A tout instant

Sans cesse, nous créons notre malheur du fait de notre ignorance et de notre manque de dicernement. Notre esprit est tiraillé entre ce que nous aimons et ce que nous rejetons. Nous agissons comme si nous pouvions refuser les circonstances qui se présentent à nous. Nous oublions que nous pouvons mourir à tout instant.

Le Dalaï Lama

Dscn4423 Photo : P'tit Bob

Content

L'homme content de son sort ne connait pas la ruine.

Lao-Tseu

Sl380981 Photo : P'tit Bob

Demande

L'homme de bien ne demande rien qu'à lui-même ;

l'homme de peu demande tout aux autres.

Confucius

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Photo : P'tit Bob

Deux idées pour un apéritif

Il ne vous faudra que quelques minutes pour préparer ces deux recettes originales afin d'accompagner le verre que vous boirez en famille ou entre amis.

RILLETTES DE SARDINES

Sl381046Vous n'aurez besoin que de deux boites de sardines à l'huile, d'une boite de fromage frais type "Saint Moret" et d'un peu de citron.

Après les avoir égouttées de leur huile, à l'aide d'une fourchette, écrasez les sardines. Il faut qu'il reste quelques petits morceaux pour avoir l'aspect des rillettes. Ajoutez le fromage frais et arrosez le tout d'un filet de jus de citron. Melangez le tout et placez au frais.

Vous pouvez servir vos rillettes de sardines directement dans leur plat sur la table ou en tartiner de petites tranches de pains grillées ou non, ou sur des crackers, et éventuellement, les recouvrir d'un peu de ciboulette hachée.

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Qui osera dire que cette recette est difficile ?

Alors passons à la deuxième :

TOMATES CERISES

FARCIES

AU FROMAGE AIL ET FINES HERBES

Sl381075Pour cette seconde recette, tout aussi simple que la précédente, il vous faudra des tomates cerises (ou cocktail) et du fromage frais ail et fines herbes.

En fait, c'est plus une idée qu'une recette puisqu'il vous suffit de vider les tomates et de les farcir de fromage. Placez les au frais quelques instants et servez.

C'est prêt !

Je vous laisse choisir votre boisson. A la vôtre !

Sl381076 Photos : P'tit Bob

La route de Momo

Dscn5246 Non, ceci n'est pas une route qui entre comme mille routes dans une ville comme mille villes.

C'est le café capucin que Momo boit chaque matin. Le Boga-menthe qui rafraîchit l'après-midi.

C'est les mains qui se lèvent pour l'inviter à leur table.

C'est des sourires et des regards inconnus que pourtant il connait et parfois reconnait.

C'est l'attente des ouvriers, l'espoir d'un travail pour la journée.

C'est la voix d'Oum Kalthoum qui s'élève et s'envole dans la vapeur enivrante des chichas.

C'est un oiseau qui chante dans la tonnelle parasol avant de se perdre minuscule dans le bleu éblouissant du ciel.

C'est un enfant qui tient et serre fort la main de sa mère pour traverser.

C'est le vieil homme qui revient de la boulangerie, portant entre ses mains le pain familial et salue de son sourire édenté ceux installés à la terrasse du café.

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C'est Momo qui regarde sans se lasser les choses simples pour lui et tellement compliquées pour les autres là bas.

C'est Momo qui rit. C'est Momo qui n'oublie rien, qui se souvient pour que son futur devienne son passé.

C'est Momo qui trébuche sur les mots maladoits qu'il emploie comme un hommage à leur langue.

C'est Momo qui se dit à chaque fois que c'est peut-être la dernière fois. Momo qui sait la richesse de son instant.

Et Momo c'est le nom que donne le serveur blagueur au petit homme un peu trop blanc installé à la table du Café du Nord. Momo qui regarde cette route banale et tellement anodine pour beaucoup mais qui sait qu'elle appartient à sa vie.

Sans savoir si elle entre en lui. Sans savoir si elle en sort. Mais en étant sûr qu'il y marche chaque jour, même loin, même ailleurs, car c'est la route qui le mène à l'amour. Aux amours. A la vie. A sa vie.

Cette vie qu'il remercie.

Et Momo, c'est moi.

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Photos : P'tit Bob

Pour certains, ici, parfois, je suis Roro.

Pour certains, là-bas, parfois, je suis Momo.

Ici ou là-bas, ici et là-bas,

d'ici ou de là-bas, et où que je sois,

c'est certain, je vous aime.

Et peu importe le nom que vous me donnez car où que vous soyez, puisque vous êtes dans ma vie, vous marchez vous aussi sur cette route.

Ma route.

La route de Momo.

Qualités de l'esprit

L'amour et la compassion chassent la peur de vivre car lorsque ces deux qualités de l'esprit se développent en nous, la confiance intéreure surgit et la peur disparaît. C'est notre esprit qui crée le monde dans lequel nous vivons.Dalailama_bandeau520x223_2

Paroles du Dalaï Lama

 

Qui veut encore ce billet ?

(...) Un conférencier commença un séminaire en tenant un billet de 20 dollars et en demandant :

"Qui veut ce billet de 20 dollars ?"

Plusieurs mains se levèrent, mais le conférencier ajouta :

"Avant de le donner, je dois faire quelque chose."

Il l'écrasa rageusement, et il insista :

"Qui veut encore ce billet ?"

Les mains se levèrent de nouveau.

"Et si je fais cela ?"

Il chiffonna le bilet, le jeta contre le mur, le laissa tomber par terre, le piétina, puis il le montra une nouvelle fois - à présent très sale et tout abîmé. Il répéta sa question, et les mains se levèrent encore.

