Ambiance Kalthoum

La ville est calme. Les hommes sont au café et fument la chicha. Au port entre un petit bateau dont les couleurs sont soulignées par les rayons bas d'un soleil couchant sur lequel, à contre jour, la ville, les arbres et les collines se perdent. Un oiseau vient se poser à l'entrée du café pour écouter lui aussi la voix de la diva de l'orient.

Oum Kalthoum chante.

Des envolées de violons, des rythmes mélodieux et une identité vocale. Un tableau.

Oum_11765656771_5 Voilà ce que m'évoque cette chanteuse. Au delà de sa voix et de ses mélodies, ses chansons sont un tableau dans lequel on se perd malgré soi. Je ne peux pas dire que j'aime ou non Oum Kalthoum, elle est, tout simplement. Elle est comme le rideau d'un théatre, comme les dattes sur un dattiers, comme le sel dans la mer. Oum Kalthoum existe et rajoute une touche de couleur supplémentaire à l'endroit d'où s'envole sa voix.

J'imagine toujours un groupe d'enfants, d'hommes, de femmes, de viellards se rapprochant de ce que fut la TSF pour être au près de l'émotion. Car elle est l'émotion, l'émotion de l'amour. Ses chansons d'amour ont touché profondément et à jamais le coeur d'une population et d'une culture tellement riches. Pour assister à ses concerts, certains vendaient leur biens, leur terre... Elle envoutait par ses chants d'amour.

En Tunisie, lorsque je fais mon marché à Bizerte, j'entends sa voix, en promenade dans les ruelles de Sidi Bou Saïd la belle, j'entends sa voix, lorsque j'offre mon corps au soleil sur la plage du Rimel, j'entends sa voix, sur la route menant à Hammamet, j'entends sa voix, marchandant un plateau de cuivre dans les souk de Tunis, j'entends sa voix, installé devant un café-capucin à la terrasse du Café du Nord à Menzel Jemil, j'entends sa voix... Elle est partout, elle est dans le paysage, les couleurs et les parfums.

Le temps n'existe pas. Si ses yeux se sont clos à jamais, sa voix ne pourra jamais se taire. Comme, en France, nous avons eu Edith Piaf, au Portugal, Amalia Rodriguez, l'Egypte a eu, a et aura toujours Oum Kalthoum. Mais d'une autre dimension...

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Oum Kalthoum est née en Egypte en mai 1904. Elle fut et demeure la plus grande chanteuse du monde arabe. Elle connut également le succès dans le cinéma avec des film tels que "Le chant de l'espoir" ou "Sallama".

Elle fit un triomphe à Paris lors de son passage à l'Olympia en 1967.

Elle s'est éteinte le février 1975.

Un jour... quelque part... un concert

Le début de la nuit était sombre et le parc qu'il nous a fallu traverser semblait nous guider vers un étrange pays. Nous étions comme au début d'un conte pour enfants, tels Hans et Gretel dans leur forêt sucrée. Le silence et le froid participaient malgré nous à cette étrange ambiance. Un petit être aux pieds nus sorti d'on ne sait où demanda à faire la route avec nous. Des arbres dénudés, un cours d'eau, une passerelle. Et enfin des lumières et des gens. Puis un cirque. Petit, étrange. Comme au milieu de nulle part.

Cabaret_sauvage_1 Photo : Martine... une Etoile

Sans bruit, nous entrâmes dans ce lieu enchanté. Pris par une douce chaleur, nous traversâmes un petit restaurant jusqu'à la porte en bois qui nous tendait les bras. Là, nous fûmes émerveillés par la beauté de l'endroit. Le petit cirque était de velours rouge, du sol à la pointe drâpée de son sommet. Tout autour, des miroirs bisotés, des poutres de bois ouvragé et des lampes sorties des grottes d'Ali Baba. Et la scène. Petite et éclairée par trois ampoules fières d'une simplicité sans fards. C'était là ; là qu'elle apparaîtrait. Elle, celle que nous venions voir. Comme une fée enchante les enfants, elle allait nous transporter. Nous le savions, nous le ressentions. Telle une fatalité enchanteresse.

Puis le silence. L'obscurité. Et la voilà, apparaissant dans notre conte à nous. En face de nous, dans une lumière douce et franche à la fois. La beauté d'une femme. Son rayonnement. Son aura. Des applaudissements sans fin. Déjà une ovation. Dix minutes. Un quart d'heure peut-être. Elle n'avait fait qu'entrer sur scène. N'avait encore rien dit.

Puis la musique. Une note, deux notes, une mélodie et sa voix comme le souffle étoilée d'une baguette magique, nous emporta pour deux heures au pays du bonheur. Sur un tapis volant imaginaire, nous nous envolâmes alors, comme une plume dans un souffle bienfaiteur.

