La charité menacée

147093Il y a quelque temps, à Ipanema, ma femme a aidé un touriste suisse, qui se disait victime de petits voleurs à la tire. Avec un accent prononcé, parlant très mal portugais, il affirmait qu'il était sans passeport, sans argent, qu'il n'avait plus où dormir.

Ma femme lui a payé un déjeuner, lui a donné la somme nécessaire pour qu'il puisse passer une nuit à l'hôtel le temps de contacter son ambassade, et il est parti. Quelques jours plus tard, un journal carioca annonçait que ce "touriste suisse" était en réalité un voyou créatif de plus, qui se donnait un accent imaginaire et abusait de la bonne foi des gens (...).

En lisant l'information, ma femme a fait un seul commentaire : "Ce n'est pas cela qui va m'empêcher d'aider qui que ce soit." 9782080690173_2

Son commentaire m'a rappelé l'histoire du sage qui, un après-midi, revint dans la cité d'Akbar. Les gens n'accordèrent pas grande importance à sa présence, et ses enseignements n'intéressaient pas vraiment la population. Au bout d'un certain temps, il devint l'objet des risées et de l'ironie des habitants de la cité.

Un jour, alors qu'il se promenait dans la grande rue d'Akbar, un groupe d'hommes et de femmes commencèrent à l'insulter. Plutôt que de faire semblant d'ignorer ce qui se passait, le sage se dirigea vers eux, et les bénit.

Un homme déclara : "Aurions-nous, en plus, affaire à un sourd ? Nous crions des horreurs, et monsieur nous répond par de belles paroles !

- Chacun ne peut offrir que ce qu'il a", répondit le sage.

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Extrait de "Comme le fleuve qui coule" de Paulo Coelho.

La bonne lecture

Il n'y a personne qui soit né sous une mauvaise étoile,

Il n'y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel.

Le Dalaï Lama.

Sl381707 Photo : P'tit Bob

Demain... toujours

Vis comme si tu devais mourir demain,

Apprends comme si tu devais vivre toujours.

Mahatma Gandhi

Gandhi1 J'aime la pensée et les mots de Gandhi. J'essaie le plus souvent possible de les appliquer à ma vie.

Vivre comme si je devais mourir demain, c'est aussi faire des choix sur l'essentiel, sur mes envies, sur mes sentiments, sur mes amours. Prendre le meilleur pour vivre sereinement, en paix avec moi-même.

Vivre des instants d'amour.

Vivre chaque instant l'amour.

Vivre simplement.

Simplement vivre.

Le temps me souffle trop loin, trop vite.

Et son souffle peut à chaque instant éteindre mon étincelle de vie. J'essaie de ne pas l'oublier.

J'apprends du mieux que je peux comme si justement je devais mourir demain.

Enfin je l'espère.

Qui peut savoir justement, si je serais vivant demain ? 

Et demain je remercierai le Ciel de m'offrir une journée supplémentaire.

Si Dieu le veut.

Larmes à mer

De ce désert que l'on croyait verdi,

Trop souvent elle offrait des bouquets,

Chardons ardents que l'on voyait fleuris,

Pour mieux cacher son coeur lacéré.

Larme De longues années elle a creusé son puits

Pour arroser son coeur et sa vie lassés,

Puis inévitablement la souce s'est tarie

Mais bien plus tôt qu'elle ne s'y attendait.

Alors, épuisée, assise sur la terre,

Elle a pensé, s'est penchée sur sa vie,

Et dans son coeur qu'elle croyait désert,

Elle vit qu'au loin un visage lui sourit.

Prenant alors les jambes à son coeur,

Pour, se sentant de nouveau forte et belle,

Rejoindre au plus tôt cette image du bonheur,

Elle courut au loin cueillir la fleur nouvelle.

Larme_2 Mais à chaque pas, chaque enjambée,

Dès qu'apparait tout près la nouvelle figure,

Loin à l'horizon elle la sent s'éloigner,

Et le sol aride à ses pieds se fissure.

Fatiguée, éreintée, elle se laisse tomber,

Les genoux écorchés sur son corps et sa vie,

Esseulée, sans espoir, elle se met à pleurer,

Tant et tant qu'elle en remplit son pluits.

En une aube brumeuse, ce dernier déborda,

Des journées, des semaines entières,

Les creuvasses remplies, le désert se noya,Larme_3 

Submergé de l'eau de ses prières.

Les scientifiques sur ce mystère se penchèrent,

Etonnés qu'à près de deux mille ans,

Un desert rempli d'une eau salée, amère,

Plus qu'une mer, devint un océan.