"N'oubliez jamais cette scène, commenta le conférencier. Peu importe ce que je fais avec cet argent, c'est toujours un billet de 20 dollars. Très souvent dans la vie nous sommes écrasés, foulés aux pieds, maltraités, insultés ; et pourtant, nous avons toujours la même valeur."

Sl380913_3 Photo : P'tit Bob

Texte extrait de :

"COMME UN FLEUVE QUI COULE"  de Paulo COELHO

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Tarte au sucre

Vous avez cinq minutes devant et vous voulez faire un dessert ? Alors j'ai ce qu'il vous faut : la recette de la tarte au sucre. Rien de plus simple.

Sl380884_4Prenez comme mesure, une tasse à thé.

Melangez bien énergiquement : 2 oeufs, 2 tasses de cassonade (env. 360 g), 2 tasses de lait (env. 500 ml), 1/2 tasse de farine (env. 60 g) et 1/2 tasse de beurre fondu. Vous obtenez une pâte onctueuse pas trop liquide.

Foncez une pâte sablée dans un moule à tarte et versez-y votre préparation. Enfournez à four chaud (180°C) pendant 25 mn.

Votre tarte au sucre doit ressortir bien dorée. Laissez-la refroidir et avant de servir, saupoudrez-la de sucre glace.

Vous voyez, il n'y a rien de plus simple.

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Photos : P'tit Bob

Vous pouvez également verser votre préparation directement dans le moule à tarte préalablement beurré, sans fond de pâte.

Bon appétit.

Au seuil d'une confession

Au bout d'une ruelle d'un souk couvert de la médina de Tunis se dresse la magestueuse mosquée Zitouna, une des plus grandes et plus belle de la capitale.

L'endroit est ensoleillé et les marches qui montent jusqu'à son entrée sont comme un appel aux Fidèles et aux curieux dont je suis en de tels endroits. Une fois arrivé au seuil même de la mosquée, je me délecte  la vue de la vaste cour intérieure au milieu de laquelle trône une sorte de pupître de pierres dont j'ignore le nom et un puits bas et peu large fermé par un couvercle de bois.

26090701Sous le ciel bleu et immaculé, des dixaines d'oiseaux se sentent protégés par l'endroit et, profitant du nettoyage de ce lieu de recueillement, s'abreuvent, se rafraîchissent et s'ébrouent à l'eau qui s'écoule sur la surface aux carreaux anciens.

Je peux apercevoir les grandes salles de prières où une multitudes de tapis sont orientés en direction de La Mecque. Les poutres de bois sculptées et les lustres de cristal ne font que réhausser l'ambiance intérieure, sereine et particulière de ce lieu de prières.

Je m'approche d'un homme qui semble en être le gardien et lui demande si je peux entrer dans la mosquée. L'homme au visage sympathique, tout sourire, dans un français impécable, me répond :

"Je suis sincèrement désolé mais l'entrée de la mosquée n'est autorisée qu'aux personnes de confession musulmane.

"Mais comment pouvez-vous savoir que je ne suis pas musulman ? Parce que j'ai le profil européen ?

L'homme, toujours souriant, hésite à me répondre. Je poursuis :

"En me voyant, blanc et les yeux bleux, vous jugez que je ne suis pas de confession musulmane. Mais la religion quelle qu'elle soit n'est pas apparante. Puis-je entré ?

L"homme parait sincèrment désolé. Il m'ouvre la barrière en bois qui me sépare de la salle des prières et m'invite à entrer en disant :

"Vous avez entièrement raison, Monsieur. Seul, votre coeur et votre âme sont effectivement les seuls à savoir si vous pouvez ou non entrer. Eux et Dieu.Veuillez m'excuser.

Dans un geste fraternel et amical, je lui tend ma main, lui sourit et lui dit

"Ne vous excusez pas. Je ne rentrerai pas, je sais que je n'en ai pas le droit car, effectivement, je ne suis pas musulman. Et je respecte suffisament votre religion pour ne pas enfreindre cette règle. Et sachez que je n'ai pas de religion. Pour moi, les religions ne sont que première cause de racisme et de guerres au monde. Cependant, je respecte infiniment les croyances de chacun. Je crois en Dieu mais je n'ai pas de religion. Je n'ai pas besoin de textes ou de règles : ce qui se passe dans mon coeur, ma foi, n'existe qu'entre Lui et moi. Et pour entrer dans Sa demeure, je n'ai pas besoin d'autorisation car, pour moi, la Maison de Dieu est en nos coeurs. Dieu ne divise pas. Dieu est Amour. Donc Il est partout. Je suis partout chez Lui, Il est partout chez moi. Si j'entrai dans la mosquée, Dieu ne m'en voudrait pas et, au contraire, m'accueillerait les bras ouverts car nous sommes tous Ses enfants. Sans aucune différence, aucune distinction. Mais comme je vous respecte, vous et votre religion, je n'entrerai pas. Mais n'oubliez pas que la religion d'un homme ne se voit pas sur son visage : elle est dans son coeur. Trop d'hommes font cette grave erreur"

Il me serra la main puis l'enveloppa chaleureusement entre les deux siennes et dans un sourire, plongeant le brun de ses yeux dans le bleu des miens, me dit :

"Merci".

Une fois en arabe, une fois en français.

ZitounaPhotos extraites du site TUNISIA DAILY PHOTO

Un très beau site que je vous invite à découvrir pour visiter une Tunisie riche en couleurs en cliquant sur le lien suivant : http://www.tunisiadailyphoto.com/

Présence

5196070712122053_3 Calmement, la nuit tunisienne était tombée sur notre journée estivale. Je me couchais sur un matelas à même le sol, tandis que mon ami faisait de même à l'autre bout de la chambre et que mon chien se glissait sous la banquette. Quelques instants plus tard, alors que tout semblait paisible, un bruit étrange et fort nous réveilla. Nous fîmes le tour de la maison afin de savoir si quelque chose n'était pas tombé sur le sol carrelé. Rien. Nous reprîmes donc place chacun dans notre sommeil respectif.