Nous n'avions plus d'âge. Notre fée nous emmenait tantôt au temps de notre enfance, tantôt face à nos images d'adolescents, tout en faisant de belles escales au pays du présent. Etaient-ce ses chansons ? Etait-ce sa voix ? Ou le tout à la fois ? Etaient-ce ses personnages sonores qui nous prenaient par la main pour une ronde enchantée ? Un prince en exil à Trinidad, un pilote sur les onde, une voiture sortie d'un coffre à souvenirs, un bateau qui tangue et des gondoles à Venise... Et le tourbillon : "Donne moi ta main et fait moi tienne"... "La cloche a sonné ? Et alors ?"..."Laisse-toi rêver". Aucune montagne n'est assez haute, aucune rivière assez profonde entre nous. Un tourbillon enivrant de sensations uniques pour nous, petits elfes privilégiers.

Et dans une promesse, comme une caresse, juste comme ça, elle nous le jura : "Je serais toujours là".

Toutes les belles histoires ont une fin. Et notre conte aussi toucha à la sienne. Quand notre rêve se réveilla, restaient en tête les vibrations d'une folle spirale, d'une musique spaciale endiablée et rythmée sur laquelle nous avions dansé comme autant de derviches tourneurs des temps modernes.

Comme on referme le livre à la fin d'une belle histoire, il nous fallut partir. La passerelle. Le parc. La nuit froide. Sur nos joues, le sillon de larmes de plaisirs, traces d'émotions, comme venues d'ailleurs, brillaient sous une lune complice. Nous nous retournâmes pour jeter un regard derrière nous. Non, nous n'avions pas rêver : le petit cirque existait bien. Il était là dans le noir, semblant nous dire au revoir. Avec en son coeur comme dans le nôtre, notre fée d'un soir. Avec une partie de nous aussi. Celle que nous lui laissions en échange de celle qu'elle nous avait donnée. A jamais.

Nous sommes rentrés chez nous. Le froid repris sa place. Mais nous, on avait chaud. Chaud dans notre coeur, chaud dans notre âme. Et nos mains brûlaient encore d'avoir tant applaudit celle qu'on aimait tant.

Quelque part, en moi, aujourd'hui encore, nous applaudissons encore. Oui, je dis bien "nous" : l'homme que je suis aujourd'hui et l'enfant emmerveillé enfoui au fond de moi. Il n'y a pas d'âge pour aimer.

Comme pour tout conte digne de ce nom, j'aurais pu commencer mon merveilleux récit par "Il était une fois". Mais cette formule ne s'applique que pour les histoires inventées, pour les contines imaginées. Moi, tout ce que je vous ai dit est vrai. C'est ce que j'ai vécu le 22 décembre dernier en allant au concert de Sheila au "Cabaret sauvage". C'est ce genre d'émotions uniques que cette grande artiste peut procurer sur son public. Et ça n'appartient qu'à nous. A elle, à moi et à tous ceux qui ont eu ou auront la chance de la voir sur scène un jour. Mais ce soir là, je dois bien le dire, au "Cabaret sauvage", l'ambiance était forte et hors du temps. Unique. Presque sauvage.

Cette aventure n'est qu'un chapître supplémentaire de l'histoire qu'elle écrit dans ma vie depuis plus de quarante ans. Et à cette page-là, j'ai glissé un marque-page d'étincelles, un marque-pages éternel.

Merci Sheila.

Photo : Christophe Boulmé (photographe de Sheila... entre autres)

extraite de son blog : www.chriboul.com

Un immense merci à ma Vévé et à son J.P. pour leur générosité, leur acceuil, leur chaleur et leur présence. Sans eux, ce moment, pour moi, n'aurait jamais exister. Mille bisous.

"Si, si, on s'est bien tenus, et on n'a pas parlé de soutien-gorges, ni de grenouilles... mais ce jour là, nous n'étions pas... invisibles".

Intégralement...

Depuis combien de temps attendais-je cet instant ? Depuis toujours peut-être.

Qui n'a pas ressenti un sentiment étrange et indescriptible en entendant un air, une chanson d'un temps passé ? Cette sensation qui entrebaille les portes d'une mémoire enfouie et nous emporte dans un doux vertige comme un voyage hors d'un temps déjà vécu. Nostalgie ? Mélancolie ? Tant de sentiments associés à tant de souvenirs parfois précis, parfois trop flous, mais dont on sait qu'ils correspondent à un instant de notre vie. C'est le pouvoir de la musique et celui des chansons hors du temps, de ces airs qui appartiennent à tout le monde et sont dans la mémoire du coeur de tous. Inconsciemment souvent.