                       P'tit Bob

865048769

Toi qui vas lire ces mots, peut-être qu'ils te rappelleront que c'est pour toi que je les ai écrits. A un instant précis, un moment de ta vie.

Toi qui fait partie de ma vie et de mon temps qui passe.

Toi pour qui souvent j'écris encore des mots sans encre que je garde en moi par pudeur. Bien enfouis. Silencieux mais précieux.

Toi, qui est toujours près de moi malgré mes absences et bien plus loin que tes présences.

Toi, si tu t'es reconnue comme je l'espère, je ne te le dirais peut-être pas, mais comme les mots d'encre sortent plus aisément, sache, ma petite soeur de coeur, mon amie,  que...

... je t'aime.

___________________________________

A tout instant

Sans cesse, nous créons notre malheur du fait de notre ignorance et de notre manque de dicernement. Notre esprit est tiraillé entre ce que nous aimons et ce que nous rejetons. Nous agissons comme si nous pouvions refuser les circonstances qui se présentent à nous. Nous oublions que nous pouvons mourir à tout instant.

Le Dalaï Lama

Dscn4423 Photo : P'tit Bob

Content

L'homme content de son sort ne connait pas la ruine.

Lao-Tseu

Sl380981 Photo : P'tit Bob

Demande

L'homme de bien ne demande rien qu'à lui-même ;

l'homme de peu demande tout aux autres.

Confucius

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Photo : P'tit Bob

Qualités de l'esprit

L'amour et la compassion chassent la peur de vivre car lorsque ces deux qualités de l'esprit se développent en nous, la confiance intéreure surgit et la peur disparaît. C'est notre esprit qui crée le monde dans lequel nous vivons.Dalailama_bandeau520x223_2

Paroles du Dalaï Lama

 

Qui veut encore ce billet ?

(...) Un conférencier commença un séminaire en tenant un billet de 20 dollars et en demandant :

"Qui veut ce billet de 20 dollars ?"

Plusieurs mains se levèrent, mais le conférencier ajouta :

"Avant de le donner, je dois faire quelque chose."

Il l'écrasa rageusement, et il insista :

"Qui veut encore ce billet ?"

Les mains se levèrent de nouveau.

"Et si je fais cela ?"

Il chiffonna le bilet, le jeta contre le mur, le laissa tomber par terre, le piétina, puis il le montra une nouvelle fois - à présent très sale et tout abîmé. Il répéta sa question, et les mains se levèrent encore.

"N'oubliez jamais cette scène, commenta le conférencier. Peu importe ce que je fais avec cet argent, c'est toujours un billet de 20 dollars. Très souvent dans la vie nous sommes écrasés, foulés aux pieds, maltraités, insultés ; et pourtant, nous avons toujours la même valeur."

Sl380913_3 Photo : P'tit Bob

Texte extrait de :

"COMME UN FLEUVE QUI COULE"  de Paulo COELHO

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Vivre

Vivre tous simplement

pour que tous puissent simplement vivre.

Ghandi

Sl380599

Photo : P'tit Bob

La vision des choses

Nous ne voyons pas les choses comme elles sont,

Nous les voyons comme nous sommes.

Anaïs Nin

Sl380596

Photo : P'tit Bob

Quatre lettres pour une prière

Plusieurs juifs pieux priaient dans une synagogue quand ils entendirent une voix d'enfant qui disait :

"A, B, C, D."

Ils tentèrent de se concentrer sur les versets sacrés, mais la voix répétait :

"A, B, C, D."

Peu après, ils cessèrent de prier. Quand ils se retournèrent, ils virent un jeune garçon qui répétait encore :

"A, B, C, D."

Le rabbin s'approcha du gamin.

"Pourquoi fais-tu cela ? lui demanda-t-il.

" Parce que je ne connais pas les versets sacrés, répondit l'enfant. Alors, j'espère que si je récite l'alphabet, Dieu prendra les lettres pour former les mots qui conviennent.

" Merci pour cette leçon, dit le rabbin. Puissè-je confier à Dieu mes jours sur cette terre de la même manière que tu lui confies tes lettres."

Sourire_1Extrait de "Maktub" de Paulo Coelho

Photo : Wilfrid Offacker

Le blog de Wilfrid Offacker : http://wilfridhoffacker.blog.lemonde.fr/

Pourquoi

Dans la vie, il y a deux catégories d'individus :

Ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent "Pourquoi ?",

et ceux qui imaginent le monde tel qu'il devrait être et se disent "Pourquoi pas ? ".

1347663630_small_2 Georges Bernand Shaw

Sage

Une personne intelligente résout un problème.

Une personne sage l'évite.