Soudain, mon chien se mit à grogner puis gémit comme si une douleur l'avait surpris. J'étais réveillé mais toujours couché. Quand une frayeur indescriptible s'empara de moi.

Quelqu'un était là, juste à côté de moi. Presque contremoi. A ma hauteur. Quelqu'un ? Je ne ne sais pas. Je ne sais pas comment qualifier, comment nommer cette présence. Ce dont j'étais certain, c'est qu'elle n'était ni animal, ni humaine. Et c'est bien ce qui m'effayait. Je sentais son regard sur moi. Elle (ou il) était juste à mes côtés.

La peur me pétrifiait. Je ne pouvais bouger aucune partie de mon corps. Je ne pouvais articuler aucun mot, aucun son. Je transpirais de frayeur. A grosses gouttes.

5196070712122053_2Oh, je sais qu'en disant cela, je vais encore passer pour un illuminé, mais peu importe : je suis sûr de ce que j'ai vécu. Et je ressentais que cette présence ne me voulait pas du bien. Par tous les pores de ma peau, je ressentais les ondes néfastes et négatives qui en émanaient. J'en étais paralisé.

Si je devais dessiner cette étrange présence, sans savoir pourquoi je noircirais une feuille de papier et y tracerais deux grands yeux jaunes longs et fins. Je ne peux l'expliquer.

Combien de temps cela a-t-il duré ? Il m'est impossible de le dire. La créature est partie comme elle était venue, comme s'évaporant.

Il me fallut de longues minutes pour que je retrouve la mobilité de mon corps, pour que je puisse émettre le moindre son. Si la peur commençait à s'évanouir, elle restait très présente et forte. Lorsque je pus me lever, je me glissais dans les draps de mon ami qui, surpris, me demanda ce qu'il se passait. Je tremblais et le "chut" qui s'échappa de mes lèvres furent ma seule réponse. Respectant mon trouble, il attendit le petit matin pour me demander ce qui s'était passé.

Je n'ai aucune explication à donner. Je sais juste que je n'ai pas rêver et me souviens encore de cette peur si vive qui me pétrifia alors le corps et l'âme.

5196070712122053J'ai lu beaucoup d'ouvrages sur le paranormal, le surnaturel, l'au-delà et l'inexplicable, et aujourd"hui, alors que bien des années se sont écoulées depuis, à chaque fois que je me retrouve dans cette maison, dans cette pièce, je repense à cet instant.

Je n'ai qu'une envie : que cela recommence, que cette présence se manifeste à nouveau de la même manière. Aujourd"hui, je me sens plus fort et il me semble que je n'aurais pas aussi peur. Et que, peut-être même que je tenterai d'instaurer un échange. Dans quel but ? Comment ? Je ne le sais pas. J'attends, c'est tout. J'implore et j'appelle aussi.

Et je remercie le Ciel que cette "chose"-là, cette expérience-là me soit arrivée à moi. Et vous pouvez sourire, je sais ce que je vis, je sais ce que j'ai vécu et ressenti, alors vos rictus moqueurs ne m'atteignent pas. Je suis plus fort que ça.

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Illustration : Peinture de Leopolsk MATUSZEWSKI

Le site de L. MATUSZEWSKI : http://lepolsk.zeblog.com/2005/11/9

Vivre

Vivre tous simplement

pour que tous puissent simplement vivre.

Ghandi

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Photo : P'tit Bob

La vision des choses

Nous ne voyons pas les choses comme elles sont,

Nous les voyons comme nous sommes.

Anaïs Nin

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Photo : P'tit Bob

Amour d'enfant

Enfant_amour_5 Je suis né après lui. Je suis né loin de lui. Il marchait ailleurs, j'ouvrais les yeux ici.

Il avait sa vie, j'attendais la mienne. Il y a eu deux terres. Il y a eu la mer. Et deux chemins. Le sien, le mien.

Je ne le savais pas mais je le ressentais. Sans savoir qui, où, quand et comment, je savais que je prendrais un jour cet enfant par la main. Pour qu'il soit le paysage de ma vie sur lequel mes yeux s'ouvriraient enfin. Pour que je sois, enfin.

Il a fait le chemin. Il a franchi la mer. J'ai erré sur le mien sans être entier.

Et il y eu nos pieds. Nos pieds qui ont marchaient enfin sur un même chemin.

Et il y eu nos mains. Nos mains qui se sont embrassées.

Et il y eu nos yeux. Nos yeux qui se sont enlassés.

J'ai reconnu l'enfant. J'ai aimé cet enfant.

J'étais plus enfant que lui mais nos âges se sont unis. Comme se sont unies nos vies.

Comme se sont unis nos corps et nos coeurs en un cri universel.

Et le temps est passé. Et le temps est resté.

Et nos pieds ont tatoué de vie nos chemins réunis. Et nos pas résonnent encore à l'unisson dans notre coeur. Dans le sien, dans le mien qui ne sont qu'un. Enfant_amour_7

Et nos mains ne se sont jamais lâchées. Et chacune a dix doigts pour carresser le corps de notre vie qui frémit chaque jour, et le protège des affres du temps qui passent comme un bouclier de velours.

Et nos yeux. Les siens ont la couleur de la terre-mère et les miens celle de la mer qui nous séparait, qu'il a traversait. Tous les éléments sont alors réunis dans le vent de notre souffle et le feu de notre amour.