Chacun d'entre nous a au moins une chanson de Sheila enfouie en lui. Et pas seulement une. Cette artiste fait partie du patrimoine français. Malheureusement, la mentalité française fait qu'on s'en rendra compte beaucoup trop tard. C'est certain, quoi que certains peuvent bien dire se refusant d'admettre une évidence flagrante. Ses chansons seront autant de "Petit Papa Noël" connus de tous sans jamais l'avoir appris.

Qui peut, sans se snober lui-même, prétendre ne pas connaître, ne pas fredonner, tant de titres de Sheila tels que "L"école est finie", "Bang Bang", "Première surprise party", "Les rois mages", "Les gondoles à Venise", "Spacer"...et j'en passe...

Venez au moins à un concert de Sheila et vous verrez que le public, et pas seulement ses fidèles admirateurs, chantent en choeurs avec elle toutes ses chansons. Certains nouent avec la facilité de se moquer de ses concerts en plein air, dans une foire régionnale, une fête champêtre. Qu'ils se moquent ! Malgré des Zénith et Olympia, Sheila va à l'encontre des gens de la France profonde cueillir ceux qui ne sont pas conquis d'avance. C'est une de ses forces. Un chalenge réussi à chaque fois. Les curieux qui se rendent à ce genre de représentations gratuites en ressortent avec des étoiles dans les yeux et dans le coeur. Sheila les envoute et les emmene avec elle dans un voyage de deux heures d'où, s'ils étaient venus curieux et railleurs, repartent éblouient, étonnés et joyeux. C'est la magie Sheila. N'est-ce pas le but des saltinbanques, des artistes vrais et sincères de faire rêver les gens. Alors rien que pour cela, Madame Sheila a rempli son contrat.

Cette femme est dans ma vie depuis toujours. Je n'ai aucune véritable explication mais c'est ainsi. A chaque étape de ma vie, à chacun de mes tournants, elle a été là. Elle est là. Comme je l'ai déjà dit, je suis né avec "l'école est finie" et cela fait 43 ans qu'elle est ma récréation. Pratiquement chacune de ses chansons sont un souvenir pour moi.

Alors vous comprendrez mieux mon vertige lorsque j'ai eu entre les mains cet objet. Ce coffret contenant toute ma vie en chansons. Mon journal intime chanté à la face du monde et dont moi seul ai la clé. Mais à chacun sa clé. La clé du bonheur. Car c'est bien du bonheur que me donne Sheila à travers ses chansons. Elle le sait, je le lui ai déjà dit. Chansons légères, chansons populaires, chansons graves, chansons gaies, ce que vous voudrez mais... chansons bonheur !

Je vous souhaite à tous un jour de connaître ce sentiment souvent incompris. Peut-être parce qu'inexplicable aussi. Peut-être parce qu'unique. Si fort.

Moi,je suis fier d'aimer cette femme. Et comme il existe une infinie façon d'aimer et que les bonheurs n'ont pas d'âge, ce que je disais à 5, 13, 22, 34 ans,même à 43 ans, je le dis haut et fort : "Sheila je t'aime et je te remercie d'être encore dans ma vie".

Oui, on se tutoie, ça vous étonne ?

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Intégrale collector de Sheila.

Tous ses enregistrements studio remasterisés 24 bits.

18 CD - 366 chansons - 1 livre de 150 pages dans un coffret en plexiglace rétroéclairé. (53 x 31 x 7.5 cm)

Existe également en version simple.

WARNER MUSIC 2006

Photos : P'tit Bob

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Perlimpinpin

Pour qui ? Comment ? Quand et pourquoi ?

Contre qui ? Comment ? Contre quoi ?

C'en est assez de vos violences.

D'où venez-vous ?

Où allez-vous ?

Qui êtes-vous ?

Qui priez-vous ?

Je vous prie de faire silence.

Pour qui, comment, quand et pourquoi ?

S'il faut absolument qu'on soit

Contre quelqu'un ou quelque chose,

Je suis pour le soleil couchant

En haut des collines désertes.

Je suis pour les forêts profondes,

Car un enfant qui pleure,

Qu'il soit de n'importe où,

Est un enfant qui pleure,

Car un enfant qui meurt

Au bout de vos fusils

Est un enfant qui meurt.

Que c'est abominable d'avoir à choisir

Entre deux innocences !

Que c'est abominable d'avoir pour ennemis

Les rires de l'enfance !

Pour qui, comment, quand et combien ?

Contre qui ? Comment et combien ?

A en perdre le goût de vivre,

Le gout de l'eau, le goût du pain

Et celui du Perlimpinpin

(...)

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Entrait de la chanson de BARBARA : "Perlimpinpin" - 1972

(Album "Amours incestueuses" Ed. Philips (1973) - réédité en CD)

Chapeau bas

Barbara_1Il y a un temps pour tout.