Rose Photo : P'tit Bob

Albert Einstein

Dessein d'enfant

Sl380397_2ROUGE

Ce sera la maison

Aux fenêtres comme des papillons

JAUNE

Un arbre aux larges feuilles

Avec un trou pour l'écureuil

ORANGE

Chacune des fleurs

Gagnant l'arbre en hauteur

VERTE

La fumée de la cheminée

Image de chaleur pour la maison du bonheur

VIOLET

Le costume de l'aïeul

Qui attend sur le seuil

ROSE

Pour la grosse abeille

Sur sa fleur, qui sommeille

BLANC

Pour le ciel pas de couleur,

Peut-être un nuage tout-à-l'heure

BLEU

Pour les yeux des deux lunes,

Pourquoi n'en avoir qu'une ?

Sl380407      "Voilà, c'est fini.

      "J'ai dessiné la vie.

Dit l'enfant en frappant dans ses mains.

    "Je l'ai fait pour Papy,

     "Je lui donnerai demain.

Mais il reprend ses crayons

Et transforme une des lunes

En un soleil en rajoutant les rayons.

Puis la dernière touche :

Son prénom-signature,

Petite rature dans son monde nature.

Soudain il va à la fenêtre

Et regarde la vie au loin.

Déçu il revient

Et déchire son dessin.

              "Tant pis pour Papy,

               "Mais je n'ai pas de crayon GRIS !"

Sl380405

Photos et texte : P'tit Bob

Jardin secret

Même si l'entourage n'est pas très positif,

il faut construire sa propre pensée

comme un jardin secret que l'on veut ensoleillé.

Jean Gasteldi

087 Photo : P'tit Bob

Ne dites jamais...

... du mal de vos ennemis,

car le feu de la haine ne s'éteint que par l'amour.

Le Dalaï Lama

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Ne croyez pas

Une des raisons qui me font, entre autres, aimer la philosophie bouddhiste est cette phrase de Bouddha.

Pas d'obligations, pas de vérités. A nous de trouver notre chemin. Juste quelques clés pour ouvrir la porte.

         "Ne croyez pas sur la foi des traditions.

         Ne croyez à rien sur la seule autorité de vos ainés ou de vos instructeurs.

         Mais ce que vous aurez vous-même expérimenté et reconnu pour vrai, cela acceptez-le."

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Les assauts du vent

Seul l'arbre qui a subit les assauts du vent est vraiment vigoureux, car c'est dans la lutte que ses racines, mises à l'épreuve, se fortifient.

Senèque (écrivain et philosophe romain - 4 av. J-C)

128 Photo : P'tit Bob

Racine

"Existe-t-il quelque chose de plus important que la prière ?" demanda le disciple à son maître. Le maître lui indiqua un arbuste tout près de là et lui suggéra d'en couper une branche. L'autre obéit.

"L'arbre est-il toujours vivant ? interrogea le maître.

"Aussi vivant qu'avant, assura le disciple.

"Alors, retournez près de l'arbuste et coupez la racine.

"Mais si je fais cela, l'arbre va mourir.

"Les prières sont les branches de l'arbre, et sa racine s'appelle la foi, réplique le maître. La foi peut exister sans la prière, mais la prière ne peut exister sans la foi."

Dscn5024_2 Photo : P'tit Bob

Extrait de "Maktub" de Paulo Coelho

Donner... recevoir

Qui donne ne doit jamais se souvenir...

... Qui reçoit ne doit jamais oublier.

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(proverbe hébreu)

Libération

Nous sommes libérés de ce que nous acceptons,

mais nous sommes prisonniers de ce que nous refusons.

Swâmi Prâjnandad (Maître spirituel indien)

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Préoccupation

Se préoccuper de son sort après la mort est aussi absurde que de se préoccuper de son poing en ouvrant la main.

(Pensée bouddhiste)

Mains11

Epines

La rose n'a d'épines que pour celui qui veut la cueuillir.

(Proverbe chinois)

Premier pas

Gandhi_4 "La règle d'or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons toujours qu'une partie de la vérité, et sous des angles différents"

Cette phrase de Gandhi peut paraître banale et évidente, mais l'appliquons nous réellement dans la vie de chaque jour ? Si cela était le cas, il n'existerait aucun racisme avec tout ce que ce mot peut inclure.

Mais j'entends déjà certains lever leur bouclier de bonne conscience en répondant "Oui mais alors eux aussi !" et attendre.

Il y a un mot qui, sans doute est passé inaperçu : "mutuelle".