Alors oui, le temps est passé. Comme une fierté de chaque jour. Comme une enclume légère qur laquelle on forcerait du verre.

Il y a vingt huit années que la vie a accouché de nous. Il y a vingt huit années que j'ai bercé cet enfant. Cet enfant qui est mon amour et qui me berce aussi.

Je suis né après lui. Je suis né loin de lui.

Enfant_amour_8Il a fait le chemin, il est venu me retrouver et m'a pris par la main.

Depuis ce jour, nous sommes ensemble un enfant unique. Ensemble depuis ce jour, nous sommes l'enfant de la Vie, l'enfant de l'Amour.

Adultes, nous tenons la mains de l'enfant qui est dans chacun de nous. Enfants, nous tendons la main vers le viellard que nous deviendrons. Ensemble.

Mais aujourd"hui, nous avons vingt-huit ans.

Et cet enfant là, je l'aime.

Cet enfant là est ma vie.

Cet enfant là est l'Amour.

Cet enfant est ma raison de vivre.

Cet enfant est l'artiste qui peint mon bonheur aux couleurs du quotidien. Qui peint mon quotidien aux couleurs du bonheur.

A toi, petit enfant : je t'aime. Et je te remercie de jouer encore avec moi dans la cour de récréation que tu fais de ma vie.

Et je veux jouer encore. Et encore.

Avec toi.

Enfant_amour_9

Quatre lettres pour une prière

Plusieurs juifs pieux priaient dans une synagogue quand ils entendirent une voix d'enfant qui disait :

"A, B, C, D."

Ils tentèrent de se concentrer sur les versets sacrés, mais la voix répétait :

"A, B, C, D."

Peu après, ils cessèrent de prier. Quand ils se retournèrent, ils virent un jeune garçon qui répétait encore :

"A, B, C, D."

Le rabbin s'approcha du gamin.

"Pourquoi fais-tu cela ? lui demanda-t-il.

" Parce que je ne connais pas les versets sacrés, répondit l'enfant. Alors, j'espère que si je récite l'alphabet, Dieu prendra les lettres pour former les mots qui conviennent.

" Merci pour cette leçon, dit le rabbin. Puissè-je confier à Dieu mes jours sur cette terre de la même manière que tu lui confies tes lettres."

Sourire_1Extrait de "Maktub" de Paulo Coelho

Photo : Wilfrid Offacker

Le blog de Wilfrid Offacker : http://wilfridhoffacker.blog.lemonde.fr/

Gratin de courgettes aux amandes

Un classic revisité qui s'habille de croustillant.

Il vous faudra tout d'abord couper les courgettes en rondelles et les faire cuire à la vapeur.

Gratin_courgettes_aux_amandes_3Pendant ce temps, mélanger de la crème fraîche, de l'ail et de l'échalotte émincées, de la poudre d'amande, trois oeufs (en fonction des proportions, bien sûr), du parmesan et du gruyère rapé. Salez et poivrez.

Egouttez les courgettes cuites, les ajouter à votre préparation et verser le tout dans un plat à gratin largement beurré.

Parsemez la surface votre gratin d'amandes éffilées. Cette étape n'est pas obligatoire mais donne un aspect élégamment doré et un craquant délicat et inhabituel pour ce genre de gratin.

Enfournez.

A la sortie du four, vous obtiendrez un gratin bien doré, croustillant à point et appétissant.

Rien de plus simple pour une recette rapide et pour un plat original qui accompagnera aussi bien viandes blanches ou rouges que le poisson de votre choix.

Gratin_de_courgettes_aux_amandes_2 Photos : P'tit Bob

Bon appétit.

Pourquoi

Dans la vie, il y a deux catégories d'individus :

Ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent "Pourquoi ?",

et ceux qui imaginent le monde tel qu'il devrait être et se disent "Pourquoi pas ? ".

1347663630_small_2 Georges Bernand Shaw

Sage

Une personne intelligente résout un problème.

Une personne sage l'évite.

Rose Photo : P'tit Bob

Albert Einstein

C'est écrit

Le concert mémorable que Sheila a donné au Cabaret Sauvage à Paris en décembre 2006 vient de sortir en DVD et en CD. Un évènement pour ses admirateurs qui de "Enfin disponible" est devenu sur galettes "C'est écrit".

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Le spectacle est formidablement filmé et les lumières enveloppent l'artiste de façon délicate et chaleureuse. Alors qu'habituellement, Sheila -souvent comparée sur scène à un Johnny en jupon- "rentre dedans" et met le feu à la scène par son énergie en alternant les mélodies suaves et souvent jazzies, et les rythmes endiablées sur lesquelles elle s'envole en chorégraphies, ici est toute en retenue, charme et intimité. Même la énième version de son tube mondial "Spacer", bien que flirtant avec un tempo techno, reste dans le ton du concert et se teinte de douceur.

5051442529258J'ai assisité au concert le soir de la capture de ce spectacle. La seule chose que je regrette vraiment est le trop peu d'images de Sheila lors du medley 70 qui avait fait disjoncté la salle dans une ambiance survoltée. Sur le dvd, seul un clip plein d'humour et d'autodérision, nous déplace subitement dans un champ de blé avec Sheila et toute sa troupe. Mais là, où je tire mon chapeau à cette grande Dame que j'aime, c'est d'avoir tout de même osé faire cela avec tous risques de moqueries et de critiques auxquelles elle s'expose volontairement par tant de recul et de décallage à prendre au quatrième degrès et que les détracteurs, forcément, ne prendront qu'au premier.

