhui, une femme sereine enrichie par les succès et en paix avec son passé.

Cette biographie revient de façon tendre mais sans complaisance sur cet incroyable succès, traverse les époques et les influences musicales, évoque pudiquement les déceptions de la chanteuse qui bénéficie toujours d'une côte d'amour impressionnante.

Frédéric Quinonero, auteur d'un éphéméride de Johnny Halyday dont la richesse documentaire a impressionné, fait revivre avec passion l'épopée musicale d'une chanteuse populaire.

Document emprunté au blog de l'auteur de cet ouvrage :

http://quinonero.blogspot.com

Seul ?

Un jour, un homme arriva au paradis et demanda à Dieu s'il pouvait revoir toute sa vie, aussi bien les joies que les moments difficiles.

Et Dieu le lui accorda.

Il lui fit voir toute sa vie comme si elle se trouvait projetée le long d'une plage de sable et comme si lui, l'homme, se promenait le long de cette plage.

L'homme vit que tout le long du chemin il y avait quatre empreintes de pas sur le sable, les siennes et celles de Dieu... Mais dans les moments difficiles, il n'y en avait plus que deux.

Très surpris et même peiné, il dit à Dieu :

"Je vois que c'est dans les moments difficiles que tu m'as laissé seul..."

"Mais non ! Lui répondit Dieu, dans les moments difficiles, il y avait seulement la trace de mes pas à moi, parce qu'alors...

je te portais dans mes bras."

D'après Ademar De Bonos (Brésil)

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Photo P'tit Bob

Chemins_1Extrait du livre de SHEILA "Chemins de Lumière"

Editions JC LATTES (1993)

également disponible aux Editions "Le Livre de poche" (1994)

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