Puisqu'il faut un début à tout, la tolérance mutuelle doit donc commencer par toi, ami(e), qui que tu sois. N'attend pas de l'autre ce que tu n'es pas prêt à faire. Il faut un début à chaque pensée, à chaque action, chaque battement de coeur. Alors pourquoi ne pas faire le premier pas ? Pourquoi pas toi ? Pour mieux avancer dans notre monde.

Quand on tolère, on peut mieux comprendre. Et lorsqu'on comprend, on peut aimer.

Et ainsi se sentir mieux. Plus léger. Plus humain.

Et prêt à faire le deuxième pas. Avec un nouveau regard.

La même eau

"Ne discutez pas les doctrines et les religions, elles sont une.

Toutes les rivières vont à l'océan. La grande eau se fraie mille chemins le long des pentes.

Selons les races, les âges et les âmes, elle court en des lits différents mais c'est toujours la même eau."                                                                               

Dscn4419 Photo : P'tit Bob

Citation de Ramakrishna (Mystique hindouiste)

Responsables

"Chacun d'entre nous est responsable de l'humanité.

Il est temps pour nous de penser aux autres comme à de véritables frères et soeurs. Nous devons penser davantage à l'avenir de l'humanité et à son bien. Nous devons commencer à promouvoir cette idée de compréhension par les magazines et la télévision. Plutôt que de faire de la publicité dans le seul but de gagner de l'argent pour nous-mêmes, il nous faut utiliser ces médias pour quelque chose de significatif, quelque chose de sérieusement dirigé vers le bien humanitaire. Mon engagement dans la cause de la non-violence est motivée par une authentique croyance :

La croyance en la fraternité humaine."

Le Dalaï Lama

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Le chat et le soleil

Le chat ouvrit les yeux

Le soleil y entra

Le chat ferma les yeux

Le soleil y resta

Voilà pourquoi le soir

Quand le chat se réveille

J'aperçoit dans le noir

Deux morceaux de soleil.

             Maurice Carème08_09_2007_11c1

Photo : "Cat par Cath'"

          Pomme en anglais se dit "Apple".

          Comme ce chat.

          Ne cherchez pas, c'est sans appel.

          Comprend qui pourra.

Pouvoir

Le Maître dit :

"La parole est pouvoir. Les mots transforment le monde et l'homme.

Nous avons tous entendu dire : "Il ne faut pas parler des bonnes choses qui nous arrivent, car l'envie des autres détruirait notre joie."

Il n'en est rien. Les vainqueurs parlent avec fierté des miracles survenus dans leur existence. Si vous dégagez de l'énergie positive, elle attirera davantage d'énergie positive encore et elle réjouira ceux qui vous veulent vraiment du bien.

Quant aux envieux, aux vaincus, ils ne pourront vous causer du tort que si vous leur donnez ce pouvoir.

N'ayez pas peur. Parlez des bonnes choses de votre vie à qui veut les entendre. L'Ame du Monde a grand besoin de votre joie."

Dscn5243 Photo : P'tit Bob

Extrait de "Maktub" de Paulo Coelho.

No problem...

"Si un problème a une solution, il ne faut pas s'inquiéter.

Et si un problème n'a pas de solution, il est inutile de s'inquiéter."

Le Dalaï Lama

Marguerite_2 Photo : P'tit Bob

Eau douce

Au bord de la rivière Piedra se trouve un monastère entouré d'une végétation florissante - une véritable oasis au milieu des terres arides de cette région d'Espagne. C'est là que la petite rivière devient un cours d'eau torrentueux et se divise en de multiples cascades.

Le voyageur traverse la contrée, écoutant la musique de l'eau. Soudain, au pied d'une cascade, une grotte attire son attention. Il observe soigneuement la pierre polie par le temps et les belles formes que la nature a patiemment créées. Puis il découvre, inscrit sur une plaque, les vers de Rabindranath Tagore :

"Ce n'est pas le marteau qui a rendu ces pierres si parfaites, mais l'eau, avec sa douceur, sa danse et sa chanson.

Là où la dureté ne faite que détruire, la douceur parvient à sculpter."

Eau_et_pierre Photo : P'tit Bob

Extrait de "Maktub" de Paulo COELHO.

Colères

"Rester en colère,

c'est comme saisir un chardon ardent avec l'intention de le jeter sur quelqu'un ;

c'est vous qui vous brûlez."

Bouddah

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"Il n'existe aucune faute comparable à la colère.

Et pas de courage comparable à la patience."

Nagarjuna

Nos pensées

"Nous sommes ce que nous pensons.

Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées.

Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde."

Bouddha

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Vieil ermite

Un vieil ermite fut un jour invité à se rendre à la cour du plus puissant roi de son temps.

"J'envie un saint homme qui se contente de si peu, lui dit le roi.