C_est_ecrito 

Mais Sheila, blindée, semble aujourd'hui bien loin de tout cela et nous prouve, s'il le fallait, qu'elle aime ce qu'elle fait et que malgré un professionalisme et un talent affirmés et affinés après plus de 45 ans de carrière, et à presque 63 ans, s'amuse encore et sait rendre son public heureux et l'emmener avec elle non seulement sur les rythmes de ces chansons, mais aussi et surtout sur celui des battements de nos coeurs dans un unisson unique et incomparable que j'ai le privilège d'entendre, de ressentir et par lequel je vibre encore.

Pour être vraiment sincère et honnête, je terminerai en disant que je n'ai pas retrouvé dans ce DVD, l'ambiance incroyable qui m'avait donné des ailes, m'avait mu en une légèreté féérique et transporté dans un monde hors du temps. L'émotion et le sentiment forts d'alors, je l'ai compris ensuite, ne pouvais pas figurer sur une quelconque image si belle fut-elle et donc absents de ce concert gravé sur DVD.

C_est_ecritMon "Cabaret sauvage" à moi n'est inscrit sur aucune galette. Il l'ai gravé dans mon coeur comme il l'a été simultanément, j'en suis certain, dans celui de Sheila et dans celui de ma Vévé chérie, un des petits trésors de ma vie.

Vévé grâce à qui j'ai pu assister à ce spectacle et qui participe à chaque fois à la magie des concerts de Sheila et qui fait ce petit plus indispensable à mon plaisir. Quand nous sommes tous les deux, ensemble, à un spectacle de Sheila, est-ce Sheila la cerise sur le gâteau, ou est-ce ma Vévé ? Peu importe, c'est le gateau tout entier avec elles deux qui alors compte pour moi.

Je remercie encore JP pour sa générosité et sa gentillesse sans qui je n'aurais pas en moi, aujourd"hui, le souvenir de ce concert magique et indélibile. Bien plus fort que le DVD.

JP, Vévé, moi et Sheila : une émotion à quatre mains. Merci.

Dans la magestueuse Artist Box, outre le DVD, le CD, un livre de photos du spectacle de 70 pages, le pass du spectacle et le billet du concert, nous avons eu la surprise de trouver un nouveau 45 tours vinyle de Sheila incluant en face A "L'amour pour seule prière" et en face B "Je serais toujours là".C_est_ecrit_45_t 

Cela peut paraître idiot, je sais, mais avoir un nouveau disque en vinyle de Sheila entre les mains fut une émotion étrange... Toute notre histoire d'amour entre elle et moi a commencé par vinyle interposé, comme une missive spéciale, une lettre où elle posait ses mots à l'encre de sa voix juste pour moi. C'est ce que j'aimais imaginer enfant. Je n'ai pas beaucoup changé, je l'avoue.C_est_ecrit_2 

Retrouvez mes émotions à vif laissées ici-même après avoir assisté à ce concert en décembre 2006 :

http://ptitbob.neufblog.com/juste_comme_a/2006/12/concert_sauvage.html

Dessein d'enfant

Sl380397_2ROUGE

Ce sera la maison

Aux fenêtres comme des papillons

JAUNE

Un arbre aux larges feuilles

Avec un trou pour l'écureuil

ORANGE

Chacune des fleurs

Gagnant l'arbre en hauteur

VERTE

La fumée de la cheminée

Image de chaleur pour la maison du bonheur

VIOLET

Le costume de l'aïeul

Qui attend sur le seuil

ROSE

Pour la grosse abeille

Sur sa fleur, qui sommeille

BLANC

Pour le ciel pas de couleur,

Peut-être un nuage tout-à-l'heure

BLEU

Pour les yeux des deux lunes,

Pourquoi n'en avoir qu'une ?

Sl380407      "Voilà, c'est fini.

      "J'ai dessiné la vie.

Dit l'enfant en frappant dans ses mains.

    "Je l'ai fait pour Papy,

     "Je lui donnerai demain.

Mais il reprend ses crayons

Et transforme une des lunes

En un soleil en rajoutant les rayons.

Puis la dernière touche :

Son prénom-signature,

Petite rature dans son monde nature.

Soudain il va à la fenêtre

Et regarde la vie au loin.

Déçu il revient

Et déchire son dessin.

              "Tant pis pour Papy,

               "Mais je n'ai pas de crayon GRIS !"

Sl380405

Photos et texte : P'tit Bob

Saint Jacques et lotte à la crème de cognac

Une recette rapide pour un plat qui caressera vos papilles par sa saveur et sa finesse.St_jacques_et_lotte

Dans une poêle, faites dorer les noix de saint jacques avec leur corail dans un peu de beurre demi-sel. Ne pas assaisonner. Une fois délicatement colorées, déposez-les une par une dans un plat. Réservez au chaud.

Emincez finement une échalotte et faites la revenir dans le beurre resté dans votre poêle. Ajoutez de petits morceaux de lotte de la même grosseur que vos noix de saint jacques.  Laissez colorer. Saint_jacques_et_lotte_2 Pour déglacer le fond de votre poële, arroser le tout d'un petit verre de cognac. Bien mélanger afin que les sucs libèrent leur parfum et colorent votre préparation.  Recouvrez d'un peu de fines herbes de votre choix (persil, ciboulette...)

Selon la quantité de votre plat, ajouter deux à trois cuillères à soupe de crème fraîche. Mélanger délicatement le tout et laisser cuire une minute environ. Enlevez les mroceaux de lotte que vous poserez dans le plat sur vos noix de saint jacques. Arrosez le tout de votre sauce crémeuse au cognac.

St_jacque_et_lotte_cognac_3

Photos : P'tit Bob

Vous n'avez plus qu'à servir. Succès garanti.