Et un jour, le temps fut venu pour moi de découvrir une femme à l'éternelle silhouette longue et brune.

Soit on passe à côté d'elle, soit on se la prend en pleine figure et comme une flèche transpercerait un coeur, de la pointe de sa plume elle tatoua mon âme.

Barbara.

Plus que des chansons, plus que des compositions, ses mots sont des poêmes qui vous pénêtrent comme une ivresse tortueuse jusqu'à vous faire vaciller. Comme une blessure vive vous ferait défaillir. Sont-ce ses mots ? Est-ce sa voix ? Ou les deux à la fois ?

Mais il y a des instants pour ça. Le corps et l'âme doivent être disponibles. On ne contrôle pas, on ne contrôle rien. La voix, les mots et leurs sens se frayent un chemin jusqu'au coeur, jusqu'aux yeux. Jusqu'aux larmes parfois.

C'est une magie étrange. Il faut aimer les mots, il faut aimer la femme. Et à jamais on est envouté. Comme je le fus. Comme je le suis.

La chanteuse était poursuivie par un tueur. Il ne tuait que dans les ville où elle chantait. Elle s'appelait "Lily Passion".

C'est sous ce nom que j'ai rencontré Barbara. Un soir de 1986. Il y avait un rocking-chair dans la fumée. Il y avait un immense ballon sur la scène. Il y avait un homme aussi. Depardieu, Gérard de son prénom. "Lily Passion" était aussi le titre de ce spectacle. Sorte de comédie musicale poétique à deux voix. Inoubliable. Elle plus que lui. C'est mon avis. La magie avait alors opéré et nous, mille, deux milles, trois milles -peu importe- l'avons ovationnée, elle, pendant plus de quarante-cinq minutes. Une émotion. Plus encore.

Aujoud'hui, 25 novembre 2006, cela fait exactement, jour pour jour, neuf années qu'elle tira sa révérence à la vie. Restent ses chansons. Restent ses textes. Sa voix.

Et la magie.

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Reprenant le titre d'une de vos chansons, je vous dirait, Madame : "Merci et Chapeau bas".

C'est fou, non ?

Dites donc, vous savez que Sheila sort un double best-of, un longbox (3 cd) et l'intégrale de ses enregistrements studio, soit 366 titres ?

Et vous savez comment elle a appelé tout ça, la coquine ?

Comme mon blog : "JUSTE COMME CA".

C'est fou, non ?

Illustration : Olivier et Marc COULON

Design graphique : UZIK

1963

1963 n'est pas seulement l'année de ma naissance. C'est aussi celle d'un mensonge national repris en choeur : "L'école est finie". Mensonge car, quelques années plus tard, Maman me disait bien "donne-moi ta main et prends la mienne" mais c'était justement pour y aller.. à l'école !

Le jeune âge de ma mémoire en ce temps ne me permet pas de me rappeler les images en noir et blanc d'où s'envolait cette voix juvénile qui colorait le quotidien d'alors.

Maman l'aimait bien. Elle était comme la nourrice enchanteresse me fredonnant des berceuses populaires et me transportant vers de doux songes où je me trouve encore.

Papa, lui, ne l'aimait pas. Il n'était pas dans l'coup, papa !

Le premier souvenir réel qui s'impose à moi est le corps scintillant d'une sirène au tempérament de feu qui répète au lond de mes jours de préadolescent de me laisser rêver. J'étais son soleil ; c'est du moins ce qu'elle me laissait croire.

Combien de fois m'a-t-elle promis d'être où je serais, fidèle comme une ombre ?

Elle a tenu promesse.

Et aujourd'hui, elle est toujours là.

Avec moi.

Juste comme ça.

au Cabaret Sauvage

"Enfin disponible" est le titre du prochain concert de SHEILA.

Après 44 ans de carrière, cette artiste peut enfin disposer du catalogue de toutes les titres qu'elle a enregistrés. C'est dans une version intimiste et épurée qu'elle les interprétera au Cabaret Sauvage, Parc de la Villette à Paris.

Vu le succès des réservations, SHEILA jouera les prolongations jusqu'au 30 décembre, soit une semaine supplémentaire. Pour commencer...

Aujourd'hui, je ne vous parlerais pas plus d'elle, mais vous propose simplement l'affiche du spectacle.

Cabsauvage_1

Mais je reviendrais très prochainement vous parler de cet artiste populaire chère à mon coeur. Ceux qui me connaissent n'en doutent pas...

Réservations : www.fnacspectacles.com/recherche/rechercheRapide.do?fc=cf&search=sheila&searchCategory=show

Site du Cabaret Sauvage : www.cabaretsauvage.com

Site Sheila : www.sheila2006.fr

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août 2008

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