"J'envie Votre Majesté qui se contente de moins que moi, rétorqua l'ermite.

"Comment pouvez-vous dire cela, alors que tout ce pays m'appartient ? s'exclama le roi, offencé.

" Précisément, répondit le vieil ermite. Moi, j'ai la musique des sphères, j'ai les rivières et les montagnes du monde entier, j'ai la lune et le soleil, parce que j'ai Dieu dans mon âme. Mais Votre Majesté n'a que ce royaume."

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Photo : P'tit Bob

Texte extrait de "Maktub" de Paulo Coelho

On s'dit plus rien

Dans nos yeux, la violence

La souffrance côtoie l'indifférence

Mal contre bien.

             On s'dit plus rien.

La folie des croyances

Prend sa haine à toutes les inconsciences.

Tendre la main...

Mais à quelle main ?

Un futur qui se blesse

Aux appels, aux cris, aux SOS,

Dans un monde qui joue

"Bonjour tristesse".

             On s'dit plus rien.

Les pantins immobiles

Qui font devenir la vie difficile

Te vendent le Bien

Mais jamais le tien.

Partager sans mentir

C'est le rêve de tout un avenir

Tendre la main...

C'est pourtant bien.

Mais comme pour toi

Comme pour moi

Le plus fort croit imposer sa loi

C'est une guerre qui n'en finit pas.

             Dis-moi pourquoi ?

             Parle-moi !

             Même si on ne s'écoute pas

             Faut changer tout ça.

            Oh ! Parle-moi !

             Même si on ne se voit pas

             Je n'attends que ça.

Nos regards indulgents,

Notre envie d'être si différents

Semblent si loin

             On s'dit plus rien.

Nos paroles inutiles

Dans cet univers tellement fragile,

Tendre la main...

Si tu veux bien.

Mais comme pour toi

Comme pour moi

Le moins fort ne baisse pas les bras,

C'est une guerre qui n'en finit pas.

             Dis-moi pourquoi ?

             Parle-moi !

             Même si on ne s'écoute pas,

             Faut changer tout ça.

             Oh ! Parle-moi !

             Même si on ne se voit pas,

             Je n'attends que ça.

On_se_dit_plus_rien

Chanson de M.Zeltov / S. Heiwell

Interpretée par SHEILA.

Edition New Chance

1992         

Hasard

"Le hasard,

c'est Dieu qui se promène incognito."

Albert Einstein

Est_ce_le_hasard_si_je_suis_venu_ic Photo : P'tit Bob

Ce n'est pas vous

Le Maître dit :

"Fermez les yeux. Il n'est même pas nécessaire de fermer les yeux, il vous suffit d'imaginer la scène suivante : Une bande d'oiseaux en vol. Bon, maintenant dites-moi, combien d'oiseaux voyez-vous : cinq ? onze ? dix-sept ?

"Quelque soit la réponse - et il est toujours difficile de donner le nombre exact -, une chose est évidente dans cette petite expérience. Vous pouvez imaginer une bande d'oiseaux, mais leur nombre échappe à votre contrôle. Pourtant, la scène était claire, définie, précise. Quelque part se trouve la réponse à cette question.

"Qui a déterminé le nombre d'oiseaux devant apparaître dans la scène imaginée ?

Ce n'est pas vous."

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Texte extrait de "MAKTUB"

de Paulo COELHO

Je l'ai vu

Il n'est pas où un enfant pleure

Où la haine a cloué le coeur

Des hommes épris de vengeance

Je ne l'ai pas vu dans nos guerres

Quelquefois pas dans nos prières

N'implorant qu'un peu de chance

Je ne l'ai pas vu souvent

Dans une main tendue cherchant

A se mettre en lumière

Dans le flou qu'on tolère

Mais je l'ai vu à où les hommes à genoux

Demandent pardon et avouent

Ne pas croire en sa présence

Et je l'ai vu loin des villes, des cathédrales

Là où l'amour détruit le mal

Dans le miracle d'une naissance

Et je l'ai vu dans le silence

Il n'est pas où des hommes sourds

N'entendent plus rien à l'amour

Là où les mots sont ceux qui blessent

Je ne l'ai pas vu dans les étoiles

Mais dans l'homme le plus banal

Au détour d'une prouesse

Je ne l'ai pas vu vraiment

Dans nos yeux perdus, attendant

Un peu de vérité

Ni dans la peur d'aimer

Mais je l'ai vu là où les hommes à genoux

Demandent pardon et avouent

Ne pas croire en sa présence

Et je l'ai vu dans un regard, dans un geste

Dans le courage qu'il nous reste

Après des vies de souffrance

Et je l'ai vu dans le silence

S'il est vrai que nos vies sont entre ses mains

Dès que je pense à lui, je sens d'instinct

Un peu de sa force au fond de moi

Je n'attends rien de lui que je n'ai déjà

Qu'importe qu'on le prie

Et qu'on y croit ou pas

Tant diront qu'il n'existe pas

Mais je l'ai vu ans nos villes, nos cathédrales

Là où les gens trouvent normal

D'effacer leur différence

Et je l'ai vu quand l'or de son souffle chaud

M'a montré un chemin plus beau

Comme une intime évidence

J'ai ressenti sa présence

Comme une intime évidence.