Bon appétit.

Sans commentaire

Dauphin

Jardin secret

Même si l'entourage n'est pas très positif,

il faut construire sa propre pensée

comme un jardin secret que l'on veut ensoleillé.

Jean Gasteldi

087 Photo : P'tit Bob

Juste un voeu

Une année nouvelle nous ouvre ses bras. Et bien évidemment, la ronde des voeux prend forme et s'étire de sentiments sincères en paroles polies.

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Pour les jours à venir, je voudrais qu'un mot soit dans le coeur de chacun : la compassion. Je pense en effet que, au delà de l'amour avec un grand A, c'est ce dont le monde manque aujourd"hui.

Essayer de comprendre. Tolérer. Pas forcément accepter mais y penser. Y réfléchir.

Partager notre condition et celle des autres. Notre souffrance et celle des autres. Le partage rend la part de chacun moins lourde.

Paradoxallement, alors que nous vivons dans un monde où tout peut basculer pour chacun d'entre nous, la compassion est trop souvent absente.

Comment ne pas savoir que le toit qui nous abrite, les amis, les parents qui nous aident, qui sont présents, que la santé, que le travail, que l'argent peuvent disparaître beaucoup plus vite qu'ils ne sont venus jusqu'à nous. Tellement trop vite.

Dyn001_original_480_354_pjpeg_25364On montre du doigt des gens que l'on ne comprend pas, que l'on ne connait pas, on met les minorités dans des cases afin qu'elles ne dérangent pas notre horizon. Mais à tout moment nous pouvons, malgré nous, pénétrer dans une de ces cases et ne plus se cacher derrière les bons sentiments dictés et uniques qui rassurent et qui fait la force des plus nombreux.

Qui peut prévoir un tremblement de Terre, une inondation, une sécheresse, une épidémie... ? Un drame familial ? Ce que l'on voit à la télévision et qui éffleure nos coeurs le temps d'une image furtive est le reflet du Monde. De NOTRE monde. Donc notre propre reflet. 

On peut se retrouver à tout moment une personne sur une terre étrangère. Etranger sur notre propre terre. Parce que les évènements de la vie nous poussent à vivre. A survivre. Il n'est pas exclu que nous tendions la main dans la rue parce que la douleur de la faim, de celles de nos enfants, nous l'ordonne. Parce que sur notre visage peut s'écrire ces trois lettres misérables dont on parle souvent : SDF.

Pensons-y.

Alors notre regard sur les autres changera. Parce que nous nous verrons à la place de celui que l'on montre du doigt et qui dérange. Posons nous la question de savoir pourquoi justement il nous dérange.

Dyn001_original_480_354_pjpeg_253_3 Posons nous alors la question de savoir quel regard aimerions-nous voir posé sur nous, à sa place.

Notre coeur alors s'ouvrira encore de façon plus grande, plus spontanée. Parce que le jour malheureux que je ne souhaite bien évidemment à personne, où nous serons contraints de tendre notre propre main pour un peu d'aide, nous souhaiterions tant que la personne qui nous croisera nous ouvre son coeur. Par un seul regard. Un seul sourire. Par une seule autre main autrement tendue. Que l'on de disparaisse pas dans l'indifférence et la méfiance.

Ne pas se sentir agresser par les gens que l'on ne comprend pas et qui nous dérangent. Parce que nous nous sentons plus propres, plus forts, plus grands... Et plus socialement intégrés ? Ca veut dire quoi ?

En essayant de comprendre les autres, leurs souffrances, leurs conditions, leurs différences, on apprend à mieux aimer.

A mieux s'aimer soi-même. Et ça aussi, ça manque cruellement : "savoir S'aimer".Dyn001_original_480_354_pjpeg_253_2

Comprendre la douleur des autres rend souvent moins vive notre prôpre douleur. Et on se sent moins seul. Et on se reconnait dans le regard des gens.

Le monde dans lequel nous vivons nous parraitra alors meilleur. Et nous découvrirons de nouvelles couleurs, des couleurs plus éclatantes. Et nous verrons alors que nous sommes aussi une couleur. Pour nous, et pour les autres, dans l'arc en ciel de la Vie et de sa diversité, de sa richesse.

Nous sommes aussi les autres. Nous sommes tous des êtres humains. Et "humain" est un mot fort dont on doit être fier.

C'est pourquoi, pour le bonheur que je vous souhaite en ce début d'année, je me permets de faire, pour vous, le voeu de la compassion.

Pensons-y ensemble.

Pour l'amour. Pour la tolérance. Pour nous tous.

Bonne année à tous.

Benazir Buttho

Une femme a été assassinée hier, jeudi 27 décembre 2007.

Une femme qui se battait pour la démocratie dans son pays, le Pakistan.

Benazir Buttho a été victime d'un attentat suicide.

Touché par son combat, par sa personnalité et par la nouvelle de son départ, je tenais à lui rendre ici un modeste hommage.

Il y aura un avant et un après Benazir Buttho dans le monde.

Portrait_hr_2Benazir Buttho était née en 1953. En tant que premier ministre, elle fut la première femme à diriger un pays musulman.

Après un exil forcé, elle reviendra dans on pays, le Pakistan, le 10 octobre 2007 où elle échappera, à son arrivée, à un premier attentat.

Elle aurait dû partager le pouvoir à la tête du pays en janvier 2008.

Son père auquel elle a succèdé, avait déjà succombé en 1988, à un attentat.

Nac_val_web_33Parce qu'une femme portant un voile peut aussi se battre pour la démocratie. Se sachant menacée, elle est revenue au Pakistan. Pour un idéal, pour la liberté du peuple pakistanais. Pour la démocratie.

Elle en aura payer le prix de sa vie.

Une vie de lutte, de combats et de justice qui n'aura pas été vaine.

Elle avait 54 ans

Il était une fois...

Sl380124_4 ... dans une grande ville où les gens sont pressés, un homme qui marchait. Un homme tout simple. Un homme pris dans la tourmente du temps qui passe et l'emmene avec lui.

Il est passé devant une jeune fille. Elle était assise sur la marche du perron d'un immeuble. Son dos appuyé contre une porte lourde au fer forgé de lassitude. Elle avait la tête baissée.

Ce n'est pas la jeune femme que l'homme remarqua. Non. Mais le rectangle de carton blanc qu'elle tenait entre les mains, sur ces genoux serrés. Il lu les mots qu'elle y avait écrits. Il fut touché par l'écriture. Mais il ne s'arrêta pas. Ses pas pressés déjà, machinalement, l'emmenaient ailleurs, vers son quotidien chaud et douillé.

C'était l'hiver.

Lui est toujours dans un monde privilégier et il se dit heureux. Il l'écrit, il le dit. Il le ressent, il le sait.

Elle, elle n'a pas levé sa tête. Elle n'a pas montrer ses yeux, son regard. Elle n'a pas bougé. Elle n'a pas parlé. Seul son écriteau de fortune racontait son instant, son ressenti, la vie de son matin, de son hier aussi peut-être.

Sl380124_7 Le temps est passé. Le compteur des années a tourné. Il est toujours dans son monde douillet. Mais quelque par dans un coin de sa tête, dans un coin de son coeur, il y a toujours cette femme et ses mots. Ses mots écrits qui sont aussi dans un coin de sa conscience à lui.

Pourquoi ne s'est-il pas arrêté ? Pourquoi ne s'est-il pas approché d'elle ? Juste lui demander ce qui se passait. Si elle allait bien.

Juste sortir du tourbillon urbain, du tourbillon d'une vie réglée, d'un vie rangée pour entrer dans son monde à elle. Un instant. Un tout petit instant.

Un instant qui aurait pu devenir une éternité sans son coeur à elle. Une de ces chaleur dont elle devait manquer le plus et qui, aujourd"hui, peut-être la réchaufferait encore.

Non, rien. Il est passé devant elle. Elle est restée assise au sol avec son morceau de carton. Et ses mots tracés, écrits.

Elle, je ne sais pas qui elle était, qui elle est. Mais lui je le connais bien. Lui... c'est moi.

Moi qui repense à elle. 

Moi ne suis pas fier de cet instant. Mais j'ai appris beaucoup sur moi, ce matin là. Ce matin-là qui résonne encore en moi aujourd"hui.

Aujourd'hui, c'est le jour de Noël. Et je repense à elle. Qu'est-elle devenue ?

Elle était une Blanche-Neige ce matin-là. Elle s'est peut-être endormie pour longtemps, pour cent ans. J'aurais pu être le prince charmand de sa journée. Il ne suffisait peut-être que d'un mot. D'un sourire. Que sais-je ?

Je n'ai été qu'un prince indifférent, un prince maudit. Minable.

Elle était assise là. Je n'ai pas vu son visage d'être humain. Je n'ai pas entendu le son de sa voix de femme. Non. Mais j'ai entendu son cri. Deux mots tous simples. Deux mots écrits sur le carton entre ses mains. Deux mots écrits en moi aujourd"hui. Moi qui ne me suis pas arrêté !

Elle devait avoir dix-huit ou vingt ans.

Elle était enceinte.

Sur son carton, elle avait crié :

"AU SECOURS"

Et je ne me suis pas arrêté.

Sl380124_6Photo : P'tit Bob

Aujourdhui, je sais que cette jeune femme n'était pas sur mon chemin par hasard. J'ai reçu une leçon ce matin-là. Une sacrée leçon.

Aujourd'hui, c'est Noël. J'espère qu'elle est heureuse et que la vie lui sourit auprès de son enfant qui doit avoir aujourd"hui, l'âge qu'elle avait alors ce matin là.

Parmis les bougies que j'ai allumées en ce jour dit de fêtes, il y en a une qui brûle pour vous et que je vous dédiée, Madame. Comme un souhait, un voeux. Comme une excuse.

Joyeux Noël à vous. Merci.

Il parait que c'est Noël

Il ne neige pas. Le ciel est bleu. Mais c'est Noël.

Cette fête imposée qui ponctue obligatoirement notre vie. Inévitablement. Inexorablement.

J'en ai eu des Noël. Sûrement des très beaux. Sûrement des très gais. Mais j'ai aussi eu des Noël tristes, des Noël de honte... Je ne vous en parlerai pas puisque c'est jour de fêtes. Mais ce sont ces Noëls-là qui me reviennent et qui gachent un peu le souvenirs heureux.

Puis il y a eu toi. Le cadeau du cadeau de ma vie.

Mon premier Noël avec toi, tu ne t'en souviens pas. Tu n'avais que quelques mois et je te portais dans mes bras. C'était dans ta maison, là-bas... Je me souviens. Je ne peux l'oublier.

Puis le temps est passé. Et la vie m'a offert deux autres Noëls à tes côtés. Ici, dans ma maison à moi. Notre maison à nous. Ici. Le premier très particulier est un de mes tatouages internes et très fots pour maintes raisons. Et l'autre, le vrai Noël avec toi. Avec tout ce qui va avec. Guirlandes, Cadeaux, Nourritures gourmandes...

Et toi.

Toi qui ouvre tes cadeaux en déchirant le papier brillant comme un petit enfant que tu n'étais déjà presque plus.