Je_l_ai_vu Photo : P'tit Bob

Texte : R. VOISINE

Champ de roses

Un vieux sage chinois se promenait dans la campagne enneigée quand il aperçut une femme en larmes.

"Pourquoi pleures-tu ? lui demanda-t-il.

"Parce que je me souviens du passé, de ma jeunesse, de la beauté que me renvoyait le miroir, des hommes que j'ai aimés. Dieu a eu la cruauté de me donner la mémoire. Il savait que je me rappellerais le printemps de ma vie et que je pleurerais."

Le sage contempla la campagne enneigée, le regard fixé sur un point déterminé. A un moment, la femme cessa de se lamenter :

"Que regardez-vous là-bas ? demanda-t-elle

"Un champ de roses, répondit le sage. Dieu a été généreux avec moi en me donnant la mémoire. Il savait qu'en hiver je pourrais toujours me rappeler le printemps, et sourire."

Rose_2 Photo : P'tit Bob

Texte extrait de "MAKTUB" de Paulo COELHO

Visite (3e partie)

Pour accéder aux récits précédents, cliquez sur :

Première partie :

http://ptitbob.neufblog.com/juste_comme_a/2007/01/la_nuit_avait_d.html

Deuxième partie :

http://ptitbob.neufblog.com/juste_comme_a/2007/02/visite_suite.html

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Oui, il devait exister autre chose. Mais de cela, petit enfant déjà, nous avions abordé le sujet, elle et moi. Avec des mots simples, elle me parlait du Petit Jésus. Mais pas un "Petit Jésus" vraiment religieux, plutôt un petit homme vivant "au Ciel", prétexte à me raconter les anges. Et des anges, comme elle semblait en connaître. Bien sûr,du haut de mes plus tendres années, ses histoires m'émerveillaient, elle y mettait tant de passion et d'amour qu'on eut dit qu'elle les avait cotoyés.

Ah, Mémée, je n'oublierais jamais ces instants de bonheur, où à l'heure du coucher, tu me disais : "Viens, mon Biquet, tu vas me dire ta prière, viens."  Tu t'installais sur mon lit, assise tout contre moi, et tu m'écoutais. Tu écoutais mes remerciements innocents à ce Petit Jésus que tu semblais connaître. Je lui demandais toujours de te protéger. Je te revois sourire tes yeux dans les miens avant de remonter sur moi draps et couvertures et de me donner ce baiser rituel d'amour qui promettait une belle nuit pleine d'étoiles. Jamais tu ne m'as dit qu'il fallait dire une prière de telle ou telle façon, non, tu laissais libre court à mes énoncés de bons sentiments.

Et le matin... Quand j'étais réveillé avant toi - tu te souviens - tu m'ouvrais ton lit et me disais : "Allez viens faire calin à Mémée". Et je plongeais dans tes bras, et tu m'embrassais comme toi seule le faisais à cet instant : un énorme bisou insistant suivi d'une petite serie de baisers courts comme un pivert touche de son bec l'écorce de l'arbre. Que de délicieux souvenirs tu me préparais déjà. Je devais avoir trois ans, quatre peut-être... Qu'importe. "Oh, mais tu as les pieds tout froids, Je vais te les réchauffer". Et tes pieds à toi embrassaient les miens dans une chaleur douce, parfois me chatouillaient et nous partions alors dans des fous-rires complices. Tu m'enlassais contre toi et, inévitablement, je me rendormais dans le cocon protecteur de tes bras.