La vie nous a volé tant de temps.

Cette image de toi, heureux, riant, me revient aujourd"hui.

Aujourd"hui, c'est Noël. Et tu es là-bas. Je pense à toi.

Tu manques à mes Noël.

Et comme il y a eu des Noëls tristes. Et comme il y eu des Noëls joyeux. Tu es un cadeau de ma vie. Avec du bleu, du gris et du noir. Tu es le Noel de mes jours. Comme une guirlande qui scintille, qui brille parfois plus que d'autres. Ainsi est la vie. Ainsi est notre histoire. Histoire que tu écris. Histoire que je ne peux écris sans toi. Sans lui non plus.

Comme ton père allume et décore à chaque instant l'arbre de ma vie, tu es le cadeau éternel qui m'a été déposé au pied du sapin magistral de mon existence. Alors oui, tu manques. Alors oui, tu me manques. Mais merci la Vie.

Dscn0019ani9 Merci Eric G.pour la photo.

Tarte amandine aux poires

Dscn6476Et oui, encore une tarte ! Que voulez-vous : J'aime particulièrement tout ce qui est "tarte" (je parle cuisine, bien entendu -lol-), que ce soit quiches, tartes salées ou sucrées. C'est pourquoi, je vous propose aujourd'hui, cette cette rubrique, la quatrième du genre.

Aujourd'hui, la poire remplacera l'habituelle pomme.

Garnissez votre moule avec de la pâte brisée. Préchauffez votre four Th. 7. Pendant ce temps, dans un saladier, mélangez environ 400 g de poudre d'amandes, 200 g de sucre en poudre, 3 oeufs, 20 cl de crème liquide. Vous obtiendrez une pate fluide à laquelle vous pourrez éventuellement ajouter un peu de rhum, d'alcool de poire ou de l'extrait d'amande amère. Versez cet appareil sur votre fond de pâte.

Dscn6488Prenez 5 à 6 poires que vous couperez chacune en 4 quartiers réguliers une fois évidées et épluchées. Déposez-les régulièrement et esthétiquement sur votre préparation. Saupoudrez de sucre roux en poudre et parcemez de noisettes de beurre demi-sel, ce qui aura pour effet de caraméliser le dessus de votre tarte et de la rendre, non seulement meilleure, mais plus belle à présenter.

Enfournez jusqu'à ce que votre dessert soit bien dorée, disons 35 mn environ.

Vous pourrez éventuellement, avant de la mettre au four, recouvrir votre tarte d'amandes effilées. Cela réhaussera le goût délicat de l'amande et donnera un contrast croustillant avec le moëlleux de son coeur.

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Photos : P'tit Bob

Au goûter, un thé, un café, un jus de fruit, une liqueur... je vous laisse le choix de la boisson qui accompagnera au mieux, selon vos goût ou vos envies, votre tarte aux poires. 

En dessert, à la fin d'un repas, vous la ferez tièdir, en couperez des parts que vous servirez directement dans les assiette avec une boule de glace à la vanille ou... à la poire.

Autre suggestion : la même tarte mais... sans les poires. Qu'est-ce qu'on abtient alors ? Gagné ! Une tarte aux amandes.

Bon appétit.

Ne dites jamais...

... du mal de vos ennemis,

car le feu de la haine ne s'éteint que par l'amour.

Le Dalaï Lama

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Ne croyez pas

Une des raisons qui me font, entre autres, aimer la philosophie bouddhiste est cette phrase de Bouddha.

Pas d'obligations, pas de vérités. A nous de trouver notre chemin. Juste quelques clés pour ouvrir la porte.

         "Ne croyez pas sur la foi des traditions.

         Ne croyez à rien sur la seule autorité de vos ainés ou de vos instructeurs.

         Mais ce que vous aurez vous-même expérimenté et reconnu pour vrai, cela acceptez-le."

Buddha_2_2 

Près d'un lac, elle s'était endormie

Image037La grande dame brune a quitté ses souliers, sur la pointe des pieds, elle a ouvert la lourde porte et puis s'en est allée, laissant derrière elle les notes de son piano qui inlassablement pleure encore son absence, comme dans un coin, un rocking-chair a cessé pour toujours de se balancer.

Seul un magestueux rapace noir au diamant bleu, déployant ses larges ailes nostalgiques, a pu l'accompagner sans regrêt et sans se retourner, sachant qu'à jamais, dans la mémoire de tous, il ne cesserait de voler de notes en mélodies.

C'était la jongleuse de mots, l'indompeuse de sentiments. C'était... c'est Barbara.

Etait-ce un beau jour, ou était-ce une nuit ? Il y a dix ans, près d'un lac, elle s'était endormie.

Getmediaservlet"Pour ne plus, jamais plus, vous parler de la pluie,

Plus jamais du ciel lourd, jamais des matins gris,

Je suis sortie des brumes et je me suis enfuie,

Sous des ciels plus légers, pays de paradis,

Oh que j'aurais voulu vous ramener ce soir,

Des mers en furie, des musiques barbares,

Des chants heureux, des rires qui résonnent bizarres,

Et vous feraient le bruit d'un heureux tintamarre,

Des coquillages blancs et des cailloux salés,

Qui roulent sous les vagues, mille fois ramenés,

Des rouges éclatants, des soleils éclatés,

Dont le feu brûlerait d'éternels étés.

Mais j'ai tout essayé

J'ai fait semblant de croire

Et je reviens de loin

Et mon soleil est noir,

Et j'ai tout essayé

Et vous pouvez me croire,

Je reviens fatiguée

Et j'ai le désespoir..."

Extrait de "Le soleil noir" de Barbara.

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