La maison était une vieille ferme délaissée d'animaux, à l'orée d'un bois. (Certain doivent croire que j'invente tout cela, mais pourtant dis-leur toi que c'est la vérité). Il y avait ma chèvre blanche de l'autre côté du petit chemin. Il y avait la Denise aussi (Tu te souviens de la Denise et de sa cuisine tapissée de mouches ? C'est étrange, Mémée, mais à l'instant où j'écris je te sens près de moi, tu souris de mes évocations et je sens comme si ta main me carressait la joue...) Elle m'emmenait dans la forêt garder avec elle, son petit troupeau de chèvres. Elle m'aimait bien, la Denise. On s'arrêtait dans une petite clairière d'herbe fraîche, je préférais cet endroit à l'autre, un peu plus loin, où le blé coupé m'égratignait les mollets. Je goûtais de son fromage. Des fois, on faisait le "tour complet" et le sentier nous ramenait par devant la maison de "la sorcière". Te souviens-tu de cette petite dame toujours en noir devant la porte de sa maison de pierre qui ne disait jamais rien, un foulard sur la tête. Remarque, elle ne pouvait rien me dire tant, du haut de mes trois pommes, elle m'éffrayait. Ce n'est pas pour rien que je l'avait surnommée "la sorcière".

Que de bons souvenirs, Mémée. Combien de mercis te dois-je de tout cela. Tu vois, tu es partie mais tu es toujours avec moi. Jamais je n'en parle. Jamais. Je sais que tu croyais en moi pour plein de choses, tu étais fière de moi. Trop peut-être. Je n'ai pas été à la hauteur. J'ai été un imbécile.

Ce que tu m'as donné est toujours là, en moi. Le temps est passé. Putain de temps ! Ma vie a pris un tournant ! Tu es dans mes souvenirs et dans ma vie de tous les jours. Mais il y a un dossier qui est lourd, rangé dans le tiroir de mon coeur. Très lourd.

Pendant combien de temps, ne suis-je pas allé te voir ? Pendant combien de temps ai-je été ce petit mec trop con ? Trop con pour comprendre que tu me tendais tes bras comme lorsque j'étais enfant. Trop con pour comprendre que cette fois, c'est toi qui avais besoin de mes calins et d'histoires douces pour t'endormir. Trop con pour ne plus vouloir sentir ton parfum.

Trop con pour avoir eu peur ! Eu peur de t'imposer ma vie ! Ma vie, Mémée... Peur que que tu ne la comprennes pas, que tu me donnes des conseils que je ne voulais pas entendre. A cet âge que l'on dit bête et que j'avais alors, si j'avais pu savoir ce que j'ai compris plus tard... Trop tard ! 

Alors elle a pris ma place, cette saloperie ! Alors elle t'a emporté, cette putain de maladie ! Tu m'as réclamé, ô combien réclamé, Mémée, je le sais trop, oh oui, comme je le sais... J'étais trop con !!!

Alors oui, le remors a commencé à me manger. Alors oui, je suis allé te voir... avant la fin. Mais je n'aurais pas dû. Comment aurais-je pu un jour, t'imaginer là, dans ce lit blanc, dans cette chambre blanche, avec ton visage blanc et nu, toi si coquette. Tes yeux étaient clos, et tu ne m'as pas vu. Sais-tu que je suis venu ? Sais-tu que j'ai tourné la tête face à ce visage qui n'était plus le tien ? Sais-tu que je n'ai pas pu ? Pas pu t'embrasser ? Pas pu te dire que je t'aimais ? Pas pu retenir mes larmes ? Pas pu retenir cette bile amer qui broyait mon ventre ? Pas pu.... Pas pu... PAS PU !!!

Et puis, la rongeuse a gagné le combat. Tu as fait tes valises et le jour du départ, j'étais là dans cette gare aux vitreaux colorés où résonnaient les pas de ceux qui étaient venus pour agiter leurs mouchoirs dans un dernier adieux.

Je sais que tu ne m'en veux pas. Jamais tu ne m'en a voulu de quoi que ce soit. Jamais. C'est moi qui m'en veux.

Et si tu es revenue cet étrange soir, ce n'est pas pour rien. Fidèle à toi même, Mémée, tu t'es assise sur le bord du lit, comme avant, et tu m'as dit sans mots que les anges de mon enfance existent, que les histoires du soir souvent ne sont pas que des histoires.

Ta venue était message d'amour. Tu ne m'as pas prononcé "Je t'aime", tu m'en as enveloppé. Je l'ai respiré. Je le respire encore sur le chemin que tu m'as montré ce fameux soir, ma ligne de conduite. Le soir où tu m'es revenue...

Je t'aime, Mémée.

20060929coeur20nuage   

                            MALGRE TOUT

La porte s'est ouverte comme une erreur sur ma vie.

Le fer rouge et vif de l'instant brûle encore mon coeur,

Plaie béante ravivée par le souvenir jamais évanoui

Qui broie mes entrailles en l'instant où j'écris.

Mes pas m'ont guidé en cet endroit sournois,

Lieu sinistre et inoubliable que je ne peux décrire,

Mais qu'importe après tout car je venais pour toi

Piétinant de mon corps ma gorge de tout mon poids.

Je me suis avancé vers ce lit froid, blanc et maudit,

Fée de tant d'années d'enfance et magicienne d'un bonheur,

Princesse endormie pour un prince charmant une autre Vie,

Tu partais loin d'un conte écrit par une sorcière-maladie.

Arrêter tout et réécrire l'histoire juste entre toi et moi,

Un instant seulement pour que s'efface mon lot de rancoeurs,

Dessiner et graver mes mots d'excuses sur un parchemin en soi,

Pour crier, te prier de m'aimer - mais comment le faire sans voix ?

La porte s'est refermée, inéluctablement a claqué sur ma vie

Alors, un poignard en mon âme au seuil de la tienne, j'ai vomi ma douleur.

Au souvenir de l'ultime rendez-vous manqué que je m'étais promis,

J'imagine et j'espère, jusque dans mes prières, que malgré tout...

      ... Que malgré tout, comme quand j'étais petit,

      ... Que malgré tout, en me quittant ainsi,

      ... Que magré tout - oh oui -

      ... Que malgré tout tu m'aies souri.

Poême : P'tit Bob

 

Le Feu National

Dans quelques semaines, les bureaux de votes présidentiels vont ouvrir leurs portes, pour s'aérer tout d'abord, et ensuite pour nous laisser déposer dans leur boites fendues ce petit morceau de papier qui vaut bien plus cher qu'on ne le croit souvent.

Il y a des hommes qui parlent, des femmes aussi. Il va nous falloir en choisir un. Un, ou une, qui va nous représenter. REPRESENTER, un bien grand mot qu'il ne faut pas prendre à la légère. Ne vous en faites pas, je ne vais pas ici ni faire de discours, ni même vous donner quelques conseils politiques : de quel droit ?

Vous êtes suffisament conseillé par tous les médias allentours et c'est très bien. Chacun quel qu'il soit doit pouvoir s'exprimer, c'est le but premier de la démocratie. DEMOCRATIE, un bien grand mot qu'il ne faut pas prendre à la légère et qui est encore trop souvent le rêve de nombreux Hommes qui meurent de vouloir le prononcer. Et ce mot, cette richesse, ne peut être qu'avec son presque frère jumeau : le mot LIBERTE.

Il est justement un homme qui prône la liberté. C'est normal, il veut, comme les autres candidats, être élu. Pourtant je voudrais rappeler que, sous le rideau épais et opaque où il se drappe de mots que je ne qualifirais pas ici, cet homme a dernièrement dit sur une grande chaîne de télévision que s'il été élu il supprimerait radicalement le ministère de la culture car l'Etat, selon lui, ne peut avoir qu'un rôle de mécène. Il a ajouté qu'il accorderait des aides à des oeuvres qui sont vraiment de l'art.

Ce qui signifie en d'autres termes que sera considéré comme culture, uniquement ce que LUI jugera en être ou non. De là à brûler les livres qu'il jugera ne pas être à son goût, il n'y a qu'un pas.

Cet homme trouve aussi tout à fait normal qu'une association humanitaire distribue de la soupe au cochon aux SDF et aux plus démunis. Association HUMANITAIRE ? Vraiment ? Alors qu'une simple soupe de légumes et un morceau de pain reviendrait moins cher et profiterait à tous quelle que soit leur religion. Je ne dois pas avoir la même notion de l'humanitaire et du respect que certains !

Cet homme a aussi dit que le corps de la femme devrait être propriété de la Nation. Je vous laisse à vos réflexions, Mesdames...

Et pour rester dans un domaine féminin, cette personne considère que le chiffe de la démographie française est faux car toutes les naissances sont prises en compte alors qu'il ne faudrait comptabiliser que celles dont les parents sont de vrais français. (dernier discours sur son site officiel).

Et tous ces mots, ces paroles qu'il prononce ne sont pas dictées par son bouclier, son cheval de Troie dans lequel il avance, qu'est pour lui l'immigration profitant de la crainte due à l'ignorance de certains.

Vous en voulez encore ? C'est simple : il vous suffit de surfer sur le net et de tomber sur des sites de militants de ce parti -que je n'ai pas cité, vous avez remarqué.

Pour terminer, je vous livre un texte que j'avais écrit il y a quelques temps déjà.

Je tiens à préciser qu'à l'époque où je posais ces mots sur le papier, les incidents survenus dans les cités et banlieues françaises dont les médias se sont emparés n'avait pas encore eu lieu et que la flamme dont je parle n'est pas de celles qui ont fait s'embraser certains véhicules, mais celle de la représentation d'un parti politique auquel je faisais allusion ci-dessus et dont le discours est à